Bonjour,
Kirghyzistan, c'etait deja il y a un petit bout de temps. J'avais commence mon message lors de mes derniers jours a Bishkek. Il y a 2 jours, j'etais sur le point de le terminer (derniere phrase), lorsque j'ai tout perdu je ne sais trop comment... Alors, je recommence!
L'arrivee a Naryn en debut de soiree, apres le passage du col du Torugart entre la Chine et le Kirghyzistan ne nous a pas laisse voir grand chose de cette petite ville. On nous a depose au CBT (Community Based Tourism) pour nous trouver un hebergement pour la nuit. Point tres positif au Kirghyzistan. Il y a tres peu d'hotels, mais beaucoup de "Homestays Bed&Breakfast". Nous avons donc ete accueilli dans un appartement d'un immeuble de l'ere sovietique. C'est un peu la seule image que nous avons eu de сette ville, une ville sovietique des annees 80. Mais impatients de pedaler apres cette longue periode d'arret a Kaxgar, nous sommes partis des le lendemain matin sans prendre le temps de decouvrir plus cette petite ville. Avant de partir, nous avons eu droit a un excellent petit-dejeuner: the noir, semoule, pain frais avec beurre et confiture maison de framboise et de cassis. Mmm! Bienvenue au Kirghyzistan!
On nous avait informe de l'etat des routes: pour la majorite goudronnee mais en tres mauvais etat. On n'avait pas evalue les consequences avec nos velos et surtout nos remorques. Tres fatigant, tres lent. En plus, si vous observez le relief du pays, il n'est que montagneux! On n'a jamais pu faire plus de 65 kms dans la journee. Mais cette fatigue sur la route a ete largement compensee par les paysages. Magnifiques en tout temps. Depuis le debut de notre voyage, c'est le pays qui m'a le plus comble de part sa beaute. Choix numero un pour vos prochaines vacances! Un billet d'avion, et hop, le cout de la vie est tres peu eleve. Bien pour nous, mais pas pour les Kirghyzes. Le salaire mensuel moyen est de 300 US$ a Bishkek et de moitie ailleurs. Difficile avec ca de mettre de l'argent de cote pour partir en voyage. Pour en revenir aux B&B, un bureau CBT present dans les villes susceptibles de recevoir des touristes permet de penetrer dans la culture kirghyze, d'etre en contact direct avec les familles. Nous avons toujours ete satisfaits des accueils dans les B&B. Tous les besoins du voyage sont la: chambre confortable, douche chaude, petit-dejeuner, possibilite de lavage. Si on ne veut pas sortir au resto, la famille peut aussi nous preparer le souper, un excellent moyen de savourer la cuisine locale. Tout cela est aussi un excellent moyen d'aide et de developpement pour eux, a travers les visites touristiques notamment (promenade a cheval, nuit en yourte). Ecotourisme a 100%. Cela devrait s'appliquer ailleurs.
Nous avons mis un peu plus de 2 jours pour arriver a Kochkor. Cela incluait le passage du col de Dolon a 3030m sur un bout de route non pavee, une difficulte courte mais majeure. Avec un leger effet d'altitude, je m'arretais souvent. Rupert a monte mon velo pour les derniers 500m. La remorque fait une enorme difference. Cela a confirme le fait qu'on ne ferait pas la route du Pamir au Tadjikistan, celle par laquelle beaucoup de cyclotouristes passent. Et meme aucune route au Tadjikistan vu que ce n'est qu'un pays de montagnes et de routes non pavees, en bon ou mauvais etat. On a aussi enormement apprecie nos 3 nuits de camping. Les dernieres remontaient a celles dans le desert chinois, a la chaleur et aux moustiques. Ici, rien a voir - la fraicheur, les montagnes, une riviere pour nous fournir de l'eau, l'herbe verte. J'ai adore. On a passe plusieurs petits villages ou les tablettes d'epicerie etaient plutot vides. Il y avait par contre toujours de la vodka disponible. On a aussi vu beaucoup de nomades (ou semi-nomades car ils ne restent pas la l'hiver), leurs yourtes, et leurs troupeaux de chevaux. C'est ainsi pour une partie du pays. Nous sommes arrives dans la petite ville de Kochkor, 2e petite ville apres Naryn depuis notre entree au pays. La rue principale, le marche, on a trouve cela bien vivant, mais seulement sur une courte periode de la journee, le matin. Le soir, des la tombee de la nuit, il n'y plus personne dehors. On a aussi trouve tout ce qu'on voulait a l'epicerie, aussi petite soit elle. Ce sont des produits dont on est bien habitue: pates, sauce tomate, beurre, fromage, boites de conserve de mais et de thon, et surtout c'est aussi le retour du chocolat!!! Nous avons ete accueilli dans un autre B&B. C'etait un vendredi soir et la femme n'etait pas sure de vouloir nous accueillir. En fait, c'etait a nous de prendre la decision. Elle recevait un grand nombre d'invites le soir pour le rompt du jeune durant le Ramadan. Elle nous a parle d'un party. On lui a demande jusqu'a quelle heure et lorsqu'elle nous a repondu 22h, on a accepte sans hesitation. Elle a passe l'apres-midi a preparer les tables et le repas. Tout etait magnifique. A notre grande surprise, lorsque nous sommes rentres du restaurant a 20h30, c'etait tres silencieux dans la maison. Il y avait une quinzaine d'hommes et de meme pour les femmes. Notre hote, habillee "normalement" pendant la journee, avait mis une jupe longue et avait recouvert sa tete d'un foulard. Les femmes mangeaient dans la salle a manger sur une tres longue table et les hommes dans une autre piece sur des tapis et coussins par terre. Tout le monde discutait mais tres calmement. Le "party" ne nous a absolument pas derange. Des l'entree au pays, on avait trouve que les Kirghyzes etaient des gens pauses, calmes, peut-etre meme un peu reserves, mais en meme temps chaleureux. Lors de nos 2 premiers jours, les gens nous disaient spontanement bonjour, specialement les enfants qui nous criaient "hello", nous sifflaient au loin, ou nous arretaient sur la route juste pour nous serrer la main.
Ce fut donc 2 jours de velo tres agreables, mais trop courts puisqu'on devait faire un aller-retour a Bishkek pour faire notre demande de visa ouzbeke qui met 10 jours ouvrables a etre a traitee. On a laisse nos velos au B&B de Kochkor. Le systeme d'autobus est tres faiblement developpe ici. Ce qui fonctionne, ce sont les mini-bus "marshrutka" et les taxis partages. On a donc partage un taxi avec 5 autres passagers pour aller a Bishkek. Quand on nous a depose pas tres loin du centre-ville, vers l'hostel, je n'ai pas cru que nous etions arrives a la capitale. Une grande avenue d'arbres et de petites maisons me faisait penser que nous etions encore dans une petite ville en peripherie de la capitale. Mais non! Pas de grand centre commercial, pas de vendeur de voitures, pas de carrefour industriel avant d'arriver en ville. Habituee a "parler kirghyze", "salam", "rakmat", j'ai ete surprise de constater qu'a Bishkek, on parle russe. Les Kirghyzes Kirghyzes apprennent le russe a l'ecole et le parlent, mais les Kirghyzes Russes parlent le russe et c'est tout. C'est seulement lors de l'adoption de la recente nouvelle constitution que le Kirghyze (langue ressemblant au turc) est devenu la 1ere langue officielle au pays. Alors que j'avais vu surtout des Kirghyzes de type Mongol-Chinoi-Turc, souvent musulmans, a Bishkek, il y a beaucoup de Kirghyzes de type Russe. Quel contraste: peau blanche, yeux bleus, femmes fausses blondes (cheveux decolores), vetements plus serres, femmes grandes et minces. Depuis 1989, plus de 200 000 Kirghyzes Russes ont quitte le pays dont 90 000 seulement en 1993. Ils representent actuellement 10% de la population. Ils habitent principalement a Bishkek, aussi a Karakol, dans quelques villages entierement russes autour de Issyk Kul, et plus generalement dans le nord du pays. Ils sont chretiens orthodoxes. J'ai visite les eglises de Bishkek et Karakol. La fete de l'independance le 31 aout a Bishkek etait plutot tranquille. J'ai trouve les Kirghyzes plutot nonchalants, sans grand elan de nationalisme. On n'a pas assiste a d'evenements particuliers, il y avait par contre de nombreux jeux et animations pour les enfants. Cela ressemblait a un simple jour de conge. On dirait que les Kirghyzes, en tout cas a Bishkek, eprouvent une certaine nostalgie de la periode russe. Leur ville n'a pas l'air d'avoir change depuis que les Russes sont partis. Je crois qu'ils n'etaient pas prets a etre independants, et n'ont pas vraiment gagne quelque chose a cela. Meme 20 ans plus tard, ils cherchent encore leur voie. Ils sont d'abord a la recherche d'une identite kirghyze. Le pays semble etre en stagnation...
On a passe 2 jours a Bishkek et on est retourne a Kochkor reprendre nos velos. En attendant nos visas ouzbekes, on ne pouvait pas vraiment s'eloigner de Bishkek et donc pas partir au sud en direction de l'Ouzbekistan. On a decide d'aller vers le lac Issyk Kul. On a donc passe 3 autres nuits de camping au bord du lac, dont 2 sur la plage avec baignade incluse. Quoi demander de plus? La route du cote sud du lac longe la cote. Il y a de nombreuses plages tranquilles non amenagees. Les paysages sont encore la magnifiques puisque nous longeons en meme temps la chaine de montagnes Tian Shan, de ce cote tres verte. Arrives a Karakol, a l'extremite est du lac, nous avions le choix de continuer de faire le tour par le nord, mais tres rapidement pour arriver a temps a Bishkek pour recuperer nos visas, ou prendre le temps de faire de la randonnee autour de Karakol et d'aller ensuite en autobus a Bishkek. Nous avons opte pour la 2e option. La route du nord ne passe pas aussi proche du lac qu'au sud donc il n'y a pas vraiment de plage a part autour du "resort kazak" de Colpon Ata. Depuis Karakol, nous sommes alles dans le hameau d'Altyn Arashan connu pour ses sources d'eau chaude. C'est une randonnee de 14 kms pour s'y rendre, nous y sommes montes en jeep... Une vieille jeep russe capable de grimper des petits sentiers. Monter tout ca a pied avec Oceanne dans le dos aurait ete tres laborieux. Arriver au milieu de ces montagnes etait magnifique. Malheureusement, l'automne est arrive pendant que nous etions la. Les nuages, puis la pluie sont arrives dans l'apres-midi. On a ete se baigner dans une source d'eau chaude "tortue" couverte d'un toit de ciment. Quoi de mieux qu'etre dans l'eau chaude en regardant la pluie tomber et entendre l'eau de la riviere d'a cote couler? Oceanne a plus pirs cela comme une petite pateaugeoire. L'effet relaxant d'une source d'eau chaude n'a pas ete tres present!!! Nous avons ensuite soupe au gite ou nous passions la nuit. Il est tenu par Valentine, de parents ukrainiens, deportes a Karakol par Staline. Valentine le remercie d'etre ne ici!... Le lendemain, nous avons tente une petite randonnee. Mais le temps ne faisait pas place a l'amelioration alors nous sommes redescendus, a pied cette fois, pour retourner a Karakol. L'automne est arrive plus bas aussi. Journees ensoleillees mais soirees tres fraiches. On a passe notre derniere journee a la plage a cote de Karakol. Oceanne a eu une pleine demi-journee pour jouer dans l'eau et dans le sable, quelque chose de nouveau pour elle qu'elle a pleinement apprecie - surtout nager. Comme je l'ai dit precedemment, le systeme d'autobus n'est pas tellement developpe. Mais pour Karakol-Bishkek, il existe une ligne qui nous permettait de tout mettre facilement dans les souttes. Il a par contre mis 8h pour faire 400 kms! Il s'arretait partout ou les taxis partages et les mini-bus ne s'arretaient pas. A Bishkek, il deposait presque les gens a domicile!
Des le lendemain de notre arrivee a Bishkek, nous nous sommes mis a l'oeuvre - extension de visa pour Oceanne et moi et achat de billet d'avion pour Rupert. Vu qu'on allait attendre Rupert 4 jours a Bishkek, il fallait qu'on ait le droit de rester plus longtemps que prevu au Kirghyzistan. Et oui, allez hop, une petite escapade pour Londres-Angleterre pour Rupert. Une chance que l'erreur soit humaine! Il est parti pour avoir un nouveau passeport. A Montreal, avant notre depart, il pensait qu'il aurait assez de pages pour tous les visas. En Angleterre, il a oublie. Puis au consulat a Istanbul et a l'ambassade a Beijing, il n'a pas voulu croire la reponse. Il n'y a que certains bureaux qui peuvent faire des passeports, les nouveaux avec une puce a l'interieur. A Beijing, le plus proche etait a Hong-Kong et maintenant, le plus proche est a Moscou. Il faut donc envoyer son passeport au dit bureau et attendre 5 semaines. 5 semaines sans passeport dit 5 semaines sans voyager. A Londres, le passeport est fait en 24 heures! Rupert allait utiliser sa derniere page de passeport pour le visa ouzbeke. Il lui fallait des pages pour le visa du Turkmenistan, de l'Iran, et de l'Armenie. Plusieurs fois il a decolle des visas pour les deplacer sur des pages deja tamponnees. Mais la, ce n'etait plus possible. L'autre alternative etait de prendre un avion direct pour la Turquie... 3 billets d'avion revenaient plus cher sans compter les histoires de velo et d'excedent de poids des bagages qu'on a connu pour Beijing. Et on voulait vraiment traverser ces pays. Ou alors un avion direct pour la maison... Ah ca non! Donc le jour suivant, nous sommes tous alles chercher nos visas ouzbekes valide a partir du 20 septembre. On a celebre cela dans une brasserie allemande accueillant les monsieurs cravates de Bishkek et situee dans un quartier residentiel de classe moyenne, ou peut-etre moins. Ambiance particuliere, mais la biere etait bonne! Rupert est ensuite parti pendant la nuit et j'ai passe 4 jours avec Oceanne a profiter de la ville et de ses nombreux parcs, a petite dose seulement car Oceanne a ete en partie malade. 2e fois du voyage seulement, ce n'est pas trop mal! Du fait de tous ces arbres, de tous ces parcs dans la ville, tous les edifices de l'ere sovietique sont entierement camoufles. En tout cas en ete, cela donne une atmosphere tres agreable a la ville. Le contact d'Oceanne avec les enfants kirghyzes a ete tres different de celui avec les enfants chinois. Elle s'approchait d'eux et eux s'ecartaient d'elle. Ils etaient indifferents a sa presence. Nous avons un tour au marche de Bichkek, immense. En plus du batiment en tant que tel, il y a un dedale de petites ruelles creees par tous les marchands autour. Les ruelles sont couvertes de baches, donc meme sous la pluie, tout reste au sec. J'ai trouve ce bazar tranquille, calme, meme si la foule etait presente, representatif du caractere kirghyze peut-etre. On a aussi visite l'eglise orthodoxe. On m'a demande de couvrir mes cheveux d'un foulard. Ce n'est donc pas que dans les mosquees que cela est necessaire. Par contre ici, ce sont presque uniquement les femmes qui viennent prier. Les mosquees sont de plus en plus nombeuses au Kirghyzistan, toutes coiffees d'un dome argente, et toutes assez nouvelles. Comme peuple a la recherche d'une identite, les Kirgyzes deviennent musulmans comme leurs voisins d'Asie Centrale.
Aussitot Rupert revenu de Londres avec son nouveau passeport, aussitot nous avons quitte Bishkek pour aller rejoindre l'Ouzbekistan. Les visas, de 30 jours, ont des dates de validite. Nous avions perdu 10 jours de visa kirghyze en restant plus longtemps en Chine. Nous ne voulions pas faire la meme chose pour l'Ouzbekistan. D'autant plus que tout comme Bishkek, nous devions aller a Toshkent pour nos visas du Turkmensitan et de l'Iran. Et puis, les pancartes de la campagne presidentielle pour les elections du 10 octobre sortaient de plus en plus. Il n'etait plus temps pour nous de rester par la. Depuis les evenements de Osh en mai dernier, les frontieres entre le Kirghyzistan et l'Ouzbekistan sont fermees. Je crois que les pays attendent un retour a la stabilite. Il reste tout de meme 2 points de circulation pour les touristes. Toshkent, mais depuis le Kirghyzistan, il faut transiter par le Kazakstan, et Osh. Bishkek-Osh revient a traverser le pays entier du nord au sud a travers les montagnes. Impossible pour nous de le faire en velo avec le temps qu'il nous restait, nous avons pris un taxi partage, entre nous seulement puisqu'avec velos et compagnie, nous ne pouvions pas partager le taxi. Ami ou connaissance de notre hote a Bishkek, le chauffeur de taxi a pris le temps de passer chez un ami pour installer un rack sur son toit pour transporter notre materiel, passer chez lui pour rajouter confitures et autre dans son coffre, passer a l'epicerie, et finalement a la station-service. Nous ne sommes pas partis avant 15h. 10 de route plus les pauses, nous sommes arrives a 2h du matin a Osh. La route entre Bishkek et Osh est en excellente condition (la seule du pays), car elle se veut etre le lien de rapprochement entre les 2 regions. C'est une route magnifique dans les montagnes, en terres nomades. On y trouve yourtes, chevaux, kumys a vendre au bord de la route. Lait de jument fermente, il s'agit de la boisson nationale dont nous n'avons pas eu l'occasion de gouter. On ne nous en a pas offert et les temoignages d'autres touristes ne nous ont pas encourages a gouter. Les Kirghyzes roulent generalement tres vite. Notre chauffeur n'a pas hesite a faire des pointes a 140 km/h et a faire la course avec d'autres automobilistes pour se garder eveille. Rupert et moi n'avons pas vraiment ferme l'oeil. Nous avions hate d'arriver... 2h du matin. Point de controle a l'entree de la ville. Rupert se faire demander 50 Soms par la police pour ce qu'on transporte sur le toit. On s'apercevra aussi plus tard que 50 US$ ont disparu du portefeuille de Rupert et que mon petit enregistreur a disparu dans la voiture. J'avais enregistre pendant le voyage de la musique de la radio. Dommage pour votre cadeau Alice et Julien... Tout ca perdu ou alors est ce le chauffeur de taxi?... Puis une grande avenue de maisons brulees. Meme la nuit, cela fait mal au coeur. On avait telephone a notre hote plus tot en soiree. Il nous attendait. C'est une auberge de jeunesse dans un appartement d'un bloc de l'ere sovietique. "Osh Guesthouse" fortement recommandee. Le proprietaire de l'appartement est Kirghyze-Kirghyze et celui qui gere l'hostel est Kirghyze-Ouzbeke, de souche, avant Staline, avant 1950. A 2h du matin, ils nous ont aides a tout monter dans l'appartement. Vraiment serviables. On a apprecie a cette heure la. On a passe notre derniere journee au Kirghyzistan a Osh et on l'a vraiment appreciee.
Osh, les Kirghyzes, les Ouzbekes, les Tadjiks, les Turkmenes seront le sujet d'un autre message. La complexite des peuples d'Asie Centrale me fait beaucoup penser a celle decouverte dans les Balkans pour les pays de l'ex-Yougoslavie. Des pays riches en histoire.
Nous partons demain de Buxoro ou nous venons de passer 2 jours pour quitter l'Ouzbekistan. Notre traversee en 5 jours du Turkmenistan ne laissera probablement pas la place a internet. Et puis en Iran, je n'ecrirai peut-etre pas de courriels trop detailles.
Je m'excuse aupres de tous сeux qui m'ecrivent des courriels et a qui je ne reponds pas. J'adore vos messages. Les recentes demandes de visas et les voyages en transport public ont pris tout mon temps et mon energie. Vous pouvez quand meme continuer de m'ecrire et je repondrai quand je peux :)
Dorothee
Afficher Our route sur une carte plus grande
Sunday, 17 October 2010
Friday, 15 October 2010
We're going to IRAN, yes!
Hi there,
Very quick note to let you all know that we are on our way to Iran. Refused twice and now after 18 months since our first attempt we finally got our visa. We are extremly happy to be given the chance to finish our trip overland! Words cannot explain how important this is to us. Dorothee was infact refused this time but upon appeal from our agents to the foreign ministry in Teheran who deal with all requests, she was finally accepted. Why she and not myself and Oceanne is anyone's guess! We are only allowed a 5-day transit visa for Turkmenistan which we will try our best to traverse in the time available before entering Iran at Sarakhs. I am writing this from Bukhara about a day's riding from the Turkmenistan border. We had to take the train between Samarkand and Bukhara as we had no time remaining on our Uzbek visa after all this visa hunting in Tashkent. Because l'm a slight addict of feeling and seeing the road myself in an only independent fashion, l took the time last week to ride the 280 km's on a fine friday under full blue skies. A special feeling to connect these two ancient cities from morning to evening only by pedal power. While we are crossing Iran, l don't imagine much e-mail contact will be a good idea. Anything said could be construed as incorrect so we will wait till Armenia. We have only heard great things about Iran from other cyclists who have traversed the country. For sure it can be a shock for us Westerners who are so used to our freedom to see all women covered and all over-exhuberant behaviour banned for example but to go there is to accept all that. From what we have heard, the people are so kind, sometimes too much so if you are trying to get somewhere but we are so eager to experience this. Anyway, no more visits to embassies thank goodness! Iran was fine but for Turkmenistan we were treated like bears behind a cage. Just to get a 5-day transit visa for a ridiculous amount of cash. At least we don't have to take a plane though!
All our thoughts, Rupert.
Very quick note to let you all know that we are on our way to Iran. Refused twice and now after 18 months since our first attempt we finally got our visa. We are extremly happy to be given the chance to finish our trip overland! Words cannot explain how important this is to us. Dorothee was infact refused this time but upon appeal from our agents to the foreign ministry in Teheran who deal with all requests, she was finally accepted. Why she and not myself and Oceanne is anyone's guess! We are only allowed a 5-day transit visa for Turkmenistan which we will try our best to traverse in the time available before entering Iran at Sarakhs. I am writing this from Bukhara about a day's riding from the Turkmenistan border. We had to take the train between Samarkand and Bukhara as we had no time remaining on our Uzbek visa after all this visa hunting in Tashkent. Because l'm a slight addict of feeling and seeing the road myself in an only independent fashion, l took the time last week to ride the 280 km's on a fine friday under full blue skies. A special feeling to connect these two ancient cities from morning to evening only by pedal power. While we are crossing Iran, l don't imagine much e-mail contact will be a good idea. Anything said could be construed as incorrect so we will wait till Armenia. We have only heard great things about Iran from other cyclists who have traversed the country. For sure it can be a shock for us Westerners who are so used to our freedom to see all women covered and all over-exhuberant behaviour banned for example but to go there is to accept all that. From what we have heard, the people are so kind, sometimes too much so if you are trying to get somewhere but we are so eager to experience this. Anyway, no more visits to embassies thank goodness! Iran was fine but for Turkmenistan we were treated like bears behind a cage. Just to get a 5-day transit visa for a ridiculous amount of cash. At least we don't have to take a plane though!
All our thoughts, Rupert.
Thursday, 14 October 2010
Nous, on va en Iran!
Bonjour!
On a le visa pour l'Iran douda douda, on a le visa pour l'Iran douda douda dey hey!
Tout est dit! :) Nous sommes vraiment heureux. Apres un an et demi et 3 essais, nous pourrons visiter l'Iran a partir du 23 octobre pour 30 jours.
Notre 1ere demande a ete faite en mai 2009 aupres de l'ambassade d'Iran a Ottawa, au moment des elections presidentielles en Iran. Notre 2e demande a ete faite en avril 2010 aupres du consulat d'Iran a Istanbul. Pour notre 3e demande, nous sommes passes par une agence STANtours, qui nous permet d'obtenir un numero de reference apres que l'autorisation ait ete demandee aupres du ministere des affaires etrangeres a Teheran. Nous avons recu ce numero lundi apres-midi. Mardi matin, nous nous sommes presentes a l'ambassade d'Iran a Tashkent (Ouzbekistan) pour demander notre visa. On nous repond que malgre ce numero, je suis la seule des 3 a etre refusee!!! Coup au coeur! On nous dit que cela doit etre une erreur. L'ambassade telephone a Teheran. Effectivement, cela semble etre une erreur. Par la suite, STANtours me repond qu'effectivement j'avais ete refusee et que leur agent a Teheran a fait appel aupres du ministere des affaires etrangeres et que j'ai finalement ete acceptee! Mercredi matin, nous retournons a l'ambassade et obtenons notre visa directement! Pourquoi refusee? Aucune idee!!! Apparemment, ce n'est pas la nationalite. Quand j'ai dit que j'avais un passeport canadien, mais que j'etais aussi francaise ("regardez, je suis nee en France"), on m'a dit que ma citoyennete n'etait pas un probleme. Les ambassades ne savent jamais pour quelles raisons le ministere des affaires etrangeres refusent certaines personnes. Pour mes 2 premieres demandes, j'avais mentionne que je travaillais pour le Gouvernement du Canada, cette fois, je me suis declaree femme au foyer!!! Et oui, pour l'Ouzbekistan, c'est deja ce que notre agence m'avait conseille de dire. Travailler pour le gouvernement n'est jamais tres avantageux... L'Iran a-t-il garde cela en memoire pour ma 3e demande? Aucune idee!
Nous avions laisse nos velos a Samarkand pour faire un aller-retour en autobus a Tashkent. Nous avons aussi obtenu notre visa de transit pour le Turkmenistan. Nous avons 5 jours pour traverser le pays. Notre visa ouzbeke se termine le 19, vite, vite, ca approche. Nous prenons donc le train demain pour Buxoro avec nos velos. Nous visiterons la ville samedi et dimanche et nous avons ensuite 2 jours pour passer la frontiere. Nous serons du 19 au 23 octobre au Turkmenistan. Ligne droite a travers le desert de Turkmenabad a Sarakhs en passant par Mary, pour aller ensuite vers Mashad en Iran. Voila pour les details de route! Le Kirghyzistan et l'Ouzbekistan sont des pays dont nous n'avons pas pu malheureusement traverser entierement en velo pour des histoires de visa... C'est desormais fini! Plus de visa, plus d'ambassade! Turkmenistan, Iran, Armenie, Georgie, Turquie nous ouvrent leurs portes!
A bientot. Je pense a vous tous. Les uns apres les autres vous defilez dans ma tete.
Dorothee
On a le visa pour l'Iran douda douda, on a le visa pour l'Iran douda douda dey hey!
Tout est dit! :) Nous sommes vraiment heureux. Apres un an et demi et 3 essais, nous pourrons visiter l'Iran a partir du 23 octobre pour 30 jours.
Notre 1ere demande a ete faite en mai 2009 aupres de l'ambassade d'Iran a Ottawa, au moment des elections presidentielles en Iran. Notre 2e demande a ete faite en avril 2010 aupres du consulat d'Iran a Istanbul. Pour notre 3e demande, nous sommes passes par une agence STANtours, qui nous permet d'obtenir un numero de reference apres que l'autorisation ait ete demandee aupres du ministere des affaires etrangeres a Teheran. Nous avons recu ce numero lundi apres-midi. Mardi matin, nous nous sommes presentes a l'ambassade d'Iran a Tashkent (Ouzbekistan) pour demander notre visa. On nous repond que malgre ce numero, je suis la seule des 3 a etre refusee!!! Coup au coeur! On nous dit que cela doit etre une erreur. L'ambassade telephone a Teheran. Effectivement, cela semble etre une erreur. Par la suite, STANtours me repond qu'effectivement j'avais ete refusee et que leur agent a Teheran a fait appel aupres du ministere des affaires etrangeres et que j'ai finalement ete acceptee! Mercredi matin, nous retournons a l'ambassade et obtenons notre visa directement! Pourquoi refusee? Aucune idee!!! Apparemment, ce n'est pas la nationalite. Quand j'ai dit que j'avais un passeport canadien, mais que j'etais aussi francaise ("regardez, je suis nee en France"), on m'a dit que ma citoyennete n'etait pas un probleme. Les ambassades ne savent jamais pour quelles raisons le ministere des affaires etrangeres refusent certaines personnes. Pour mes 2 premieres demandes, j'avais mentionne que je travaillais pour le Gouvernement du Canada, cette fois, je me suis declaree femme au foyer!!! Et oui, pour l'Ouzbekistan, c'est deja ce que notre agence m'avait conseille de dire. Travailler pour le gouvernement n'est jamais tres avantageux... L'Iran a-t-il garde cela en memoire pour ma 3e demande? Aucune idee!
Nous avions laisse nos velos a Samarkand pour faire un aller-retour en autobus a Tashkent. Nous avons aussi obtenu notre visa de transit pour le Turkmenistan. Nous avons 5 jours pour traverser le pays. Notre visa ouzbeke se termine le 19, vite, vite, ca approche. Nous prenons donc le train demain pour Buxoro avec nos velos. Nous visiterons la ville samedi et dimanche et nous avons ensuite 2 jours pour passer la frontiere. Nous serons du 19 au 23 octobre au Turkmenistan. Ligne droite a travers le desert de Turkmenabad a Sarakhs en passant par Mary, pour aller ensuite vers Mashad en Iran. Voila pour les details de route! Le Kirghyzistan et l'Ouzbekistan sont des pays dont nous n'avons pas pu malheureusement traverser entierement en velo pour des histoires de visa... C'est desormais fini! Plus de visa, plus d'ambassade! Turkmenistan, Iran, Armenie, Georgie, Turquie nous ouvrent leurs portes!
A bientot. Je pense a vous tous. Les uns apres les autres vous defilez dans ma tete.
Dorothee
Wednesday, 29 September 2010
Notes from the Stan's
I should really write these endless essay's more often but such is life when time never presents itself.
What a bureaucratic month! We are now in Tajikistan after almost 12,000 kilometres ridden and 31 flats. However, we have passed three potentially difficult borders and are still functioning altogether relatively correctly both mentally and physically. Oceanne is slightly sick with a cold which she caught from myself after a rapid visit back to my homeland, more of that later but nothing altogether serious.
The last time l wrote we were still in China. That did not last long as the previously talked about jeep which we were sharing with two middle-aged Americans to share costs duly arrived on the Wednesday morning. We had to tie the majority of our baggage onto the roof including the baggage trailer, both bikes and the majority of the baggage. It's a right pain transporting our lives on vehicles but l think l've already said that before. Compromises have to be made sometimes! This was infact a REAL pain this time as the baggage had to be attached and re-attached not just once, as could be reasonably expected but THREE times! Once, obviously at the beginning and at the end of this mammoth 10 hour journey which as the crow flies did not cover a huge distance but in any case covered an important political one. Twice, to check every single piece of baggage through Chinese customs. This, you do realise is to exit the country, and thirdly to change cars at the official border line as private cars or bikes for that matter are not allowed to pass! We were now in Kyrgyzstan after a little under four months in China and now officially in Central Asia. A region that may not be huge in size but very interesting in it's diversity. Not just in it's peoples but also in it's attitudes to Islam and of course the landscape. Uzbek's for example, especially in the Farg'ona valley in the eastern part of the country are particulary religious but seem to be so open in their daily lives. Not something that always goes together with intensively holy people's. Not in my experience in any case. Personally, the Farg'ona valley is a paradise on earth and all should visit it before you drop off. Do not just fly in, have a look at Samarqand and Buxoro, think you've seen it all and then fly out again. It's green, the food is great, the monuments are historic, grapes grow wherever, the weather is out of this world, the majority of the population is here which means the markets are full and where you are also offered vodka in a cup, a large cup at that while eating in a market, in a town that is very very holy. That is open as far as l am concerned. People greet you by shaking your hand and holding their hand on their heart. That is fine and it is totally genuine. Conversations between men involve a right process before beginning. How's your children, how's your health and then and only then, the news of the day! Attitudes to women may be their biggest fault but everyone's not perfect right?
Kyrgyzstan should come first though. It is true that we were only supposed to originally cross a small distance in the far south of this country but bureaucracy called at this time which created a right mess and our time in this country was dominated by return visits to the capital, Bishkek, some biking, a ridiculous journey to England and back and then a flying and unpleasant car journey to get to Osh and then out of the country. Thankfully by bike. Our time biking in Kyrgyzstan if not under stress was great. It is beautiful if never flat! This is what makes it so majestic however. We biked perhaps 400 km's from Naryn to Karakol; over the 3030 m Dolon pass which was unpaved gravel and a bit bloody hard with the house trailing behind, and then along the deep blue lake of Issyk Kul where we swam! Dorothee was followed by some good hearted children on a difficult section which just goes to show how slow-going it was. The roads were not great and the Kyrgyz drive like crazy in 1990's Audi 100's from Germany and certainly bought on the black market. Aggressive sometimes, if l happen to be standing in the road, nonchalantly of course and obviously in their way and on THE good piece of tarmac and they've had a few too many vodka's. Yurt's were everywhere where the nomad's were selling their fermented horse mare's milk by the road as they set up camp for the summer before moving lower down in altitude for the winter. I regret to say we never tasted it. The closest l came was the tea with milk that l had up in the Pamir's at Lake Karakol with the Chinese Kyrgyz. They all had beautiful horse's and some have large herds of sheep. These summer pastures are called, 'jailoo's' and it is real sound of music country with huge grassy meadows surrounded by mountains but with no fences. Makes it very easy to find a camping spot!
We first went to Bishkek from Kochkor to begin the process for my Uzbek visa and find out how l could acquire a new passport as l only had one free page left in it and that would be for the Uzbek's. We duly began the two week process for the visa by following diligently the manners in which how to properly prepare your documentation. The passport was another matter entirely. The British Consul had recently left to England due to family issues for a period of seven months without a replacement. I ask, where do your taxes go! Too much of this crap is going on in British embassies and consulates around the world and l can assure you it can stop but no-one is surely listening to me. It was an honorary consulate which l think is short for as no-one else can tell me, 'l can't actually help you as l'm lazy and paid too much', so it probably was for the best! The best the Foreign Commenwealth Office could tell me was to send my old passport to Moscow with a birth certificate, application form and the MONEY of course and you SHOULD recieve a new passport in FIVE weeks upon reception and please do not travel during this eternal time. I thought WHAT the F++K. Are you silly, stupid and lacking a brain. I'm not the violent type either! First l coulden't have applied for a new passport in China as you can't enter and leave on different passports and you certainly do not mess with Chinese bureaucracy so this could not have been done earlier. Second, l was travelling and you need a passport as ID in Kyrgyzstan plus the fact that you can only stay in the country a maximum of one month on entry. Third, l don't carry a birth certificate and how do you think l got the original passport. So basically l had a PROBLEM. Not least because we were going to Uzbekistan in three weeks and also needed to begin the process for a third time for the Iranian visa which this time we would try to do with an agent and hence would take a month where they first would need a scan of my new passport! It was the passport office in London that finally gave me the one and only and particularly expensive and crazy option. This was to fly to England with an appointment for 4 hour passport processing and then fly back again. Luckily l like crazy options and also losing perspective of things like money. So this is what l did. Crazy it was, tiring it was and an expensive Aeroflot ticket via Moscow it was. Large debt we surely have but who gives. I have a new passport, the game for the visa for Iran has now started again and we passed the two borders of Uzbekistan and Tajikistan with my old and new passport as the visa's could not be transferred. This was the last hurdle but it proved not to be a problem. I'm still tired a little over a week later but l had a really good time seeing a few priveledged friends in the process. The thing that get's me is that this doeen't need to happen. I was travelling and l had a serious problem. British diplomats are useless especially when l have heard stories of Slovenian and Dutchmen getting a passport abroad while travelling with little issue. Plus, the Irish upstart, who l had the pleasure of talking to on the telephone at 11.30 p.m in a sleepy Kyrgyz town seemed to be trying to do me over. I was trying to arrange this appointment in London and he had the cheek to tell me that l coulden't actually apply for a passport in the UK. His perfect reasoning was that it was because l had abandoned the UK 4 years ago and do not have these priveledges anymore. I put the boy right straightaway l can tell you and he soon saw the error of his way's when he understood my predicament. Before l put him right though he continued on saying that l should have done it in Canada before l left. That is how those consulates are funded! Deluded that is all l can say. I had ten pages left and five years validity. He then said l should have sat down with an adviser to learn how many pages l would be expected to use during the trip. How an earth did l know l would stay for four months in China, use five pages just in China etc etc. All l can say is, seriously deluded. It's these type of process's that make the world so full of profiteering blockheads. Luckily we can still go in search of the great and the genuine which there are still thankfully a huge amount.
It was Ramadam for the most of our time in Kyrgyzstan but it didn't really affect us too much. We had the pleasure of staying with a really nice family in Kochkor where the Mother of the family and her children would spend all the Saterday afternoon preparing a great meal that many people would enjoy after sundown. They apologized profusely in advance for the noise they would make but for the amount of people that were there it was hardly noisy at all. Apart from when we were camping we would stay with a family as most accomodation outside Bishkek is in the form of homestay's and infact the only affordable accomodation in Bishkek is in a homestay/hostel! Otherwise it is European levels. The Kyrgyz in general are very reserved and family life is quite closed even if sometimes Oceanne could play happily with the other children. It was a huge change compared to China. I have never seen such a huge change in culture by crossing a frontier such as China's with Kyrgyzstan. No more Communist controls for internet or what hotel we could stay in! After we had finished biking in Karakol we took an ancient Russian military jeep up into the Arashan valley at 2600 m on what was little more than a very rocky track. The driver was pretty skilled and the jeep perhaps ever more so. Valentine, our Ukranian host had built his own covered hot spring pool next to the charging river in a valley that was well known for it's thermal baths. It was a small piece of paradise even though the weather turned not so great soon after we arrived. The accomadation was basic but to be able to go down to the hot pool upon waking and then a bit of a hike later was a good bit of time together before we put the bikes on a bus to Bishkek again. This time to pick up the Uzbek visa and then fly to England.
Upon my return we were soon packed and prepared to speed to Osh, the famous embattled town 10 hours to the south where the only crossing into Uzbekistan for tourists is open. All border crossings are closed to locals. Strange why they choose Osh as the crossing point between the two countries as only 3 months ago it was the scene of such carnage. Our lift to Osh was with a Kyrgyz man who was a bizarre character but at least we got there. This road it turns out is the best in Kyrgyzstan in terms of surface even though it crosses three huge mountain ranges. I lost a bit of money during the journey and l can still not work it out if it was me or him. Very bad to accuse though. We arrived in the early hours of the morning where l had to pay a small fine at the military checkpoint that guard's the entrance to the town. Supposedly for the baggage on the roof as there was no more space in the boot. Checkpoints still control all entrance's to the town and the burnt houses and business's are very much in evidence. All of them Uzbek. No Central Asian country likes another one and the Kyrgyz want the Uzbek's out but the thing is they have been here the whole time and so essentially they are Kyrgyz but no, it is not that simple. It is all due to Stalin and his creative drawings of the frontiers. Designed to force conflict and it works very well. After a day in Osh we biked to the border and l have never been so happy to enter a country as l did on entering Uzbekistan. Not because it was great as l didn't know it yet but because after all the backwards and forwards of the last month and even my personal doubt of passing this border, we were finally moving with our pedals and we both felt really good. The gates were locked when we arrived at the border but they were opened for us. That was a good feeling but it still, so very really, highlighted the problems that this border has. It was a major bonus that the Farg'ona valley which Osh is also a part of, was such an amazing place. We have since biked right through the valley to Khojand in Tajikistan which is the direct route to the western side of Uzbekistan such is the sense of the Central Asian borders. The borders take two hours to cross and exiting takes just as long as entering as everything is done by hand. We will probably be back in Uzbekistan tomorrow. In the Farg'ona valley we passed through Andijon, Farg'ona town where we saw how they still made silk in nearby Margilan from worm to finished product using the original methods with little or no electricity and then to Kokand with it's impressive Khan's palace and Juma Mosque. We then crossed over to Tajikistan for our two day ride, in headwinds it has to be said but Khojand is a good place to relax for the day, being mainly Uzbek in population and with a really active bazaar. Uzbekistan has really surprised me as a country and l look forward to seeing if the more visited western part suits us like the east did. Fingers crossed for Iran too. If we don't get it after a third time trying then you've just got to give up l suppose. Let's see if the adage of, if you don't succeed then try, try again actually works!
All the best, Rupert,
11,951 km's and 31 flats.
Friday, 17 September 2010
Les Ouighours, le Xinjiang et Kaxgar
Bonjour,
Depuis Bishkek, presque deja a la fin de notre passage au Kirghizistan, je peux vous parler avec un peu de delai des Ouighours.
Les Ouighours sont originaires de Mongolie. Ils mettent fin a la domination de la dynastie Tang dans le Xinjiang au 11e et 12e siecle. C'est seulement au 14e siecle que l'Islam penetre dans la region. La presence chinoise Han ne date donc pas du 20e siecle. Je ne m'etendrai pas sur l'histoire, vous pouvez aller par exemple sur Wikipedia! Apres une 1er courte 1ere Republique du Turkestan Oriental en 1933-1934, la 2d Republique du Turkestan Oriental, satellite de l'URSS, est restee independante 5ans. Elle a ete formellement integree a la Chine en 1949 apres que ses dirigeants aient disparu dans un mysterieux accident d'avion se rendant a une reunion avec le president chinois Mao Zedong... Apres cela, le Xinjiang a servi de region d'exil durant la Revolution Culturelle et de terre pour essais nucleaires...
Depuis que la Chine exploite les ressources petrolieres du desert du Taklamakan, l'interet pour cette region s'est developpe. On encourage les Hans a migrer dans cette region. Ils ne paient pas de taxe et ont des revenus avantageux. La presence croissante des Hans engendre des tensions avec les Ouighours. Les villes que nous traversees au nord du desert sont devenues tres "Hans". Excepte Turpan et Kuqa ou il existe une vie et un quartier ouighour importants, nous avons trouve les Ouighours tres dilues dans les autres villes. Urumqi, par exmple, est une ville devenue a 75% Han. Le changement n'est pas seulement en terme de population, mais aussi en terme d'urbanisation. Les Chinois font la meme chose que ce qu'ils ont fait chez eux en supprimant les Hutongs, les vieilles petites maisons, et en les remplacant par des grandes tours d'appartements. En ville, il y a aussi toujours une grande place avec des fontaines. Les gens viennent assister au "spectacle" des fontaines qui fonctionnent seulement en fin de journee, souvent accompagnees de musique. Et puis ensuite, ce sont des grandes avenues. Mon plus grand choc a ete de voir les quartiers en demolition dans la ville de Kaxgar, ville mythique dans l'histoire de la Route de la Soie. 2 millions d'habitants ont ete expulses. La statue de Mao et la grande place font en quelque sorte la separation entre la ville han et la ville ouighoure "ancienne". Mais cette derniere devient de plus en plus han dans l'architecture. Les maisons ne sont pas renovees et tombent en ruine, pretes a etre demolies. Apparemment, un quartier va etre preserve pour y faire faire les visites touristiques.
On parle de Region Autonome du Xinjiang, mais c'est assez ironique. Les Ouighours n'ont pas la liberte de choisir sous quelle forme d'architecture leurs quartiers vont etre reconstruits. Quelqu'un m'a suggere l'idee que les Chinois construisaient des longues et larges avenues a la place des dedales de rues et ruelles qui s'entortillent car il y etait plus facile d'y controler la population. Cela elargit le champ visuel. J'ai aussi appris que les Ouighours, comme les Tibetains, n'avaient pas le droit de posseder un passeport - donc pas le droit de sortir du pays. C'est un des employes de l'auberge de jeunesse de Kaxgar, etudiant en informatique, qui m'en parlait. Il voudrait partir acquerir de l'experience a l'etranger, mais cela reste un reve. La seule facon eventuelle non garantie est de demenager dans une autre province, pas une "region autonome", d'y vivre 5 ans pour que l'adresse sur la carte d'identite soit changee et pour pouvoir ensuite demander un passeport. Apres 5 ans, on est souvent rendu a autre chose dans les etudes... Je considere cela comme une suppression de droits humains. Cela n'aide pas les Ouighours a tenir des postes professionnels hauts dans la hierarchie... Un pays comme Cuba laisse les Cubains prendre de l'experience a l'etranger. mais les force a revenir pour que leur expertise ne soit pas perdue. Les Ouighours ne peuvent meme pas faire ca. Si ils n'arrivent pas a prendre une certaine expertise, on la fait venir des Hans. C'est comme cela qu'on retrouve la majorite ouighoure devenant minorite dans les bas rangs de la societe et la minorite han devenant majorite dans les hauts rangs.
A part ca, a Kaxgar et uniquement dans cette ville, nous avons vu presque tous les soirs des camions militaires ou policiers (je ne fais pas la difference visuelle) defiler sur les grandes avenues. Comme s'ils etaient toujours prepares pour des manifestations, on les voyait assis dans les camions proteges par leurs boucliers. Surement pour impressionner... Alors que dans toutes les villes il est possible de demander une extension de un mois en Chine, ce n'est pas possible a Kaxgar, seulement si on a besoin d'un peu plus de temps pour quitter le pays, vu que c'est une ville pas loin de la frontiere avec le Pakistan, le Tadjikistan, et le Kirghizistan. Si c'est pour etendre notre periode touristique, on doit en faire la demande dans une autre ville, plus a l'est.
Exceptees les grandes villes, sur notre chemin, tous les villages sont restes presque entierement ouighours. La nourriture etait proche de celle qu'on retrouve maintenant en Asie Centrale. L'ecriture est en arabe, suite a la conversion des Ouighours a l'Islam. En 1956, l'alphabet cyrillique avait adopte puir abandonne en 1959 pour l'alphabet latin. En 1981, les autorites chinoises decident du retour a l'ecriture arabe pour satisfaire les revendications des elites musulmanes ouighoures. Il semblerait que c'est une des raisons pourquoi les Ouighours ont plus de facilite a apprendre l'anglais que les Hans. On a rencontre beaucoup plus de Ouighours que de Hans parlant anglais. La langue est proche du turc. On se trouvait dans une region ou l'on se sentait bien moins depayse que dans le reste de la Chine. D'ailleurs a Kaxgar, on trouvait des produits turcs dans les epiceries ouighoures. Rien a voir avec les epiceries hans! Les Ouighours ne sont pas soumis a la politique de natalite des Chinois. Je crois qu'il en va de meme pour toutes les regions autonomes pour la survie des minorites. Certains nous parlaient d'avoir le droit d'avoir 2, d'autres 3. d'autres 4 enfants!
On a beaucoup deambule dans les rues de Kaxgar, mais pas seulement ca. Nous sommes alles au marche des animaux du dimanche. C'est ici que se font les ventes et achats de moutons, vaches, taureaux, chevres, anes. Il y avait aussi quelques yaks qui avaient trop chaud et quelques chameaux. C'est un domaine bien sur tres masculin. Les femmes ne vendent pas et n'achetent pas d'animaux, mais sont presentes. Nous sommes ensuite alles au Grand Bazar. Je me demandais si j'allais y retrouver quelques saveurs ou quelques images d'autrefois, au temps des caravanes. Mais non, pas vraiment. C'est ici qu'on retrouve des femmes achetant des tissus pour faire faire leurs robes ou achetant le materiel d'ecole pour la rentree scolaire qui approchait. Il y avait tres peu de nourriture, petits restos de marche ou produits a vendre. Je ne sais pas si c'est tout le temps comme ca ou si c'est parce qu'on y etait pendant le Ramadan.
Question Ramadan, question religion. J'ai trouve cette ville plus musulmane que le reste vu dans le Xinjiang. J'ai vu des femmes habillees de longue robe noire couvrant leurs vetements colores en-dessous. Et elles portaient, jamais vu ailleurs, un foulard brun qu'elles posaient directement sur leur tete a leur cacher le visage - comme un enfant qui joue avec un torchon et qui se cache en-dessous. Cela leur arrive parfois de le soulever. Ces femmes sont generalement plutot agees. Puisque c'etait le Ramadan, les restos du quartier commencaient de s'activer seulement a partir de 19h. Lorsque cela nous arrivait de grignoter dans la rue, les gens pouvaient etre autant nonchalants que nous regarder avec malveillance. On a essaye par la suite de faire un peu plus attention. Peut-etre que cette ville devient moins religieuse avec le temps et la presence accrue des Hans. Il etait recommande il y a encore quelques annees d'avoir les bras et jambes couverts. Ce n'est plus le cas maintenant.
Nous n'avons pas pu nous empecher d'aller voir a quoi ressemblait la Karakorum Highway, route qui part de Kaxgar pour se rendre jusqu'a Islamabad au Pakistan. Elle passe a travers la chaine de montagnes du Pamir et nous montre des sommets de 6000-7000m. Nous n'avions pas assez de temps pour grimper en velo, nous y sommes alles en voiture. Nous sommes alles jusqu'au lac Kara-Kul a 3600m pour y passer une nuit. Il s'y trouve un village "autonome" nomade kirghize. Nous avions tout apporte pour manger et dormir, mais les Khirgizes offraient aussi l'hospitalite dans leurs yourtes. Nous y avons passe le debut de la soiree ou Oceanne a ete ravie de jouer avec un bebe. La promenade autour du lac etait bien sur magnifique. Allez voir les photos! Le lendemain, nous sommes partis jusqu'a Tashkorgan, derniere ville avant le Pakistan. C'est une ville "autonome" tadjike. On ressentait deja le melange des peuples par ici. Notre conducteur, Ouighour et non Chinois, il nous l'a repete plusieurs fois, et aussi musulman, s'est arrete plusieurs fois pour prier. Comme on ne faisait pas de pause lunch, on a pique-nique dans la voiture. Je me suis sentie inconfortable surtout quand a Tashkorgan, nous nous sommes arretes acheter des nans (pains ronds et presque plats) tout chaud tout frais et qu'on les a manges devant lui. Difficile de toujours faire attention... La Karakorum Highway, cote chinois, est vraiment tres belle, surtout quand on monte en direction du Pakistan. Quand on la redescend, on trouve le paysage beaucoup plus desertique. Elle est tres bien entretenue, pavee, meme s'il y a regulierement des glissements de terrain. La route passe parfois dans la vallee tres large, mais parfois a flanc de falaise. Les Chinois ne cimentent pas les parois et il y a donc des eboulements. La route est donc souvent bloquee, mais tres rapidement degagee. Ce fut une escapade tres agreable!
De retour a Kaxgar, de retour a l'auberge de jeunesse ou nous nous sommes retrouves jusqu'a 15 cyclotouristes. Du jamais vecu pour la plupart de nous. Kaxgar est restee pour nous ce qu'elle etait autrefois pour les caravanes de marchands, un grand carrefour et point de rencontre. Certains arrivaient du Pakistan via la Karakorum Highway, certains arrivaient du Tadjikistan via la Pamir Highway, certains du Kirghizistan, et un Japonais et nous etions les seuls a arriver de l'est de la Chine. La plupart voulait se rendre au Tibet, et avait suivi notre itineraire d'origine. Ils abandonnaient tous l'idee du Tibet en entendant parler des restrictions plus importantes. Jusqu'en 2008, les cyclotouristes etaient capables de se faufiler entre les mailles des postes de controle a l'entree du Tibet puis de demander un permis arrives a Lhasa. Les cyclotouristes se communiquaient la localisation des postes de controle pour les eviter ou pour passer tout droit. Depuis, les postes de controle sont plus severes, se deplacent, et meme a l'interieur du Tibet, des controles empechent de circuler librement. La seule facon d'y aller en velo est de se faire accompagner d'un guide en tout temps qui vous suit sur la route et vous oblige a dormir a certains endroits. C'est le cas pour toute la Chine pour tous les vehicules motorises. Ceux ne disposant pas d'un permis de conduire chinois n'ont pas le droit de circuler seuls. Nous echappons a la regle... Renoncant a l'idee d'aller au Tibet, les cyclotouristes etaient en reflexion pour la suite de leur voyage. Nous avions ete surpris de ne pas rencontrer de cyclotouristes sur la route du nord du desert dans le Xinjiang (seulement 3 en sens contraire et un Chinois allant de Lanzhou a Urumqi). Quand il y a un choix de routes, on peut comprendre, mais quand il y en a juste deux, non. Mais nous avons ensuite compris pourquoi a Kaxgar. Trouvant les distances trop grandes et peu interesses par le desert, les cyclotouristes etaient tous prets a "sauter" en avion, en train, ou en autobus cette region. Quel dommage! Ils ne connaitraient les Ouighours que par Kaxgar. Chacun sa route! Beaucoup parmi eux etaient passes par l'Iran et nous ont remis l'idee en tete d'y aller. Nous essayons donc une 3e fois la demande de visa, cette fois-ci avec l'aide d'une agence. Seulement 75% des personnes detenant un passeport d'un pays du Commonwealth ont un visa. A nous la chance?...
Apres tout ca, il etait temps pour nous de partir pour le Kirghizistan, entre autre parce que notre 3e extension chinoise touchait a sa fin, et aussi parce que cela faisait plus d'une semaine qu'on etait a Kaxgar. On en a bien profite. On s'est repose du desert comme on voulait. Oceanne etait toujours en contact avec d'autres personnes que nous et cela a ete positif pour tous les trois! Venant de l'est ou de l'ouest, pour chacun des cyclotouristes, cela faisait longtemps qu'on n'avait pas pris une si longue pause. On se comprenait tous. On avait tous besoin d'arreter de pedaler, mais apres une semaine, tout le monde parlait de repartir! Ambiance sympathique. Hostelling International dans le quartier ouighour. Je le recommande fortement!
Nous devions nous rendre a Bishkek, capitale du Kirghyzistan, pour obtenir notre visa pour l'Ouzbekistan, celui qu'on n'avait pas eu la patience de faire a Beijing. Du coup, on ne pouvait pas passer juste par le sud du pays. Il y a seulement 2 endroits pour passer de la Chine au Kirghyzistan, par le col d'Irkeshtam au sud et le col du Torugart au nord. Pour des raisons telles que "c'est le gouvernement chinois", il est interdit de circuler librement pour les non Kirghyzes et non Chinois pour le passage de la frontiere par Torugart et non par Irkhestam. Il en est de meme pour Kunjerab, col a la frontiere Chine-Pakistan. Les non Chinois et les non Pakistanais sont forces de monter dans un autobus a Tashkorgan jusqu'a la frontiere avec le Pakistan. Pour Torugart, c'est a partir du poste de controle chinois, bien avant la reelle frontiere avec le Kirghyzistan, qu'on ne peut pas circuler. Mais il n'y a pas d'autobus, on doit alors avoir affaire a une agence pour obtenir un transport prive. Parce que nous n'avions pas le temps de passer par Irkhestam (4 jours de velo depuis Kaxgar) et que nous devions vite aller a Bishkek pour les visas (nous avions decide de passer plusieurs jours a Kaxgar), nous avons opte pour Torugart. Nous nous sommes aussi dit a Kaxgar que nour irions de Bishkek a Osh en velo pour entrer ensuite en Ouzbekistan et donc que nous ne ferions pas Irkhestam-Osh-Bishkek d'abord dans l'autre sens. La Chine voulant etre sure qu'on ne reste pas au col a la frontiere, elle nous oblige aussi a monter dans un vehicule du cote kirghize jusqu'au poste de controle bien plus loin - ceci dans le sens Chine-Kirghyzistan. Dans le sens Kirghyzistan-Chine, on peut circuler librement du cote kirghize, mais on doit avoir ensuite un vehicule de l'autre cote de la frontiere du cote chinois. Tout ce "no man's land" ne nous a pas semble particulier au point d'en interdire la libre circulation aux etrangers. Mais c'est le gouvernement chinois! Peut-etre aussi est-ce mieux que cela l'etait auparavant. La Chine ouvre ses frontieres! Donc nous avons pris une jeep a partir de Kaxgar jusqu'a la frontiere. N'ayant pas le droit d'aller plus loin, une autre jeep nous attendait pour aller jusqu'a Naryn au Kirghyzistan. On a du charger nos affaires 3 fois sur le toit de la jeep, une fois a Kaxgar, une fois au 1er poste de controle car les Chinois voulaient voir le contenu de toutes nos sacoches, une fois au col a la frontiere, mais rien au poste de controle kirghyze alors qu'on apportait des choses sur leur territoire. Peut-etre les Chinois font-ils le travail a laur place? Au total, on a montre 9 fois nos passeports, 6 fois du cote chinois dont 3 fois au meme 1er poste de douane, "le vrai", et 3 fois du cote kirghyze. La route est en tres mauvais etat, en grande partie non pavee, meme du cote chinois, les "pros" des routes. Partis tot le matin de Kaxgar, nous sommes arrives en tres fin d'apres-midi a Naryn. Longue journee! Le conducteur chinois n'etait pas musulman. Nous n'avons fait aucun arret, ni repas, ni priere, seulement les arrets des postes de controle. La route en tant que telle est absolument magnifique. Ce n'est pas la chaine du Pamir que nous traversons mais celle des Tian Shan. Du cote kirghyze, les paysages, les montagnes sont toutes vertes. Un grand changement visuel tres appreciable. Au nord des Tian Shan, c'est vert, au sud, c'est sec. Au nord du Pamir, c'est sec, au sud (je n'y suis pas allee), c'est vert. Bref, en Chine, c'est sec et on l'a longuement vu! Meme si cela paraissait etrange de quitter la Chine apres presque 4 mois (je ne suis jamais restee aussi longtemps comme touriste dans un pays), on avait fini par s'habituer aux surprises que nous reservait chaque jour ce pays, on a ete tres heureux d'arriver au Kirghyzistan. On s'y est senti bien tout de suite. L'Asie Centrale telle qu'on en parle geopolitiquement s'ouvrait a nous meme si on avait commence de la decouvrir dans le Xinjiang, et specialement a Kaxgar.
Vous pouvez aller voir les photos directement sur le site de picasa:
http://picasaweb.google.ca/dorotheeetrupert
A bientot pour en savoir plus sur le Kirghyzistan que l'on s'apprete a quitter!
Dorothee
Depuis Bishkek, presque deja a la fin de notre passage au Kirghizistan, je peux vous parler avec un peu de delai des Ouighours.
Les Ouighours sont originaires de Mongolie. Ils mettent fin a la domination de la dynastie Tang dans le Xinjiang au 11e et 12e siecle. C'est seulement au 14e siecle que l'Islam penetre dans la region. La presence chinoise Han ne date donc pas du 20e siecle. Je ne m'etendrai pas sur l'histoire, vous pouvez aller par exemple sur Wikipedia! Apres une 1er courte 1ere Republique du Turkestan Oriental en 1933-1934, la 2d Republique du Turkestan Oriental, satellite de l'URSS, est restee independante 5ans. Elle a ete formellement integree a la Chine en 1949 apres que ses dirigeants aient disparu dans un mysterieux accident d'avion se rendant a une reunion avec le president chinois Mao Zedong... Apres cela, le Xinjiang a servi de region d'exil durant la Revolution Culturelle et de terre pour essais nucleaires...
Depuis que la Chine exploite les ressources petrolieres du desert du Taklamakan, l'interet pour cette region s'est developpe. On encourage les Hans a migrer dans cette region. Ils ne paient pas de taxe et ont des revenus avantageux. La presence croissante des Hans engendre des tensions avec les Ouighours. Les villes que nous traversees au nord du desert sont devenues tres "Hans". Excepte Turpan et Kuqa ou il existe une vie et un quartier ouighour importants, nous avons trouve les Ouighours tres dilues dans les autres villes. Urumqi, par exmple, est une ville devenue a 75% Han. Le changement n'est pas seulement en terme de population, mais aussi en terme d'urbanisation. Les Chinois font la meme chose que ce qu'ils ont fait chez eux en supprimant les Hutongs, les vieilles petites maisons, et en les remplacant par des grandes tours d'appartements. En ville, il y a aussi toujours une grande place avec des fontaines. Les gens viennent assister au "spectacle" des fontaines qui fonctionnent seulement en fin de journee, souvent accompagnees de musique. Et puis ensuite, ce sont des grandes avenues. Mon plus grand choc a ete de voir les quartiers en demolition dans la ville de Kaxgar, ville mythique dans l'histoire de la Route de la Soie. 2 millions d'habitants ont ete expulses. La statue de Mao et la grande place font en quelque sorte la separation entre la ville han et la ville ouighoure "ancienne". Mais cette derniere devient de plus en plus han dans l'architecture. Les maisons ne sont pas renovees et tombent en ruine, pretes a etre demolies. Apparemment, un quartier va etre preserve pour y faire faire les visites touristiques.
On parle de Region Autonome du Xinjiang, mais c'est assez ironique. Les Ouighours n'ont pas la liberte de choisir sous quelle forme d'architecture leurs quartiers vont etre reconstruits. Quelqu'un m'a suggere l'idee que les Chinois construisaient des longues et larges avenues a la place des dedales de rues et ruelles qui s'entortillent car il y etait plus facile d'y controler la population. Cela elargit le champ visuel. J'ai aussi appris que les Ouighours, comme les Tibetains, n'avaient pas le droit de posseder un passeport - donc pas le droit de sortir du pays. C'est un des employes de l'auberge de jeunesse de Kaxgar, etudiant en informatique, qui m'en parlait. Il voudrait partir acquerir de l'experience a l'etranger, mais cela reste un reve. La seule facon eventuelle non garantie est de demenager dans une autre province, pas une "region autonome", d'y vivre 5 ans pour que l'adresse sur la carte d'identite soit changee et pour pouvoir ensuite demander un passeport. Apres 5 ans, on est souvent rendu a autre chose dans les etudes... Je considere cela comme une suppression de droits humains. Cela n'aide pas les Ouighours a tenir des postes professionnels hauts dans la hierarchie... Un pays comme Cuba laisse les Cubains prendre de l'experience a l'etranger. mais les force a revenir pour que leur expertise ne soit pas perdue. Les Ouighours ne peuvent meme pas faire ca. Si ils n'arrivent pas a prendre une certaine expertise, on la fait venir des Hans. C'est comme cela qu'on retrouve la majorite ouighoure devenant minorite dans les bas rangs de la societe et la minorite han devenant majorite dans les hauts rangs.
A part ca, a Kaxgar et uniquement dans cette ville, nous avons vu presque tous les soirs des camions militaires ou policiers (je ne fais pas la difference visuelle) defiler sur les grandes avenues. Comme s'ils etaient toujours prepares pour des manifestations, on les voyait assis dans les camions proteges par leurs boucliers. Surement pour impressionner... Alors que dans toutes les villes il est possible de demander une extension de un mois en Chine, ce n'est pas possible a Kaxgar, seulement si on a besoin d'un peu plus de temps pour quitter le pays, vu que c'est une ville pas loin de la frontiere avec le Pakistan, le Tadjikistan, et le Kirghizistan. Si c'est pour etendre notre periode touristique, on doit en faire la demande dans une autre ville, plus a l'est.
Exceptees les grandes villes, sur notre chemin, tous les villages sont restes presque entierement ouighours. La nourriture etait proche de celle qu'on retrouve maintenant en Asie Centrale. L'ecriture est en arabe, suite a la conversion des Ouighours a l'Islam. En 1956, l'alphabet cyrillique avait adopte puir abandonne en 1959 pour l'alphabet latin. En 1981, les autorites chinoises decident du retour a l'ecriture arabe pour satisfaire les revendications des elites musulmanes ouighoures. Il semblerait que c'est une des raisons pourquoi les Ouighours ont plus de facilite a apprendre l'anglais que les Hans. On a rencontre beaucoup plus de Ouighours que de Hans parlant anglais. La langue est proche du turc. On se trouvait dans une region ou l'on se sentait bien moins depayse que dans le reste de la Chine. D'ailleurs a Kaxgar, on trouvait des produits turcs dans les epiceries ouighoures. Rien a voir avec les epiceries hans! Les Ouighours ne sont pas soumis a la politique de natalite des Chinois. Je crois qu'il en va de meme pour toutes les regions autonomes pour la survie des minorites. Certains nous parlaient d'avoir le droit d'avoir 2, d'autres 3. d'autres 4 enfants!
On a beaucoup deambule dans les rues de Kaxgar, mais pas seulement ca. Nous sommes alles au marche des animaux du dimanche. C'est ici que se font les ventes et achats de moutons, vaches, taureaux, chevres, anes. Il y avait aussi quelques yaks qui avaient trop chaud et quelques chameaux. C'est un domaine bien sur tres masculin. Les femmes ne vendent pas et n'achetent pas d'animaux, mais sont presentes. Nous sommes ensuite alles au Grand Bazar. Je me demandais si j'allais y retrouver quelques saveurs ou quelques images d'autrefois, au temps des caravanes. Mais non, pas vraiment. C'est ici qu'on retrouve des femmes achetant des tissus pour faire faire leurs robes ou achetant le materiel d'ecole pour la rentree scolaire qui approchait. Il y avait tres peu de nourriture, petits restos de marche ou produits a vendre. Je ne sais pas si c'est tout le temps comme ca ou si c'est parce qu'on y etait pendant le Ramadan.
Question Ramadan, question religion. J'ai trouve cette ville plus musulmane que le reste vu dans le Xinjiang. J'ai vu des femmes habillees de longue robe noire couvrant leurs vetements colores en-dessous. Et elles portaient, jamais vu ailleurs, un foulard brun qu'elles posaient directement sur leur tete a leur cacher le visage - comme un enfant qui joue avec un torchon et qui se cache en-dessous. Cela leur arrive parfois de le soulever. Ces femmes sont generalement plutot agees. Puisque c'etait le Ramadan, les restos du quartier commencaient de s'activer seulement a partir de 19h. Lorsque cela nous arrivait de grignoter dans la rue, les gens pouvaient etre autant nonchalants que nous regarder avec malveillance. On a essaye par la suite de faire un peu plus attention. Peut-etre que cette ville devient moins religieuse avec le temps et la presence accrue des Hans. Il etait recommande il y a encore quelques annees d'avoir les bras et jambes couverts. Ce n'est plus le cas maintenant.
Nous n'avons pas pu nous empecher d'aller voir a quoi ressemblait la Karakorum Highway, route qui part de Kaxgar pour se rendre jusqu'a Islamabad au Pakistan. Elle passe a travers la chaine de montagnes du Pamir et nous montre des sommets de 6000-7000m. Nous n'avions pas assez de temps pour grimper en velo, nous y sommes alles en voiture. Nous sommes alles jusqu'au lac Kara-Kul a 3600m pour y passer une nuit. Il s'y trouve un village "autonome" nomade kirghize. Nous avions tout apporte pour manger et dormir, mais les Khirgizes offraient aussi l'hospitalite dans leurs yourtes. Nous y avons passe le debut de la soiree ou Oceanne a ete ravie de jouer avec un bebe. La promenade autour du lac etait bien sur magnifique. Allez voir les photos! Le lendemain, nous sommes partis jusqu'a Tashkorgan, derniere ville avant le Pakistan. C'est une ville "autonome" tadjike. On ressentait deja le melange des peuples par ici. Notre conducteur, Ouighour et non Chinois, il nous l'a repete plusieurs fois, et aussi musulman, s'est arrete plusieurs fois pour prier. Comme on ne faisait pas de pause lunch, on a pique-nique dans la voiture. Je me suis sentie inconfortable surtout quand a Tashkorgan, nous nous sommes arretes acheter des nans (pains ronds et presque plats) tout chaud tout frais et qu'on les a manges devant lui. Difficile de toujours faire attention... La Karakorum Highway, cote chinois, est vraiment tres belle, surtout quand on monte en direction du Pakistan. Quand on la redescend, on trouve le paysage beaucoup plus desertique. Elle est tres bien entretenue, pavee, meme s'il y a regulierement des glissements de terrain. La route passe parfois dans la vallee tres large, mais parfois a flanc de falaise. Les Chinois ne cimentent pas les parois et il y a donc des eboulements. La route est donc souvent bloquee, mais tres rapidement degagee. Ce fut une escapade tres agreable!
De retour a Kaxgar, de retour a l'auberge de jeunesse ou nous nous sommes retrouves jusqu'a 15 cyclotouristes. Du jamais vecu pour la plupart de nous. Kaxgar est restee pour nous ce qu'elle etait autrefois pour les caravanes de marchands, un grand carrefour et point de rencontre. Certains arrivaient du Pakistan via la Karakorum Highway, certains arrivaient du Tadjikistan via la Pamir Highway, certains du Kirghizistan, et un Japonais et nous etions les seuls a arriver de l'est de la Chine. La plupart voulait se rendre au Tibet, et avait suivi notre itineraire d'origine. Ils abandonnaient tous l'idee du Tibet en entendant parler des restrictions plus importantes. Jusqu'en 2008, les cyclotouristes etaient capables de se faufiler entre les mailles des postes de controle a l'entree du Tibet puis de demander un permis arrives a Lhasa. Les cyclotouristes se communiquaient la localisation des postes de controle pour les eviter ou pour passer tout droit. Depuis, les postes de controle sont plus severes, se deplacent, et meme a l'interieur du Tibet, des controles empechent de circuler librement. La seule facon d'y aller en velo est de se faire accompagner d'un guide en tout temps qui vous suit sur la route et vous oblige a dormir a certains endroits. C'est le cas pour toute la Chine pour tous les vehicules motorises. Ceux ne disposant pas d'un permis de conduire chinois n'ont pas le droit de circuler seuls. Nous echappons a la regle... Renoncant a l'idee d'aller au Tibet, les cyclotouristes etaient en reflexion pour la suite de leur voyage. Nous avions ete surpris de ne pas rencontrer de cyclotouristes sur la route du nord du desert dans le Xinjiang (seulement 3 en sens contraire et un Chinois allant de Lanzhou a Urumqi). Quand il y a un choix de routes, on peut comprendre, mais quand il y en a juste deux, non. Mais nous avons ensuite compris pourquoi a Kaxgar. Trouvant les distances trop grandes et peu interesses par le desert, les cyclotouristes etaient tous prets a "sauter" en avion, en train, ou en autobus cette region. Quel dommage! Ils ne connaitraient les Ouighours que par Kaxgar. Chacun sa route! Beaucoup parmi eux etaient passes par l'Iran et nous ont remis l'idee en tete d'y aller. Nous essayons donc une 3e fois la demande de visa, cette fois-ci avec l'aide d'une agence. Seulement 75% des personnes detenant un passeport d'un pays du Commonwealth ont un visa. A nous la chance?...
Apres tout ca, il etait temps pour nous de partir pour le Kirghizistan, entre autre parce que notre 3e extension chinoise touchait a sa fin, et aussi parce que cela faisait plus d'une semaine qu'on etait a Kaxgar. On en a bien profite. On s'est repose du desert comme on voulait. Oceanne etait toujours en contact avec d'autres personnes que nous et cela a ete positif pour tous les trois! Venant de l'est ou de l'ouest, pour chacun des cyclotouristes, cela faisait longtemps qu'on n'avait pas pris une si longue pause. On se comprenait tous. On avait tous besoin d'arreter de pedaler, mais apres une semaine, tout le monde parlait de repartir! Ambiance sympathique. Hostelling International dans le quartier ouighour. Je le recommande fortement!
Nous devions nous rendre a Bishkek, capitale du Kirghyzistan, pour obtenir notre visa pour l'Ouzbekistan, celui qu'on n'avait pas eu la patience de faire a Beijing. Du coup, on ne pouvait pas passer juste par le sud du pays. Il y a seulement 2 endroits pour passer de la Chine au Kirghyzistan, par le col d'Irkeshtam au sud et le col du Torugart au nord. Pour des raisons telles que "c'est le gouvernement chinois", il est interdit de circuler librement pour les non Kirghyzes et non Chinois pour le passage de la frontiere par Torugart et non par Irkhestam. Il en est de meme pour Kunjerab, col a la frontiere Chine-Pakistan. Les non Chinois et les non Pakistanais sont forces de monter dans un autobus a Tashkorgan jusqu'a la frontiere avec le Pakistan. Pour Torugart, c'est a partir du poste de controle chinois, bien avant la reelle frontiere avec le Kirghyzistan, qu'on ne peut pas circuler. Mais il n'y a pas d'autobus, on doit alors avoir affaire a une agence pour obtenir un transport prive. Parce que nous n'avions pas le temps de passer par Irkhestam (4 jours de velo depuis Kaxgar) et que nous devions vite aller a Bishkek pour les visas (nous avions decide de passer plusieurs jours a Kaxgar), nous avons opte pour Torugart. Nous nous sommes aussi dit a Kaxgar que nour irions de Bishkek a Osh en velo pour entrer ensuite en Ouzbekistan et donc que nous ne ferions pas Irkhestam-Osh-Bishkek d'abord dans l'autre sens. La Chine voulant etre sure qu'on ne reste pas au col a la frontiere, elle nous oblige aussi a monter dans un vehicule du cote kirghize jusqu'au poste de controle bien plus loin - ceci dans le sens Chine-Kirghyzistan. Dans le sens Kirghyzistan-Chine, on peut circuler librement du cote kirghize, mais on doit avoir ensuite un vehicule de l'autre cote de la frontiere du cote chinois. Tout ce "no man's land" ne nous a pas semble particulier au point d'en interdire la libre circulation aux etrangers. Mais c'est le gouvernement chinois! Peut-etre aussi est-ce mieux que cela l'etait auparavant. La Chine ouvre ses frontieres! Donc nous avons pris une jeep a partir de Kaxgar jusqu'a la frontiere. N'ayant pas le droit d'aller plus loin, une autre jeep nous attendait pour aller jusqu'a Naryn au Kirghyzistan. On a du charger nos affaires 3 fois sur le toit de la jeep, une fois a Kaxgar, une fois au 1er poste de controle car les Chinois voulaient voir le contenu de toutes nos sacoches, une fois au col a la frontiere, mais rien au poste de controle kirghyze alors qu'on apportait des choses sur leur territoire. Peut-etre les Chinois font-ils le travail a laur place? Au total, on a montre 9 fois nos passeports, 6 fois du cote chinois dont 3 fois au meme 1er poste de douane, "le vrai", et 3 fois du cote kirghyze. La route est en tres mauvais etat, en grande partie non pavee, meme du cote chinois, les "pros" des routes. Partis tot le matin de Kaxgar, nous sommes arrives en tres fin d'apres-midi a Naryn. Longue journee! Le conducteur chinois n'etait pas musulman. Nous n'avons fait aucun arret, ni repas, ni priere, seulement les arrets des postes de controle. La route en tant que telle est absolument magnifique. Ce n'est pas la chaine du Pamir que nous traversons mais celle des Tian Shan. Du cote kirghyze, les paysages, les montagnes sont toutes vertes. Un grand changement visuel tres appreciable. Au nord des Tian Shan, c'est vert, au sud, c'est sec. Au nord du Pamir, c'est sec, au sud (je n'y suis pas allee), c'est vert. Bref, en Chine, c'est sec et on l'a longuement vu! Meme si cela paraissait etrange de quitter la Chine apres presque 4 mois (je ne suis jamais restee aussi longtemps comme touriste dans un pays), on avait fini par s'habituer aux surprises que nous reservait chaque jour ce pays, on a ete tres heureux d'arriver au Kirghyzistan. On s'y est senti bien tout de suite. L'Asie Centrale telle qu'on en parle geopolitiquement s'ouvrait a nous meme si on avait commence de la decouvrir dans le Xinjiang, et specialement a Kaxgar.
Vous pouvez aller voir les photos directement sur le site de picasa:
http://picasaweb.google.ca/dorotheeetrupert
A bientot pour en savoir plus sur le Kirghyzistan que l'on s'apprete a quitter!
Dorothee
Monday, 23 August 2010
Quel titre donner pour parler de tout ce vecu dernierement?
Bonjour,
11080 kms, pas tout a fait 11 mois de voyage, 3 mois pour traverser la Chine, nous sommes arrives a Kashgar. Nous sommes heureux! Satisfaits d'etre passes chez les Hans, les Huis, et les Ouighours.
En plus de ses 23 provinces, 2 zones speciales (Hong-Kong et Macau), 4 villes metropolitaines, la Chine inclue 5 regions autonomes ou les minorites nationales ne sont pas forcement majoritaires dans leur region respective. Une dont on entend tres evidemment parler est le Tibet, que les Chinois ont renomme Xizang. Originairement, le Tibet avait pour territoire ce qui est maintenant la province du Qinghai et la region autonome du Xizang. La frontiere entre les 2 a ete tracee plus ou moins arbitrairement, rien ne les distingue a part une ligne tracee sur une carte, l'une est maintenant une province et l'autre une region autonome. La region du Qinghai n'est pas accessible partout. Certaines routes sont parfois, de facon aleatoire, fermees aux touristes. Depuis la fondation du Parti Communiste Chinois, elle a ete une sorte de "Siberie chinoise" avec de nombreux camps de travail et prisons isolees. C'est aussi une "poubelle nucleaire" avec beaucoup de "bases secretes". C'est une province de culture tibetaine (le Dalai Lama actuel est ne dans cette region), excepte sa capitale Xining dans l'est de la province qui est Han. La plus petite region autonome est celle du Ningxia, region designee pour les Huis, les Chinois musulmans. Pourtant, on retrouve 80% des Huis a l'exterieur de leur region, et leur region est constituee a 62% de Hans. C'est une region tres pauvre, une des raisons qui explique la migration des Huis dans d'autres provinces. Nous en avons beaucoup rencontre dans la province du Gansu, et c'est avec eux que nous avons goute a nos premieres brochettes de mouton, un delice! Les Huis seraient des descendants de marchands perses et arabes venus s'etablir en Chine sous la dynastie Tang (618-907apres J.C). Tres peu les distingue des Chinois Hans, excepte leur attachement a l'Islam. La Mongolie Interieure, au sud de la Mongolie, et le Guangxi sont aussi 2 autres regions autonomes dont je ne connais pas grand chose. Finalement, la derniere et non la moindre dont on n'entend pas assez parler est le Turkestan Oriental, renomme Xinjiang par les Chinois, qui veut d'ailleurs dire "nouvelle frontiere", terre des Ouighours qui nous plait bien! Les Ouighours constituent 45% de la population, le total des minorites ethniques (Ouighours, Kazakhs, Huis, Kirghizs, Mongols et autres) est de 59%. Les Hans sont presents a 41% et ce chiffre ne cesse de grandir... Je pourrai faire un message a lui seul pour parler de tout ca. Ce sera pour plus tard!
Je repars vers l'est. Nous avons quitte l'Empire du Milieu a Jiayuguan dans le Gansu. Nous y avons vu la fin de la Grande Muraille ainsi que le fort, qui controlaientt l'acces a ceux venant de l'ouest ayant traverse le Turkestan et ceux venant du nord arrivant de la Mongolie. C'est a partir de ce moment ou nous sommes entres dans le monde des caravanes mais nous y avons trouve tres peu de traces. A Dunhuang, nous avons visite les Grottes de Mogao tres impressionnantes. Elles sont ouvertes au public depuis 1980, seules 40 restent ouvertes au public, par roulement, dont dix en permanence, sur un ensemble de 492 temples bouddhistes. Le nombre de grottes creusees dans la paroi rocheuse reste indetermine. Ces grottes constituaient des lieux de culte d'une grande importance, sur la route de la soie. Les pigments utilises pour les couleurs des peintures murales viennent de partout, d'Afghanistan par exemple pour le bleu du lapis-lazuli. Leur réalisation s'est étalée sur une longue période allant du 4e siecle (dynastie Wei 386-581) au 14e siecle avec un point culminant sous la dynastie Tang (618-907). Autour de 1900, une petite grotte murée fut découverte de façon accidentelle; elle s'avéra contenir plusieurs dizaines de milliers de documents, de statuettes et d'objets divers, souvent vieux de plus de 1 000 ans. Une grande partie de ces trésors culturels ont été achetés par les explorateurs occidentaux, en particulier Sir Aurel Stein et Paul Pelliot. Il ne reste donc plus de manuscrits en Chine, et les Chinois aimeraient bien sur en recuperer... Les Grottes ont toutefois etaient epargnees de la Revolution Culturelle sous la demande de la femme de Mao, Jiang Qing. Ce sont les peintures murales, si bien preservees, qui sont magnifiques. Elles sont surtout a thematique religieuse mais certaines retracent egalement la vie quotidienne des moines. A ne pas manquer si elles ne se trouvent pas tres loin de votre route! :)
En quittant l'Empire du Milieu, nous avons quitte les Hans, meme si nous en avons finalement trouve ensuite habitant a peu pres dans toutes les grandes villes. Ils s'installent de plus en plus partout... Voici quelques caracteristiques hans dont je n'avais pas encore parle.
Les Hans ont l'habitude de faire une courte reunion de tous les employes d'un restaurant, d'une epicerie, d'un hotel en public. Ils sont tous alignes sur le trottoir ou devant le comptoir des viandes du supermarche et ecoute leur superviseur pendant quelques minutes.
Les hommes Hans boivent beaucoup de bieres. Dans la campagne, mais aussi en ville. Ils sortent dans les restaurants, boivent comme des trous, rentrent a l'hotel completement saouls (c'est la ou on les voit avant et apres), a l'occasion se fachent a la reception. Une femme (epouse ou amante je ne sais trop) est toujours la pour l'accompagner, le tirer par le bras s'il s'enerve trop, et surtout, elle garde tout son calme!
Les femmes Hans ont l'air d'avoir "peur" du soleil de la meme facon que les femmes en Amerique Latine. Elles pensent que j'ai une sorte de maladie quand elles voient mon bronzage. Soit elles utilisent un parapluie-parasol pour se proteger du soleil quand elles sont en ville, soit lorsqu'elles travaillent dans les champs ou voyagent en velo ou scooter, elles sont toutes couvertes. Elles portent un foulard ou un chapeau, se couvrent la bouche par un masque (pour se proteger de la poussiere aussi peut-etre) et portent des extensions a leurs manches courtes. Les hommes ne font pas ca du tout. Le soleil est-il plus dangereux pour les femmes que pour les hommes?
Tout au long de notre traversee du pays, nous avons remarque que les rivieres etaient enormement assechees, d'autant plus ici dans l'ouest. Mais en contrepartie, beaucoup d'eau circule dans les canaux d'irrigation utiles aux cultures et passant dans les villages. Beaucoup de ces canaux ont ete construits sous Mao et la construction avait entraine une grande catastrophe humaine. Le "Grand Bond en Avant" (1958-1960) visait a stimuler la production par la collectivisation agricole. Un des objectif etait d'accroitre la production d'acier. Chaque personne avait un quota a respecter. Les paysans ont fondu leur outils pour respecter leur quota. Ils etaient donc plus occupes a cela qu'a leur production agricole. C'est aussi cet acier qui a servi a construire les petites portes que l'on retrouve dans tous les canaux. Ajoute a cela, 1959 fut une terrible annee pour la meteo agricole, et en 1960 les Soviets ont retire leur aide. Le pays est entre dans une grande famine. Ces canaux d'irrigation ont l'air desormais de bien fonctionner. Ils sont secs ou remplis a certaines heures. On n'a pas su qui controlait l'ouverture des portes. Pour nous en tout ca, ils etaient tres utiles pour nous rafraichir.
Cote equipement. Une sacoche de decousue mais reparee a Xi'an. Une tente plus vraiment impermeable et pourtant pas vieille, une chance nous n'avons pas eu souvent de grandes pluies. Lorsque ca arrive, nos tapis de sol sont sur un fin coussin d'eau. La pompe du rechaud ne fonctionne plus bien. On n'utilise plus d'essence. On a une reserve de bonbonnes de gaz. Rupert a brule son tapis de sol en mettant le rechaud dessus en voulant faire la cuisine a l'interieur. Bravo! Une patch et hop repare! Le tapis n'etait pas encore trop troue. La jante de la roue arriere du velo de Rupert a craque. Il a vu ca a Xi'an, en a achete une sur internet et l'a faite envoyer a Lanzhou. Il a roule avec legerete entre ces 2 villes! Le cable du derailleur ailleurs du velo de Rupert a ete abime et casse lorsqu'on a pris l'autobus entre Dunhuang et Turpan. Il a roule avec 3 vitesses jusqu'a Kaxgar. Bravo Il a trouve un bon magasin de velo qui savait comment le changer ici. On a eu plusieurs crevaisons consecutives dues a l'usure des pneus. Changer ca en plein desert, super! Oceanne a perdu son canard-doudou il y a longtemps maintenant mais a tres bien remplace ca par un bout de tissu! Elle a aussi perdu son chapeau pour le soleil et une sandale. Tout ca est tombe de la remorque, par accident ou volontairement, et elle ne le dit pas. En pleine grande montee, Rupert est descendu de 2 kms et remonte de 2 kms pour retrouver sa sandale. Coquine!
Et cote route, nous avons bien sur traverse et traverse le desert. Pas si difficile toutefois. En quittant Turpan, nous avons tout de suite frappe une tempete de vent sans transport de sable, une autre fois de l'ouest, une autre fois le vent de face. Impossibe d'avancer. Nous sommes montes dans une camionnette pour 15 kms puis la route a change de direction. Un vent de travers qui s'apprivoise. Puis nous sommes montes du niveau de la mer a Turpan jusqu'a 1800m en 60 kms. Cela nous a pris 2 jours. Nous avons campe dans la montagne. On pensait etre seuls, c'etait 60 kms sans village, mais finalement sans le vouloir (on n'a pas vu, c'etait dans un virage), nous nous sommes arretes a quelques metres du seul kiosque de vente de pasteques. Un couple et un enfant sont venus nous voir et nous ont invites. Oeufs durs et pasteque le soir, oeufs durs et pasteque le lendemain matin. Il y avait aussi une petite source d'eau. On a passe un peu de temps avec les camionneurs qui s'arretaient, sympa. L'homme nous a offert de l'argent (mis dans la main d'Oceanne) quand on est reparti. Impossible de lui redonner. Vraiment genereux. Plusieurs fois sur la route on nous a offert de l'eau, et du melon, et de la pasteque, et du melon, et de la pasteque, et du melon, et de la pasteque. Je ne peux plus! Pour le reste de la route, nous avons traverse de nombreuses villes, ce qui nous permettait de nous arreter environ tous les 3 jours pour prendre un jour de repos a la fraicheur, faire l'epicerie, marcher dans la ville. Il y a aussi de nombreux villages, tous irrigues par l'eau descendant des Tian Shan. Une seule section de 400 kms entre Aksu et Artux fut un peu plus longue. 2 nuits de camping, 1 nuit dans l'hotel de camionneur du village. Les nuits sous la tente ne furent pas tres agreables. Tres chaud, avec beaucoup de moustiques, on ne pouvait pas ouvrir les portes. On a aussi eu droit a une 3e tempete de vent, courte, mais cette fois transportant du sable. On s'est reveille avec un fin tapis de sable dans la tente. Reveilles a 6h par la chaleur, rien a faire d'autre que pedaler jusqu'a ce qu'il fasse frais a 18h, nous avons fait plus de 100kms par jour en moyenne sur 4 jours. Nous avons eu un vent dans le dos pendant 2 jours, cela aide beaucoup! Mais cette section de route est tres belle, les Tian Shan, tres colorees, sont tres proches de nous. Meme si c'etait lors de journees nuageuses (tant mieux, il faisait moins chaud), c'etait deja tres beau.
Nous sommes arrives a Kaxgar il y a maintenant une semaine, bien fatigues. Apres Aksu, c'etait bien sur notre entiere motivation. Vous saurez tout sur cette semaine et sur ce qui va suivre (le Kirghistan) dans un autre message, car celui-la est deja tres long!
A bientot. Bises a tous,
Dorothee
11080 kms, pas tout a fait 11 mois de voyage, 3 mois pour traverser la Chine, nous sommes arrives a Kashgar. Nous sommes heureux! Satisfaits d'etre passes chez les Hans, les Huis, et les Ouighours.
En plus de ses 23 provinces, 2 zones speciales (Hong-Kong et Macau), 4 villes metropolitaines, la Chine inclue 5 regions autonomes ou les minorites nationales ne sont pas forcement majoritaires dans leur region respective. Une dont on entend tres evidemment parler est le Tibet, que les Chinois ont renomme Xizang. Originairement, le Tibet avait pour territoire ce qui est maintenant la province du Qinghai et la region autonome du Xizang. La frontiere entre les 2 a ete tracee plus ou moins arbitrairement, rien ne les distingue a part une ligne tracee sur une carte, l'une est maintenant une province et l'autre une region autonome. La region du Qinghai n'est pas accessible partout. Certaines routes sont parfois, de facon aleatoire, fermees aux touristes. Depuis la fondation du Parti Communiste Chinois, elle a ete une sorte de "Siberie chinoise" avec de nombreux camps de travail et prisons isolees. C'est aussi une "poubelle nucleaire" avec beaucoup de "bases secretes". C'est une province de culture tibetaine (le Dalai Lama actuel est ne dans cette region), excepte sa capitale Xining dans l'est de la province qui est Han. La plus petite region autonome est celle du Ningxia, region designee pour les Huis, les Chinois musulmans. Pourtant, on retrouve 80% des Huis a l'exterieur de leur region, et leur region est constituee a 62% de Hans. C'est une region tres pauvre, une des raisons qui explique la migration des Huis dans d'autres provinces. Nous en avons beaucoup rencontre dans la province du Gansu, et c'est avec eux que nous avons goute a nos premieres brochettes de mouton, un delice! Les Huis seraient des descendants de marchands perses et arabes venus s'etablir en Chine sous la dynastie Tang (618-907apres J.C). Tres peu les distingue des Chinois Hans, excepte leur attachement a l'Islam. La Mongolie Interieure, au sud de la Mongolie, et le Guangxi sont aussi 2 autres regions autonomes dont je ne connais pas grand chose. Finalement, la derniere et non la moindre dont on n'entend pas assez parler est le Turkestan Oriental, renomme Xinjiang par les Chinois, qui veut d'ailleurs dire "nouvelle frontiere", terre des Ouighours qui nous plait bien! Les Ouighours constituent 45% de la population, le total des minorites ethniques (Ouighours, Kazakhs, Huis, Kirghizs, Mongols et autres) est de 59%. Les Hans sont presents a 41% et ce chiffre ne cesse de grandir... Je pourrai faire un message a lui seul pour parler de tout ca. Ce sera pour plus tard!
Je repars vers l'est. Nous avons quitte l'Empire du Milieu a Jiayuguan dans le Gansu. Nous y avons vu la fin de la Grande Muraille ainsi que le fort, qui controlaientt l'acces a ceux venant de l'ouest ayant traverse le Turkestan et ceux venant du nord arrivant de la Mongolie. C'est a partir de ce moment ou nous sommes entres dans le monde des caravanes mais nous y avons trouve tres peu de traces. A Dunhuang, nous avons visite les Grottes de Mogao tres impressionnantes. Elles sont ouvertes au public depuis 1980, seules 40 restent ouvertes au public, par roulement, dont dix en permanence, sur un ensemble de 492 temples bouddhistes. Le nombre de grottes creusees dans la paroi rocheuse reste indetermine. Ces grottes constituaient des lieux de culte d'une grande importance, sur la route de la soie. Les pigments utilises pour les couleurs des peintures murales viennent de partout, d'Afghanistan par exemple pour le bleu du lapis-lazuli. Leur réalisation s'est étalée sur une longue période allant du 4e siecle (dynastie Wei 386-581) au 14e siecle avec un point culminant sous la dynastie Tang (618-907). Autour de 1900, une petite grotte murée fut découverte de façon accidentelle; elle s'avéra contenir plusieurs dizaines de milliers de documents, de statuettes et d'objets divers, souvent vieux de plus de 1 000 ans. Une grande partie de ces trésors culturels ont été achetés par les explorateurs occidentaux, en particulier Sir Aurel Stein et Paul Pelliot. Il ne reste donc plus de manuscrits en Chine, et les Chinois aimeraient bien sur en recuperer... Les Grottes ont toutefois etaient epargnees de la Revolution Culturelle sous la demande de la femme de Mao, Jiang Qing. Ce sont les peintures murales, si bien preservees, qui sont magnifiques. Elles sont surtout a thematique religieuse mais certaines retracent egalement la vie quotidienne des moines. A ne pas manquer si elles ne se trouvent pas tres loin de votre route! :)
En quittant l'Empire du Milieu, nous avons quitte les Hans, meme si nous en avons finalement trouve ensuite habitant a peu pres dans toutes les grandes villes. Ils s'installent de plus en plus partout... Voici quelques caracteristiques hans dont je n'avais pas encore parle.
Les Hans ont l'habitude de faire une courte reunion de tous les employes d'un restaurant, d'une epicerie, d'un hotel en public. Ils sont tous alignes sur le trottoir ou devant le comptoir des viandes du supermarche et ecoute leur superviseur pendant quelques minutes.
Les hommes Hans boivent beaucoup de bieres. Dans la campagne, mais aussi en ville. Ils sortent dans les restaurants, boivent comme des trous, rentrent a l'hotel completement saouls (c'est la ou on les voit avant et apres), a l'occasion se fachent a la reception. Une femme (epouse ou amante je ne sais trop) est toujours la pour l'accompagner, le tirer par le bras s'il s'enerve trop, et surtout, elle garde tout son calme!
Les femmes Hans ont l'air d'avoir "peur" du soleil de la meme facon que les femmes en Amerique Latine. Elles pensent que j'ai une sorte de maladie quand elles voient mon bronzage. Soit elles utilisent un parapluie-parasol pour se proteger du soleil quand elles sont en ville, soit lorsqu'elles travaillent dans les champs ou voyagent en velo ou scooter, elles sont toutes couvertes. Elles portent un foulard ou un chapeau, se couvrent la bouche par un masque (pour se proteger de la poussiere aussi peut-etre) et portent des extensions a leurs manches courtes. Les hommes ne font pas ca du tout. Le soleil est-il plus dangereux pour les femmes que pour les hommes?
Tout au long de notre traversee du pays, nous avons remarque que les rivieres etaient enormement assechees, d'autant plus ici dans l'ouest. Mais en contrepartie, beaucoup d'eau circule dans les canaux d'irrigation utiles aux cultures et passant dans les villages. Beaucoup de ces canaux ont ete construits sous Mao et la construction avait entraine une grande catastrophe humaine. Le "Grand Bond en Avant" (1958-1960) visait a stimuler la production par la collectivisation agricole. Un des objectif etait d'accroitre la production d'acier. Chaque personne avait un quota a respecter. Les paysans ont fondu leur outils pour respecter leur quota. Ils etaient donc plus occupes a cela qu'a leur production agricole. C'est aussi cet acier qui a servi a construire les petites portes que l'on retrouve dans tous les canaux. Ajoute a cela, 1959 fut une terrible annee pour la meteo agricole, et en 1960 les Soviets ont retire leur aide. Le pays est entre dans une grande famine. Ces canaux d'irrigation ont l'air desormais de bien fonctionner. Ils sont secs ou remplis a certaines heures. On n'a pas su qui controlait l'ouverture des portes. Pour nous en tout ca, ils etaient tres utiles pour nous rafraichir.
Cote equipement. Une sacoche de decousue mais reparee a Xi'an. Une tente plus vraiment impermeable et pourtant pas vieille, une chance nous n'avons pas eu souvent de grandes pluies. Lorsque ca arrive, nos tapis de sol sont sur un fin coussin d'eau. La pompe du rechaud ne fonctionne plus bien. On n'utilise plus d'essence. On a une reserve de bonbonnes de gaz. Rupert a brule son tapis de sol en mettant le rechaud dessus en voulant faire la cuisine a l'interieur. Bravo! Une patch et hop repare! Le tapis n'etait pas encore trop troue. La jante de la roue arriere du velo de Rupert a craque. Il a vu ca a Xi'an, en a achete une sur internet et l'a faite envoyer a Lanzhou. Il a roule avec legerete entre ces 2 villes! Le cable du derailleur ailleurs du velo de Rupert a ete abime et casse lorsqu'on a pris l'autobus entre Dunhuang et Turpan. Il a roule avec 3 vitesses jusqu'a Kaxgar. Bravo Il a trouve un bon magasin de velo qui savait comment le changer ici. On a eu plusieurs crevaisons consecutives dues a l'usure des pneus. Changer ca en plein desert, super! Oceanne a perdu son canard-doudou il y a longtemps maintenant mais a tres bien remplace ca par un bout de tissu! Elle a aussi perdu son chapeau pour le soleil et une sandale. Tout ca est tombe de la remorque, par accident ou volontairement, et elle ne le dit pas. En pleine grande montee, Rupert est descendu de 2 kms et remonte de 2 kms pour retrouver sa sandale. Coquine!
Et cote route, nous avons bien sur traverse et traverse le desert. Pas si difficile toutefois. En quittant Turpan, nous avons tout de suite frappe une tempete de vent sans transport de sable, une autre fois de l'ouest, une autre fois le vent de face. Impossibe d'avancer. Nous sommes montes dans une camionnette pour 15 kms puis la route a change de direction. Un vent de travers qui s'apprivoise. Puis nous sommes montes du niveau de la mer a Turpan jusqu'a 1800m en 60 kms. Cela nous a pris 2 jours. Nous avons campe dans la montagne. On pensait etre seuls, c'etait 60 kms sans village, mais finalement sans le vouloir (on n'a pas vu, c'etait dans un virage), nous nous sommes arretes a quelques metres du seul kiosque de vente de pasteques. Un couple et un enfant sont venus nous voir et nous ont invites. Oeufs durs et pasteque le soir, oeufs durs et pasteque le lendemain matin. Il y avait aussi une petite source d'eau. On a passe un peu de temps avec les camionneurs qui s'arretaient, sympa. L'homme nous a offert de l'argent (mis dans la main d'Oceanne) quand on est reparti. Impossible de lui redonner. Vraiment genereux. Plusieurs fois sur la route on nous a offert de l'eau, et du melon, et de la pasteque, et du melon, et de la pasteque, et du melon, et de la pasteque. Je ne peux plus! Pour le reste de la route, nous avons traverse de nombreuses villes, ce qui nous permettait de nous arreter environ tous les 3 jours pour prendre un jour de repos a la fraicheur, faire l'epicerie, marcher dans la ville. Il y a aussi de nombreux villages, tous irrigues par l'eau descendant des Tian Shan. Une seule section de 400 kms entre Aksu et Artux fut un peu plus longue. 2 nuits de camping, 1 nuit dans l'hotel de camionneur du village. Les nuits sous la tente ne furent pas tres agreables. Tres chaud, avec beaucoup de moustiques, on ne pouvait pas ouvrir les portes. On a aussi eu droit a une 3e tempete de vent, courte, mais cette fois transportant du sable. On s'est reveille avec un fin tapis de sable dans la tente. Reveilles a 6h par la chaleur, rien a faire d'autre que pedaler jusqu'a ce qu'il fasse frais a 18h, nous avons fait plus de 100kms par jour en moyenne sur 4 jours. Nous avons eu un vent dans le dos pendant 2 jours, cela aide beaucoup! Mais cette section de route est tres belle, les Tian Shan, tres colorees, sont tres proches de nous. Meme si c'etait lors de journees nuageuses (tant mieux, il faisait moins chaud), c'etait deja tres beau.
Nous sommes arrives a Kaxgar il y a maintenant une semaine, bien fatigues. Apres Aksu, c'etait bien sur notre entiere motivation. Vous saurez tout sur cette semaine et sur ce qui va suivre (le Kirghistan) dans un autre message, car celui-la est deja tres long!
A bientot. Bises a tous,
Dorothee
Sunday, 22 August 2010
Perpetuating Horizons
Hi there once again,
We are now in Kashgar. We DID China and survived! This particular town has become almost mythical to us. We have come all the way from the other side of this country, the city of Beijing being over 4650 km's of pedalling away. Same country but so incredibly different. Not only did we have to bike through 1800 km's of desert to get here but this historical trading post at the junction of many arms of the silk road is in a totally unique location. The Tian Shan mountains and the border of Kyrgyzstan are just to the north. The Pamir ranges and Tajikistan are to the west and south including our friend, Afghanistan. Pakistan is only 350 km's away to the south along the Karakorum highway which begins in Kashgar. The second highest mountain in the world, K2 is a similar distance away in the same region. Kazakstan is also very close. It feels strange to come all this way in very monotonous landscapes in one single country and then have so much happening in all different directions. I imagine it could be like following a very long tunnel for a very long time and then being let out into a huge valley full of lakes, mountains, glaciers, flowers and all the animals under the sun. We are not there yet however. We must arrange our transport to Kyrgyzstan in the next couple of days as the border over the Torugart pass to Naryn and eventually Bishkek, where we must try and acquire a visa for Uzbekistan, is closed to independent travellers. We must therefore go in some kind of jeep and pay through the nose for the pleasure. Nice.
Leaving Jiayuguan where l last wrote was admittedly a little bit depressing. Over 2000 km's of desert awaited us and along with that we had the uncertainty of maybe or maybe not extending our stay in China which we dearly wanted to even if we were a little daunted by the huge distances of aridness! Our plan was to head to Dunhuang which was a relatively large detour into even more intense desert to see some famous buddhist cave art before continuing on the main route west via Turpan which is below sea level before continuing over the Tian Shan range and then aside it for the long drag to Kashgar. So we set off to Dunhuang, myself in anxious spirits of the job in hand. Tired of the family dynamic it has to be said as well. Oceanne is our ticket to some amazing experiences and this trip would be nothing like it has been without her but and there is a but, we continue to be sometimes exhausted and for me this was one of those times. The added logistics and weight of now having to find and travel with up to 14 litres of water means that when the day is over and we are exhausted, poor Oceanne is on top form and needing to run around and play. It is still very hot at these times in the evening and the want and need to lie down on the ground and maybe put up the tent when your energy returns and then cook supper is very tempting. This is not possible so therefore nerves are often ragged and tensions do occur which is not great but it's difficult to keep a lid on things!
After the last of the autoroute which we took in parts to the very end before the town of Anxi we were within 120 km's of Dunhuang. The autoroute will eventually go all the way to Kashgar but for now China continues to be a country in the process of construction and transition as new autoroutes and high speed rail links are built all around this huge land. We had arrived at 9 p.m the night before after a huge day of 140 km's. Dorothee had suffered mild sunstroke after being exposed to the heat for too long but we were confident that a tailwind would push us the remaining distance to Dunhuang. It started well but then after a few dust devils appearing on my left, the wind turned 180 degrees in an instant and we were in a full blown sand storm with the wind so strong on the nose that it took a huge and l mean huge effort to grind forward at around 8 km/h. I have never felt such a hot strong wind and even drafting wasn't helping the cyclist behind. We were invited into a house and fed the famous 'lahman' which is specially made stretched noodles normally served with stir fried mutton in vegetables. This time it wasn't so elaborate but these people were extremley kind and genuine and of course did not have much. I remember their crunchy green beans in particular as a good memory! We set out again in this fierce wind with myself thinking that l would not be beaten by a bit of wind. Around 12 km's later and totally exhausted and fast running out of water with none available for the next 90 km's to Dunhuang, we gave up while being offered nearly an entire water melon by a truck who had a flat. The amount of water we drank per hour was incredible in that storm. We could have put the tent up and the storm would or should have died down through the night and we could have carried on the next day but nothing was certain and we might not have had enough water for the following day. Not risks you take with a child. Alone, most definetly!! We got a lift almost immediately and arrived in Dunhuang an hour or so later. Forced to pay for the lift before l could offer anything. That is the way in China for hitching. It was the right decision because Oceanne came down with a stomach issue soon after arriving which lasted for a week and she lost a lot of fluids and also weight. She is now recovered but we were of course very worried. Dorothee caught it also in Dunhuang but was bedridden for only a day. I mysteriously got it a week later in Turpan and felt weak for a couple of days.
Dunhuang was definetly worth the detour. The Magao caves are out of this world and the sand dunes or Mingsha mountains that lie 6 km's to the south of the town are those perfectly formed crests that you think only exist in the deepest, darkest Sahara. Some are over 1500 metres high and just too tempting to get away from the crowds of Chinese tourists in their orange flourescent sand boots on camel rides. Burning feet but an incredibly rewarding experience in total silence and very high up, looking down on the oasis towards the north and sand upon sand to the south. We met a German cyclist after leaving Jiayuguan who on mentioning the Magao caves said that caves were not his thing but l can tell you, they're maybe not my thing either but you cannot leave not amazed. The art and sculpture cannot be compared and l don't know how the cyclist could make that comment without even seeing it or even taking the detour to Dunhuang. Nutter. I'm not the judgemental type of course! We tried to extend our visa in town during our sickness period but they were having none of it saying it was too early. We only had a week left and we questioned, well what happens if we are refused as we expected but that didn't seem to make a difference to the PSB or public security bureau as the police are called. Our plan B was to go to Hami by bus which was the next town on our route, to try there. All was going well and we had our ticket and had even showed our entire luggage collection to the bus station so they could realise our situation. The bus was at an early time in the morning but we got there in good time. The driver would not take us though! More frustration. I knew we should have biked instead l muttered to myself! It is true it was not a huge bus but come on, they knew! They said come back tomorrow but l was having none of that. Why should tomorrow be any different. Plan C was to ask about a bus to Turpan, the town after Hami where we knew we had a good chance of a visa extension as a French family had asked there for a third extension and succeeded only two years ago in an exact copy of our current situation. To cut a long story short we were helped, not really great help, to push and sometimes ram our bikes into a small compartment on a sleeper bus to Turpan. All the rest of the large baggage compartment was taken up by huge sacks of grain that were on the bus before it arrived at the bus station. We of course had to pay for our bikes like we had to pay the guy who gave us a lift before Dunhuang. The bus journey was interesting. 14 hours with Oceanne still sick and bumping around trying to change nappies and sleep made it something to forget! I just wished Oceanne would get better at this point and hoped that we would get this extension to make all this effort worth it. Getting off the bus and realising my rear derailleur cable had been damaged meaning l now had only 3 speeds with just the front derailleur made my mood all the more better.
Turpan is the hottest place in China with a record temperature of above 49 degrees mostly due to the fact that it is in a basin that is below sea level and is the second lowest depression on earth after the dead sea. In this month of July which is the hottest, walking slowly and staying cool was very important. That kind of heat makes feeling active virtually impossible. But we got the extension. Yes! I was forced to clean up an accident by Oceanne when the toilet hadn't come quick enough the day before as we picked up our new visa but that was a small price to pay! We visted certain sites in and around Turpan during this time as Oceanne got better including the ingenious underground irrigation system called a Karez. A Karez brings groundwater gradually down a slope from beneath mountains, in this case the Tian Shan keeping it always underground until it reaches the point where it is needed at the bottom of the valley. Kept underground to limit evaporation in the intense heat and to keep it fresh and clean. We could go underground to see a real one which was interesting and great to have a drink as each year there are more of these systems that are abandoned. A bit like an animal going extinct. It is said that only specific people could build a Karez and these men were incredibly valued! I tried to get someone to fix my cable at this time but the simple bike guys who you find in the street had no idea about my integrated shifter and infact were close to destroying it altogether. The best l could do was to jam it in the easiest gear as we had a 60 km climb up to 1800 metres from below sea level soon after Turpan after which l would jam it in a gear better suited to the flat roads to Kashgar as we crossed the eternal desert. It was a long shot but l needed to get to a bigger town for a new cable where maybe l would have a go at changing it but in all honesty l was a bit of a chicken in trying as those integrated shifters are tricky or so l thought. I actually got a cable in Korla 380 km's after Turpan but not being confident enough with cables, ended up not changing it until l found a really good bike shop here in Kashgar hence riding the 1400 km's from Turpan on just the front derailleur. During this cross desert odyssey we also achieved our largest distances, one day doing 153 km's in a long day of seven hours in the saddle and during a period where we did 460 km's in 4 days. I had killer diarrhoea l am afraid to admit during this time so for me l was dying on my bike. It was the worst l have ever felt on a bike and getting to Kashgar felt all the more better for it.
We had more sand storms on the road. One where we were again forced to take a lift but only for 15 km's, this time where instead of battling a head-on storm we were taken to an intersection where we turned and could lean full force into the storm as it now hit us side-on. Hard but at least better than in the face. This time l can say the wind was so strong that l didn't know l could see that type of wind in a desert. I have a video! One night we also had one while camping and the sand was so fine it filtered through even the netting of the tent so everything was covered and l wasn't sure if l was itching from mosquito bites from when we were having supper or the fine sand on my mattress! You would think mosquitoes don't exist in the desert but in this desert they sure did. Oceanne had at least 50 bites at a time even with repellent. They were fierce and Oceanne has pretty bad reactions to them followed by itching for weeks which is not so pleasant for her. Basically we have had trials but we got here and believe me we often had wind in the back as well which was a huge blessing in the long hot straights of the desert.
While we've been here in Kashgar, we took a jeep up the famous Karokorum highway over 4000 metres to Taskurgan which is close to the Pakistan border and we camped for a night on the shores of Karakul lake below two massive peaks that reached up to nearly 7800 metres with huge glaciers coming down their flanks. One of them was the revered Muztagh Ata which at 6 a.m and sunrise was a sight l won't forget as the whole mountain was absolutely clear from where we were camped at 3600 metres.
I would say that, yes, Kashgar has lived up to it's expectation on our parts. The Uighur population is still thriving here even if the Han Chinese are destroying their homes to make way for modernisation and yet more modernisation. The main Bazaar and livestock market are sights that can't be missed. A massive bull is going for around 1000$ or a donkey for 200$ but l coulden't afford it. I bought a nice knife though as that was affordable and every Uighur man carries one so why not. May not be able to get it back to Canada though. We are staying in the old quarter in a hostel housed in an old courtyard house. There are an incredible 15 other travellers by bike at the moment staying in this place as it's a major junction for cyclists going west to central Asia like us, south to Pakistan and east to mainland China with the huge majority going east infact. I think we are the only one's going west!? Gooooooo west...
We are now just awaiting our private jeep on wednesday to Kyrgyzstan where we should, you never know, get on our bikes. Central Asia is waiting for us. I have a new tyre from Kashgar and we are ready to go. I can't get any tubes though. You woulden't believe that we had 10 flats on the road from Turpan to here but we did which means the tubes have an amazing assortment of patches on them and l can't trust them anymore. Hardly any roads are of the asphalt variety in Kyrgyzstan either which should be interesting. Must ask my sister or somebody to send me some. Love to all.
Rupert.
11,161 km's and 28 flats
We are now in Kashgar. We DID China and survived! This particular town has become almost mythical to us. We have come all the way from the other side of this country, the city of Beijing being over 4650 km's of pedalling away. Same country but so incredibly different. Not only did we have to bike through 1800 km's of desert to get here but this historical trading post at the junction of many arms of the silk road is in a totally unique location. The Tian Shan mountains and the border of Kyrgyzstan are just to the north. The Pamir ranges and Tajikistan are to the west and south including our friend, Afghanistan. Pakistan is only 350 km's away to the south along the Karakorum highway which begins in Kashgar. The second highest mountain in the world, K2 is a similar distance away in the same region. Kazakstan is also very close. It feels strange to come all this way in very monotonous landscapes in one single country and then have so much happening in all different directions. I imagine it could be like following a very long tunnel for a very long time and then being let out into a huge valley full of lakes, mountains, glaciers, flowers and all the animals under the sun. We are not there yet however. We must arrange our transport to Kyrgyzstan in the next couple of days as the border over the Torugart pass to Naryn and eventually Bishkek, where we must try and acquire a visa for Uzbekistan, is closed to independent travellers. We must therefore go in some kind of jeep and pay through the nose for the pleasure. Nice.
Leaving Jiayuguan where l last wrote was admittedly a little bit depressing. Over 2000 km's of desert awaited us and along with that we had the uncertainty of maybe or maybe not extending our stay in China which we dearly wanted to even if we were a little daunted by the huge distances of aridness! Our plan was to head to Dunhuang which was a relatively large detour into even more intense desert to see some famous buddhist cave art before continuing on the main route west via Turpan which is below sea level before continuing over the Tian Shan range and then aside it for the long drag to Kashgar. So we set off to Dunhuang, myself in anxious spirits of the job in hand. Tired of the family dynamic it has to be said as well. Oceanne is our ticket to some amazing experiences and this trip would be nothing like it has been without her but and there is a but, we continue to be sometimes exhausted and for me this was one of those times. The added logistics and weight of now having to find and travel with up to 14 litres of water means that when the day is over and we are exhausted, poor Oceanne is on top form and needing to run around and play. It is still very hot at these times in the evening and the want and need to lie down on the ground and maybe put up the tent when your energy returns and then cook supper is very tempting. This is not possible so therefore nerves are often ragged and tensions do occur which is not great but it's difficult to keep a lid on things!
After the last of the autoroute which we took in parts to the very end before the town of Anxi we were within 120 km's of Dunhuang. The autoroute will eventually go all the way to Kashgar but for now China continues to be a country in the process of construction and transition as new autoroutes and high speed rail links are built all around this huge land. We had arrived at 9 p.m the night before after a huge day of 140 km's. Dorothee had suffered mild sunstroke after being exposed to the heat for too long but we were confident that a tailwind would push us the remaining distance to Dunhuang. It started well but then after a few dust devils appearing on my left, the wind turned 180 degrees in an instant and we were in a full blown sand storm with the wind so strong on the nose that it took a huge and l mean huge effort to grind forward at around 8 km/h. I have never felt such a hot strong wind and even drafting wasn't helping the cyclist behind. We were invited into a house and fed the famous 'lahman' which is specially made stretched noodles normally served with stir fried mutton in vegetables. This time it wasn't so elaborate but these people were extremley kind and genuine and of course did not have much. I remember their crunchy green beans in particular as a good memory! We set out again in this fierce wind with myself thinking that l would not be beaten by a bit of wind. Around 12 km's later and totally exhausted and fast running out of water with none available for the next 90 km's to Dunhuang, we gave up while being offered nearly an entire water melon by a truck who had a flat. The amount of water we drank per hour was incredible in that storm. We could have put the tent up and the storm would or should have died down through the night and we could have carried on the next day but nothing was certain and we might not have had enough water for the following day. Not risks you take with a child. Alone, most definetly!! We got a lift almost immediately and arrived in Dunhuang an hour or so later. Forced to pay for the lift before l could offer anything. That is the way in China for hitching. It was the right decision because Oceanne came down with a stomach issue soon after arriving which lasted for a week and she lost a lot of fluids and also weight. She is now recovered but we were of course very worried. Dorothee caught it also in Dunhuang but was bedridden for only a day. I mysteriously got it a week later in Turpan and felt weak for a couple of days.
Dunhuang was definetly worth the detour. The Magao caves are out of this world and the sand dunes or Mingsha mountains that lie 6 km's to the south of the town are those perfectly formed crests that you think only exist in the deepest, darkest Sahara. Some are over 1500 metres high and just too tempting to get away from the crowds of Chinese tourists in their orange flourescent sand boots on camel rides. Burning feet but an incredibly rewarding experience in total silence and very high up, looking down on the oasis towards the north and sand upon sand to the south. We met a German cyclist after leaving Jiayuguan who on mentioning the Magao caves said that caves were not his thing but l can tell you, they're maybe not my thing either but you cannot leave not amazed. The art and sculpture cannot be compared and l don't know how the cyclist could make that comment without even seeing it or even taking the detour to Dunhuang. Nutter. I'm not the judgemental type of course! We tried to extend our visa in town during our sickness period but they were having none of it saying it was too early. We only had a week left and we questioned, well what happens if we are refused as we expected but that didn't seem to make a difference to the PSB or public security bureau as the police are called. Our plan B was to go to Hami by bus which was the next town on our route, to try there. All was going well and we had our ticket and had even showed our entire luggage collection to the bus station so they could realise our situation. The bus was at an early time in the morning but we got there in good time. The driver would not take us though! More frustration. I knew we should have biked instead l muttered to myself! It is true it was not a huge bus but come on, they knew! They said come back tomorrow but l was having none of that. Why should tomorrow be any different. Plan C was to ask about a bus to Turpan, the town after Hami where we knew we had a good chance of a visa extension as a French family had asked there for a third extension and succeeded only two years ago in an exact copy of our current situation. To cut a long story short we were helped, not really great help, to push and sometimes ram our bikes into a small compartment on a sleeper bus to Turpan. All the rest of the large baggage compartment was taken up by huge sacks of grain that were on the bus before it arrived at the bus station. We of course had to pay for our bikes like we had to pay the guy who gave us a lift before Dunhuang. The bus journey was interesting. 14 hours with Oceanne still sick and bumping around trying to change nappies and sleep made it something to forget! I just wished Oceanne would get better at this point and hoped that we would get this extension to make all this effort worth it. Getting off the bus and realising my rear derailleur cable had been damaged meaning l now had only 3 speeds with just the front derailleur made my mood all the more better.
Turpan is the hottest place in China with a record temperature of above 49 degrees mostly due to the fact that it is in a basin that is below sea level and is the second lowest depression on earth after the dead sea. In this month of July which is the hottest, walking slowly and staying cool was very important. That kind of heat makes feeling active virtually impossible. But we got the extension. Yes! I was forced to clean up an accident by Oceanne when the toilet hadn't come quick enough the day before as we picked up our new visa but that was a small price to pay! We visted certain sites in and around Turpan during this time as Oceanne got better including the ingenious underground irrigation system called a Karez. A Karez brings groundwater gradually down a slope from beneath mountains, in this case the Tian Shan keeping it always underground until it reaches the point where it is needed at the bottom of the valley. Kept underground to limit evaporation in the intense heat and to keep it fresh and clean. We could go underground to see a real one which was interesting and great to have a drink as each year there are more of these systems that are abandoned. A bit like an animal going extinct. It is said that only specific people could build a Karez and these men were incredibly valued! I tried to get someone to fix my cable at this time but the simple bike guys who you find in the street had no idea about my integrated shifter and infact were close to destroying it altogether. The best l could do was to jam it in the easiest gear as we had a 60 km climb up to 1800 metres from below sea level soon after Turpan after which l would jam it in a gear better suited to the flat roads to Kashgar as we crossed the eternal desert. It was a long shot but l needed to get to a bigger town for a new cable where maybe l would have a go at changing it but in all honesty l was a bit of a chicken in trying as those integrated shifters are tricky or so l thought. I actually got a cable in Korla 380 km's after Turpan but not being confident enough with cables, ended up not changing it until l found a really good bike shop here in Kashgar hence riding the 1400 km's from Turpan on just the front derailleur. During this cross desert odyssey we also achieved our largest distances, one day doing 153 km's in a long day of seven hours in the saddle and during a period where we did 460 km's in 4 days. I had killer diarrhoea l am afraid to admit during this time so for me l was dying on my bike. It was the worst l have ever felt on a bike and getting to Kashgar felt all the more better for it.
We had more sand storms on the road. One where we were again forced to take a lift but only for 15 km's, this time where instead of battling a head-on storm we were taken to an intersection where we turned and could lean full force into the storm as it now hit us side-on. Hard but at least better than in the face. This time l can say the wind was so strong that l didn't know l could see that type of wind in a desert. I have a video! One night we also had one while camping and the sand was so fine it filtered through even the netting of the tent so everything was covered and l wasn't sure if l was itching from mosquito bites from when we were having supper or the fine sand on my mattress! You would think mosquitoes don't exist in the desert but in this desert they sure did. Oceanne had at least 50 bites at a time even with repellent. They were fierce and Oceanne has pretty bad reactions to them followed by itching for weeks which is not so pleasant for her. Basically we have had trials but we got here and believe me we often had wind in the back as well which was a huge blessing in the long hot straights of the desert.
While we've been here in Kashgar, we took a jeep up the famous Karokorum highway over 4000 metres to Taskurgan which is close to the Pakistan border and we camped for a night on the shores of Karakul lake below two massive peaks that reached up to nearly 7800 metres with huge glaciers coming down their flanks. One of them was the revered Muztagh Ata which at 6 a.m and sunrise was a sight l won't forget as the whole mountain was absolutely clear from where we were camped at 3600 metres.
I would say that, yes, Kashgar has lived up to it's expectation on our parts. The Uighur population is still thriving here even if the Han Chinese are destroying their homes to make way for modernisation and yet more modernisation. The main Bazaar and livestock market are sights that can't be missed. A massive bull is going for around 1000$ or a donkey for 200$ but l coulden't afford it. I bought a nice knife though as that was affordable and every Uighur man carries one so why not. May not be able to get it back to Canada though. We are staying in the old quarter in a hostel housed in an old courtyard house. There are an incredible 15 other travellers by bike at the moment staying in this place as it's a major junction for cyclists going west to central Asia like us, south to Pakistan and east to mainland China with the huge majority going east infact. I think we are the only one's going west!? Gooooooo west...
We are now just awaiting our private jeep on wednesday to Kyrgyzstan where we should, you never know, get on our bikes. Central Asia is waiting for us. I have a new tyre from Kashgar and we are ready to go. I can't get any tubes though. You woulden't believe that we had 10 flats on the road from Turpan to here but we did which means the tubes have an amazing assortment of patches on them and l can't trust them anymore. Hardly any roads are of the asphalt variety in Kyrgyzstan either which should be interesting. Must ask my sister or somebody to send me some. Love to all.
Rupert.
11,161 km's and 28 flats
Wednesday, 28 July 2010
Un 4e mois en Chine!
Bonjour,
On l'a eu! Et sans encombre!
De Dunhuang, nous devions prendre l'autobus le matin pour Hami. Debout a 6h30, nous sommes rendus a la station d'autobus assez tot pour pouvoir charger toutes nos affaires dans les souttes. Quelle surprise quand on a vu la taille de l'autobus... tres petit. Et les souttes etaient deja pleines de cargo. Le chauffeur nous dit non et laisse monter tous les autres passagers et leur laisse charger leurs bagages. Nous etions venus 2 jours plus tot pour qu'ils voient bien nos velos et nos remorques. Cela n'a servi a rien... Et ils n'ont pas pense a prendre un autobus plus grand. La dame a la securite nous dit de revenir le lendemain matin que l'autobus sera plus grand. Ah bon et sous quelle garantie?... On demande s'il y a un autobus pour Turpan, bien plus loin. Oui, le soir meme a 18h et ils nous garantissent que c'est un grand autobus. Alors, c'est l'option que nous choisissons. Malheureusement, cela nous fait manquer une enorme distance en velo. Et comme on voyagera de nuit, on ne verra pas le paysage que nous aurions vu en velo. Mais on ne peut pas tout faire en Chine...
14 heures d'autobus-couchette. C'est une experience! Ce ne sont pas des fauteuils, ni totalement des lits, le dossier est incline pour que celui de derriere puisse mettre ses pieds dessous. Il y a 3 rangees et 2 etages. Relativement tasses... Air conditionne faible a l'etage du dessous ou je me trouvais, et fort au-dessus ou etait Rupert. Oceanne n'avait pas de couchette pour elle. Il y en a eu une de libre une partie du voyage, le reste elle a dormi avec moi... Elle est tout de meme grande! Mal au dos et aux fesses pour ma part! On est arrive dimanche matin. Le chargement dans les souttes ne s'est pas fait en douceur. Quelques petits bris sur ma remorque, mais surtout le cable de derailleur ailleurs casse pour le velo de Rupert (il etait bien use). C'est un changement de vitesse meconnu ici. Il pedalera donc a 3 vitesses jusqu'a une prochaine grande ville, Kashgar, ou Bishkek... Super pour les montagnes!
Nous avons passe notre dimanche a nous reposer a l'hotel sous l'air conditionne. Juste le temps de remonter nos velos a 8h le matin, on transpirait a grosses gouttes. 40C par ici! Nous sommes a 154m au-dessous du niveau de la mer, 2e depression apres la Mer Morte. Point le plus chaud en Chine. Nous sommes dans un grand oasis humide!
Lundi matin, nous avons commence notre journee par une visite au Bureau de la Securite Publique (PSB) pour l'extension de notre visa. Apres 3 postes de police, nous avons trouve le bon. La personne responsable n'etait pas la. On nous demande de revenir le lendemain. Bon, ce ne sera pas pour aujourd'hui!... Nous partons donc visiter la mosquee et le minaret de Emin Khoja construit en 1777, tout en briques, de style afghan. Enorme surprise, sur la place, nous avons rencontre Sasha, un ami de Claire D., vivant a Shanghai. Je savais qu'il etait de passage a Urumqi pour le travail, mais les dates ne permettaient pas qu'on se voit. Le voila venu faire du tourisme a Turpan une journee, au meme moment a la mosquee. Quelle bonne coincidence! On a eu le temps de discuter, mais pas beaucoup plus car accompagne par un guide, son horaire de la journee etait fait. Apres notre visite, nous partons manger au QG des occidentaux, John's cafe! Salade concombres-tomates-yoghourt et des frites avec du ketchup! Je rencontre un Quebecois voyageant avec son fils pendant un mois. Contente de parler francais pour la 2e fois aujourd'hui! C'est aussi agreable de partager nos voyages, cela ne nous est pas arrive souvent. Le soir, nous allons visiter le Grand Bazar. Nous sommes au Xinjiang. Tout a beaucoup change. On retrouve toutes les etoffes colorees. Les femmes portent des foulards et des longues robes qu'elles se font faire au Grand Bazar. Il y a de nombreuses couturieres utilisant les machines Singer a pedale. On sent avoir un pied en Asie Centrale. On retrouve un melange de type chinois han, type turcoman a la peau foncee et le regard noir profond, et type indo-europeen style kazak a la peau plus blanche. On goute donc a la nourriture Uighur, et apprenons a nouveau comment dire bonjour et merci. Le type de langue n'a rien a voir au chinois, mais peut-etre ressemble au turc (la sonorite). L'ecriture est l'arabe.
Mardi matin, nous retournons au PSB. Il est ferme. Que nous-a-t-on dit hier... On commence a douter et se dire qu'on devrait aller a Urumqi pour plus d'efficacite. On frappe a plusieurs portes. Finalement, quelqu'un appelle quelqu'un qui appelle quelqu'un. Un homme sans expression vient nous ouvrir le bureau, feuillete nos passeports et nous donne 3 formulaires a remplir. Pas un mot de plus. Il tape a l'ordinateur, nous fait payer et nous demande de revenir le lendemain-aujourd'hui chercher nos passeports. Wow! On retourne chez John's cafe soulages et enjoues et on part visiter un karez l'apres-midi.
Un karez, c'est un systeme d'irrigation que l'on retrouve en Iran, Afghanistan et Xinjiang, propres aux regions arides et montagneuses. Le principe consiste a apporter l'eau des montagnes vers les zones a irriguer a travers un reseau de canaux souterrains. Il n'y a aucune pompe. Tous les canaux ont ete creuses manuellement en veillant a l'inclinaison de la pente pour pouvoir conduire l'eau jusqu'au point d'irrigation. Dans le Xinjiang, les plus vieux datent de 2000 ans, c'est un reseau de 5272 km sous terre et 313 km ouvert qui existe, surtout dans la region de Hami et Turpan. Il y a 1784 karezs. En 2003, 1170 etaient secs et 614 etaient encore utilises. En 2009, seulement 427 etaient utilises. Entre 1950 et 2003, 23 se sont asseches par annee. Entre 2003 et 2009, 32 par annee s'assechent. Turpan est une grande region productrice de raisin. Dans la ville, il y a des rues couvertes par les vignes (il y fait plus frais pour marcher). On attrape et deguste les grappes en permanence! Delicieux raisin blanc. Cela s'ajoute au melon, pasteque, nectarine, prune, peche!
Nous sommes donc alles chercher nos passeports ce matin. Nous avons le temps qu'il faut pour rejoindre Kashgar et le Kirghizistan. C'est vraiment un soulagement. Nous reprenons donc la route demain apres plus d'une semaine sans velo. Nous passons entre le desert du Taklamakan et la chaine de Tian Shan. Des beaux paysages en perspective je crois. Il y a quelques villes, mais je suis incertaine quand a leur taille et leur point d'acces internet... Donc surement pas d'autres nouvelles avant Kashgar.
A bientot,
Dorothee
On l'a eu! Et sans encombre!
De Dunhuang, nous devions prendre l'autobus le matin pour Hami. Debout a 6h30, nous sommes rendus a la station d'autobus assez tot pour pouvoir charger toutes nos affaires dans les souttes. Quelle surprise quand on a vu la taille de l'autobus... tres petit. Et les souttes etaient deja pleines de cargo. Le chauffeur nous dit non et laisse monter tous les autres passagers et leur laisse charger leurs bagages. Nous etions venus 2 jours plus tot pour qu'ils voient bien nos velos et nos remorques. Cela n'a servi a rien... Et ils n'ont pas pense a prendre un autobus plus grand. La dame a la securite nous dit de revenir le lendemain matin que l'autobus sera plus grand. Ah bon et sous quelle garantie?... On demande s'il y a un autobus pour Turpan, bien plus loin. Oui, le soir meme a 18h et ils nous garantissent que c'est un grand autobus. Alors, c'est l'option que nous choisissons. Malheureusement, cela nous fait manquer une enorme distance en velo. Et comme on voyagera de nuit, on ne verra pas le paysage que nous aurions vu en velo. Mais on ne peut pas tout faire en Chine...
14 heures d'autobus-couchette. C'est une experience! Ce ne sont pas des fauteuils, ni totalement des lits, le dossier est incline pour que celui de derriere puisse mettre ses pieds dessous. Il y a 3 rangees et 2 etages. Relativement tasses... Air conditionne faible a l'etage du dessous ou je me trouvais, et fort au-dessus ou etait Rupert. Oceanne n'avait pas de couchette pour elle. Il y en a eu une de libre une partie du voyage, le reste elle a dormi avec moi... Elle est tout de meme grande! Mal au dos et aux fesses pour ma part! On est arrive dimanche matin. Le chargement dans les souttes ne s'est pas fait en douceur. Quelques petits bris sur ma remorque, mais surtout le cable de derailleur ailleurs casse pour le velo de Rupert (il etait bien use). C'est un changement de vitesse meconnu ici. Il pedalera donc a 3 vitesses jusqu'a une prochaine grande ville, Kashgar, ou Bishkek... Super pour les montagnes!
Nous avons passe notre dimanche a nous reposer a l'hotel sous l'air conditionne. Juste le temps de remonter nos velos a 8h le matin, on transpirait a grosses gouttes. 40C par ici! Nous sommes a 154m au-dessous du niveau de la mer, 2e depression apres la Mer Morte. Point le plus chaud en Chine. Nous sommes dans un grand oasis humide!
Lundi matin, nous avons commence notre journee par une visite au Bureau de la Securite Publique (PSB) pour l'extension de notre visa. Apres 3 postes de police, nous avons trouve le bon. La personne responsable n'etait pas la. On nous demande de revenir le lendemain. Bon, ce ne sera pas pour aujourd'hui!... Nous partons donc visiter la mosquee et le minaret de Emin Khoja construit en 1777, tout en briques, de style afghan. Enorme surprise, sur la place, nous avons rencontre Sasha, un ami de Claire D., vivant a Shanghai. Je savais qu'il etait de passage a Urumqi pour le travail, mais les dates ne permettaient pas qu'on se voit. Le voila venu faire du tourisme a Turpan une journee, au meme moment a la mosquee. Quelle bonne coincidence! On a eu le temps de discuter, mais pas beaucoup plus car accompagne par un guide, son horaire de la journee etait fait. Apres notre visite, nous partons manger au QG des occidentaux, John's cafe! Salade concombres-tomates-yoghourt et des frites avec du ketchup! Je rencontre un Quebecois voyageant avec son fils pendant un mois. Contente de parler francais pour la 2e fois aujourd'hui! C'est aussi agreable de partager nos voyages, cela ne nous est pas arrive souvent. Le soir, nous allons visiter le Grand Bazar. Nous sommes au Xinjiang. Tout a beaucoup change. On retrouve toutes les etoffes colorees. Les femmes portent des foulards et des longues robes qu'elles se font faire au Grand Bazar. Il y a de nombreuses couturieres utilisant les machines Singer a pedale. On sent avoir un pied en Asie Centrale. On retrouve un melange de type chinois han, type turcoman a la peau foncee et le regard noir profond, et type indo-europeen style kazak a la peau plus blanche. On goute donc a la nourriture Uighur, et apprenons a nouveau comment dire bonjour et merci. Le type de langue n'a rien a voir au chinois, mais peut-etre ressemble au turc (la sonorite). L'ecriture est l'arabe.
Mardi matin, nous retournons au PSB. Il est ferme. Que nous-a-t-on dit hier... On commence a douter et se dire qu'on devrait aller a Urumqi pour plus d'efficacite. On frappe a plusieurs portes. Finalement, quelqu'un appelle quelqu'un qui appelle quelqu'un. Un homme sans expression vient nous ouvrir le bureau, feuillete nos passeports et nous donne 3 formulaires a remplir. Pas un mot de plus. Il tape a l'ordinateur, nous fait payer et nous demande de revenir le lendemain-aujourd'hui chercher nos passeports. Wow! On retourne chez John's cafe soulages et enjoues et on part visiter un karez l'apres-midi.
Un karez, c'est un systeme d'irrigation que l'on retrouve en Iran, Afghanistan et Xinjiang, propres aux regions arides et montagneuses. Le principe consiste a apporter l'eau des montagnes vers les zones a irriguer a travers un reseau de canaux souterrains. Il n'y a aucune pompe. Tous les canaux ont ete creuses manuellement en veillant a l'inclinaison de la pente pour pouvoir conduire l'eau jusqu'au point d'irrigation. Dans le Xinjiang, les plus vieux datent de 2000 ans, c'est un reseau de 5272 km sous terre et 313 km ouvert qui existe, surtout dans la region de Hami et Turpan. Il y a 1784 karezs. En 2003, 1170 etaient secs et 614 etaient encore utilises. En 2009, seulement 427 etaient utilises. Entre 1950 et 2003, 23 se sont asseches par annee. Entre 2003 et 2009, 32 par annee s'assechent. Turpan est une grande region productrice de raisin. Dans la ville, il y a des rues couvertes par les vignes (il y fait plus frais pour marcher). On attrape et deguste les grappes en permanence! Delicieux raisin blanc. Cela s'ajoute au melon, pasteque, nectarine, prune, peche!
Nous sommes donc alles chercher nos passeports ce matin. Nous avons le temps qu'il faut pour rejoindre Kashgar et le Kirghizistan. C'est vraiment un soulagement. Nous reprenons donc la route demain apres plus d'une semaine sans velo. Nous passons entre le desert du Taklamakan et la chaine de Tian Shan. Des beaux paysages en perspective je crois. Il y a quelques villes, mais je suis incertaine quand a leur taille et leur point d'acces internet... Donc surement pas d'autres nouvelles avant Kashgar.
A bientot,
Dorothee
Thursday, 22 July 2010
Le desert
Bonjour,
Nous y sommes! De Zhangye a Jiayuguan, les paysages desertiques s'alternaient avec les champs cultives et les villages. Puis depuis que nous avons quitte Jiayuguan, nous nous sommes retrouves face a nous-memes et l'etendue desertique.
Jiayuguan est historiquement la Porte de l'Ouest de l'Empire du Milieu. Nous avons visite la forteresse et nous avons vu, une derniere fois, la Grande Muraille qui fermait l'acces au nord et a l'ouest. Au nord, c'etait le desert de Gobi qui s'ouvrait a nous, au sud, le nord (le debut) du Plateau Tibetain avec ses sommets enneiges a plus de 6000m. Et a l'ouest, pour nous, nous partions en direction du Xinjiang.
Nous avons mis 4 jours de Jiayuguan a Dunhuang. Nous avons trouve plusieurs oasis sur la route, du tout petit village avec des canalisations d'eau ouvertes pour se rafraichir aux villes de taille moyenne comme Yumenzhen, Ghazhou, et maintenant Dunhuang. Nous transportons de plus en plus d'eau avec nous, autour de 10 litres pour l'instant. Generalement, les distances font qu'on en trouve une a peut-etre 2 fois dans la journee. La 1ere nuit apres Jiayuguan nous avons campe a la sortie d'un village. Puis le lendemain, apres avoir pedale la moitie de la journee sur l'autoroute, nous avons ete surpris de trouver une ville et donc un hotel. De nombreux marchands de melons et de pasteques etaient postes en avant. Ils sont delicieux. L'autoroute, oui, car encore une fois, la nationale G312 est a l'abandon et longe l'autoroute. Et par-ici, les personnes aux postes de peage ne portent pas attention a notre passage, c'est donc ce que nous avons fait jusqu'a la fin de l'autoroute a Ghazou. Le 3e jour, pousses par notre enthousiasme, nous avons fait 140 kms en plein soleil. On roule vraiment tres bien sur une autoroute! Apres 100kms, le soleil baissait et il etait plus agreable de pedaler (il etait deja 18h). Soit on campait en plein desert, soit on atteignait Ghazou a juste 40 kms de la. Cela m'a valu une insolation, tres mal preparee a etre exposee au soleil pendant 8h presque consecutives. Un foulard sur la tete n'est pas suffisant. Je viens de m'acheter un chapeau de paille. Quelle difference! Pour Oceanne, cela va plutot bien. On lui mouille son chapeau. Elle a aussi une petite serviette mouillee qu'elle peut mettre autour du cou pour se rafraichir. Elle a aussi un pare-soleil sur le dessus de sa remorque. Nous sommes donc arrives a 21h a Gazhou extenues. On s'est ensuite fait dire "non" plusieurs fois pour des hotels. Il y a des villes comme ca, parfois c'est oui tout de suite, et parfois, on doit chercher et aller dans un hotel specifique...
On a repris la route des le lendemain pour Dunhuang se disant que c'etait une route facile, 120kms a faire en 2 jours, avec notre reserve d'eau, cela devrait aller. Mauvaise surprise. Aussitot apres avoir quitte la ville et s'etre retrouves dans le desert, un intense tres intense vent de face soufflait. Je me croyais en Patagonie avec la chaleur en plus. La chaleur seche du desert est plus supportable que celle humide que nous avons eu avant Xi'an. On ne transpire pas, ou disons que cela s'evapore automatiquement. Mais quand le vent souffle, chaud, c'est etouffant, et meme oppressant. Nous roulions a 10 kms/h, j'etais directement en arriere de Rupert pour essayer de me faire couper le vent. Apres une heure, nous nous sommes arretes se mettre a l'abri d'un mur d'une maison. Les gens nous ont fait rentrer chez eux et nous ont prepare a manger. Disons que c'etait leur heure de repas et qu'ils l'ont partage avec nous. C'etait notre lunch, delicieux. C'est la 1ere fois qu'on se faisait inviter chez quelqu'un. On essaie de savoir si le vent va durer... On ne sait pas. Cela ressemblait pas mal a une tempete du desert... On ne recevait pas de sable dans les yeux car par la, il s'agit de la roche tres tres fine qui reste qu sol. 30 kms, 3 heures de velo, on epuisait nos reserves d'eau a ne pas avancer. Il fallait en plus attendre au moins 18h qu'il fasse moins chaud pour s'arreter et camper, car pas d'ombre du tout pour s'arreter avant. On s'arrete a l'abri d'un camion arrete pour prendre une decision et la femme vient nous offrir des tranches de pasteque. On devore ca tellement vite qu'elle nous laisse la pasteque en entier! Je n'ai jamais autant apprecie ce fruit qu'en plein desert! Il reste 80 kms pour Dunhuang. On decide d'arreter un camion pour nous apporter. Cela prend 10 secondes, le 1er vehiculequ'on voit pour se faire prendre. Dans le desert, les gens s'aident tout de suite. Et nous voila partis en motorise entendant ce vent de folie souffler. On pensait offrir un peu d'argent au conducteur en arrivant, mais celui assis a cote de nous (le boss on imagine) nous devance et fixe son prix en route! On negocie!...
Contents d'arriver a Dunhuang, meme apres seulement 40 kms, nous sommes encore une fois epuises! Et il est encore tard. Nous prevoyons rester ici pour du tourisme et du repos. Hier etait notre 1ere journee de repos. J'etais malade, clouee au lit presque toute la journee. Systeme digestif... Mon coup de chaleur n'a pas du passer. Cela m'a rappele mon unique fois malade, durant un precedent voyage, au Honduras encore a la grande chaleur. Les memes symptomes. Hier en fin d'apres-midi, vers 18h, il commence a faire meilleur, nous sommes alles voir les dunes de Mingsha. Rupert est alle grimper jusqu'en haut. Il s'est senti tout seul au monde. Moi, encore vraiment pas bien, suis restee en bas, couchee dans le sable a l'ombre. Oceanne a eu un enorme plaisir a jouer dans le sable, toute seule, ou avec les gens autour, ainsi que de regarder les gens glisser en luge sur les dunes. On a aussi vu des caravanes de chameaux qui emmenaient les touristes se promenaient!... Tous avec des botillons orange fluo pour ne pas se bruler les pieds! De retour a l'hotel, je me suis couchee directement. 24 heures sans manger. Le tout a passe a minuit. Et me voila en plein forme aujourd'hui! J'ai finalement eu l'occasion de visiter un peu la ville aujourd'hui. Demain matin tot pour nous, 8h alors que nous avons recemment l'habitude de nous lever a 9-10h, avant la grande chaleur, nous partons visiter les grottes de Mogao.
On devrait prendre l'autobus pour Hami, Xinjiang, apres-demain, pour demander une 3e extension de visa. On espere pouvoir pedaler librement apres cela. A suivre!
A bientot,
Dorothee
Nous y sommes! De Zhangye a Jiayuguan, les paysages desertiques s'alternaient avec les champs cultives et les villages. Puis depuis que nous avons quitte Jiayuguan, nous nous sommes retrouves face a nous-memes et l'etendue desertique.
Jiayuguan est historiquement la Porte de l'Ouest de l'Empire du Milieu. Nous avons visite la forteresse et nous avons vu, une derniere fois, la Grande Muraille qui fermait l'acces au nord et a l'ouest. Au nord, c'etait le desert de Gobi qui s'ouvrait a nous, au sud, le nord (le debut) du Plateau Tibetain avec ses sommets enneiges a plus de 6000m. Et a l'ouest, pour nous, nous partions en direction du Xinjiang.
Nous avons mis 4 jours de Jiayuguan a Dunhuang. Nous avons trouve plusieurs oasis sur la route, du tout petit village avec des canalisations d'eau ouvertes pour se rafraichir aux villes de taille moyenne comme Yumenzhen, Ghazhou, et maintenant Dunhuang. Nous transportons de plus en plus d'eau avec nous, autour de 10 litres pour l'instant. Generalement, les distances font qu'on en trouve une a peut-etre 2 fois dans la journee. La 1ere nuit apres Jiayuguan nous avons campe a la sortie d'un village. Puis le lendemain, apres avoir pedale la moitie de la journee sur l'autoroute, nous avons ete surpris de trouver une ville et donc un hotel. De nombreux marchands de melons et de pasteques etaient postes en avant. Ils sont delicieux. L'autoroute, oui, car encore une fois, la nationale G312 est a l'abandon et longe l'autoroute. Et par-ici, les personnes aux postes de peage ne portent pas attention a notre passage, c'est donc ce que nous avons fait jusqu'a la fin de l'autoroute a Ghazou. Le 3e jour, pousses par notre enthousiasme, nous avons fait 140 kms en plein soleil. On roule vraiment tres bien sur une autoroute! Apres 100kms, le soleil baissait et il etait plus agreable de pedaler (il etait deja 18h). Soit on campait en plein desert, soit on atteignait Ghazou a juste 40 kms de la. Cela m'a valu une insolation, tres mal preparee a etre exposee au soleil pendant 8h presque consecutives. Un foulard sur la tete n'est pas suffisant. Je viens de m'acheter un chapeau de paille. Quelle difference! Pour Oceanne, cela va plutot bien. On lui mouille son chapeau. Elle a aussi une petite serviette mouillee qu'elle peut mettre autour du cou pour se rafraichir. Elle a aussi un pare-soleil sur le dessus de sa remorque. Nous sommes donc arrives a 21h a Gazhou extenues. On s'est ensuite fait dire "non" plusieurs fois pour des hotels. Il y a des villes comme ca, parfois c'est oui tout de suite, et parfois, on doit chercher et aller dans un hotel specifique...
On a repris la route des le lendemain pour Dunhuang se disant que c'etait une route facile, 120kms a faire en 2 jours, avec notre reserve d'eau, cela devrait aller. Mauvaise surprise. Aussitot apres avoir quitte la ville et s'etre retrouves dans le desert, un intense tres intense vent de face soufflait. Je me croyais en Patagonie avec la chaleur en plus. La chaleur seche du desert est plus supportable que celle humide que nous avons eu avant Xi'an. On ne transpire pas, ou disons que cela s'evapore automatiquement. Mais quand le vent souffle, chaud, c'est etouffant, et meme oppressant. Nous roulions a 10 kms/h, j'etais directement en arriere de Rupert pour essayer de me faire couper le vent. Apres une heure, nous nous sommes arretes se mettre a l'abri d'un mur d'une maison. Les gens nous ont fait rentrer chez eux et nous ont prepare a manger. Disons que c'etait leur heure de repas et qu'ils l'ont partage avec nous. C'etait notre lunch, delicieux. C'est la 1ere fois qu'on se faisait inviter chez quelqu'un. On essaie de savoir si le vent va durer... On ne sait pas. Cela ressemblait pas mal a une tempete du desert... On ne recevait pas de sable dans les yeux car par la, il s'agit de la roche tres tres fine qui reste qu sol. 30 kms, 3 heures de velo, on epuisait nos reserves d'eau a ne pas avancer. Il fallait en plus attendre au moins 18h qu'il fasse moins chaud pour s'arreter et camper, car pas d'ombre du tout pour s'arreter avant. On s'arrete a l'abri d'un camion arrete pour prendre une decision et la femme vient nous offrir des tranches de pasteque. On devore ca tellement vite qu'elle nous laisse la pasteque en entier! Je n'ai jamais autant apprecie ce fruit qu'en plein desert! Il reste 80 kms pour Dunhuang. On decide d'arreter un camion pour nous apporter. Cela prend 10 secondes, le 1er vehiculequ'on voit pour se faire prendre. Dans le desert, les gens s'aident tout de suite. Et nous voila partis en motorise entendant ce vent de folie souffler. On pensait offrir un peu d'argent au conducteur en arrivant, mais celui assis a cote de nous (le boss on imagine) nous devance et fixe son prix en route! On negocie!...
Contents d'arriver a Dunhuang, meme apres seulement 40 kms, nous sommes encore une fois epuises! Et il est encore tard. Nous prevoyons rester ici pour du tourisme et du repos. Hier etait notre 1ere journee de repos. J'etais malade, clouee au lit presque toute la journee. Systeme digestif... Mon coup de chaleur n'a pas du passer. Cela m'a rappele mon unique fois malade, durant un precedent voyage, au Honduras encore a la grande chaleur. Les memes symptomes. Hier en fin d'apres-midi, vers 18h, il commence a faire meilleur, nous sommes alles voir les dunes de Mingsha. Rupert est alle grimper jusqu'en haut. Il s'est senti tout seul au monde. Moi, encore vraiment pas bien, suis restee en bas, couchee dans le sable a l'ombre. Oceanne a eu un enorme plaisir a jouer dans le sable, toute seule, ou avec les gens autour, ainsi que de regarder les gens glisser en luge sur les dunes. On a aussi vu des caravanes de chameaux qui emmenaient les touristes se promenaient!... Tous avec des botillons orange fluo pour ne pas se bruler les pieds! De retour a l'hotel, je me suis couchee directement. 24 heures sans manger. Le tout a passe a minuit. Et me voila en plein forme aujourd'hui! J'ai finalement eu l'occasion de visiter un peu la ville aujourd'hui. Demain matin tot pour nous, 8h alors que nous avons recemment l'habitude de nous lever a 9-10h, avant la grande chaleur, nous partons visiter les grottes de Mogao.
On devrait prendre l'autobus pour Hami, Xinjiang, apres-demain, pour demander une 3e extension de visa. On espere pouvoir pedaler librement apres cela. A suivre!
A bientot,
Dorothee
Friday, 16 July 2010
Times are Desertic
Hello there,
China is BIG...We are currently in Jiayuguan, what is supposedly known as the mouth of China, the historical entrance to the country from the wild western reaches of what is presently part of the country but has so much more in common with Central Asia and Turkey. If yet another visa extension comes our way which indeed under the present law we shoulden't get , we will get to discover this western region that goes by the name of Xinjiang and whose people are called, the Uighur who are basically of the Muslim religion. They used to be of a distinct majority, up to 90% of the province's population but the influx of the Han Chinese from the east has made sure that they are no longer in control. I wish to find out more. I wish to ride among the camels fighting against the sands!! Infact we are already in the desert and we had a small sandstorm the other evening which was not soo bad because we were not so far from an oasis and only half an hour from finding a place for the tent and some water. It was mostly made up of wind bang in our faces and l settled behind Dorothee's behind which doesen't give too much protection considering l am much bigger but it was OK for a short period..
Since Lanzhou, over 800 km's back east it has been much drier. The valley's are often green but the mountains are very arid and now, well, it's just total desert. We are still surrounded by mountains, this being the entrance to the Hexi corridor, another silk road term which extends back towards Lanzhou. The mountains are snow capped and reach up to nearly 6000 metres whereas we are at around 1600 metres. I have a new term. It's called a chinese gradient. This is a term coined because since leaving Lanzhou which was in itself at 1600 metres we were wondering why we were finding it just a bit hard going. On the fourth day we climbed over a small col and noticed some nomads living in tents and lots of Yaks munching and wandering about. I knew from reading books about the Himalaya that Yaks were only found above 2500/3000 metres because otherwise they are liable to overheat with their thick coats. Yes, this is true. We did indeed find out later that we had climbed up and over 3000 metres. We had been climbing very gradually it seemed for over 3 days and more than 180 km's. Hence a chinese gradient is one that is just a little bit more uphill than a false flat. You will not realise you are climbing really, just that's it's a continual hard grind and you cannot free wheel or else you'll go backwards. Get's slightly boring after a while. Maybe only a cycle tourist can understand this pulling a mobile home around. Oceanne, will tell me it's climbing which is comforting. Actually l tell her to tell me it's climbing but after a while Papa just needs a rest. And then it went down for 100 km's on a positive chinese gradient. Yes! It is like this constantly but l believe we are strong!
We will soon leave the brooding mountians behind and be surrounded by chinese gradients all around and then very large dunes near the Gansu and Xinjiang province border, The Gobi desert spreads away to the north and the northern border of the Tibetan plateau will soon disappear to our south. I do have another term, the migration of Combine Harvester's! I did say China was big at the beginning of this e-mail. Well because it's so big and because they grow wheat everywhere and maybe because there is a shortage of Combine Harvester's we get passed by large convoys of these machines all across the country. The climate, altitude and environment changes so much in this country yet they find a way to grow wheat either by irrigation or simply by the right conditions. We have ridden for nearly 3000 km's in China already and the wheat has never been ready to be cut at the same time so these Combine Harvester's are basically on the move all the time looking for wheat to chop. It is a strange sight when your're up high in the mountains camping as the sun goes down with the earthen Great Wall over the other side of the highway when you hear that familiar sound of four Combine Harvester's slowly moving along our rutted road as they have no right, like us, to be zooming along the newly made autoroute that is bringing lot's of richer Han Chinese to start business's in the supposed backward west. They may be slightly backward but who needs modernisation when their food is cracking and it just causes fights between each other anyway.
Another thing about China is beer and how the Chinese are always drinking. Local beer is a little over double the price of water and is cheaper than coca-cola. It's magnificent and the Chinese are often pissed it is true but none of it causes any trouble. Everyone has a good work ethic, this is China after all and l don't believe alcoholism is a problem. Drinking games after work in restaurants and on the plastic tables and chairs outside shops that are everywhere in the west, you will often hear the shouting of number's out loud to make simple mathematical additions while drinking go well on into the night. Not too late infact as Chinese people are good at going to bed early and getting up early. Timing is very important it seems. There is an hour for everything and the Chinese show this by eating very quickly and often loudly before leaving and paying and still munching all at the same time.
Oceanne is on top form and could well be progressing on the nappy issue. We have had progress which is great news. On the other hand she has bad reactions to mosquito bites and continues to itch her bites for weeks on end so not all is perfect. She must have at least 20 bites on the go at one particular moment but it is not as bad as it sounds. It annoys her parents more than her l think.
I think l last wrote in Xian and we have ridden more than 1400 km's since then across many roads, chinese gradients, pot holes, some tunnel's, sometimes an autoroute before getting told off, through the Great Wall and also a road where we were quite simply removed by the police and a supposed minister of foreign affairs.
Leaving Baoji on our merry way to Tianshui, we had just gone up a difficult and bad section of road before going through a tunnel and down again before a police van swerved across me. My brakes were not good as l only had the front attached due to my failing back wheel. I stopped just in time in front of what seemed to be a SWAT team. I wondered what l had done wrong. Some of them were in police clothes, some were not. After introductions and being told not to get too excited, which l wasn't, by one of the younger plain-clothed men we were then turned over to the control of the foreign affairs guy who didn't speak a word of English and his boss who did. We were basically on a road that we were not allowed to be on, as tourists. Funny as we know for a fact that two years earlier, a French family had passed by here on bicycles. Two years may in fact be the difference as the road seemed to be on the way to be abandoned as an inter city route as there was a new autoroute recently constructed that followed the same route. But what for cycle tourists heh? We will never know the real reason. We were just told that we shoulden't have passed the large statue of Mao at the exit of Baoji which ironically held his hand out in a stopping gesture before being put in a truck of a local and transported first to the police station for photocopies of our passports, questions and a verbal warning and then to the train station for a train to Tianshui. There was only one train at 22h and l was having none of that as it was only 2 p.m and it would mean arriving in the middle of the night. I was already incensed at missing 150 km's of what was a beautiful road through the green mountains along a river valley and through many a tunnel without too much of a gradient. They eventually found us a bus which was decent of them and which left in a couple of hours. We followed often close to the road that we had missed by taking the autoroute and although it was sometimes in a bad condition it was no worse than some of the roads we have taken since and was definetly manageable. It seems the police wherever you are in the World are simply a bunch of idiots. Panama, Peru or China. Simply a bunch of twits. Foreign minister my bum. Mao may be long dead but with his statue, he's still calling the shots. It also seems that the new autoroutes that are spreading West and South to Tibet are being built at the expense of the smaller roads especially in the mountains where we were often diverted across sections that were badly unpaved. Either there is not enough traffic for two roads or not enough money. The autoroute is a toll road and there are often heavy trucks on the smaller roads avoiding paying the fee which doesen't help the state of the road either. Frustrating for us sometimes, in our little bubble of a cycle touring family.
And so to the weather. Leaving Xian, it was hot, hot and hot and very humid. I became a big fan of irrigation canals with their cool gushing water to soak my shirt, head and feet. A big fan of iced tea and coca-cola as well. We then ascended into the mountains and quite a few cols over 2000 metres and although it was still hot, it was much better. Since we are now in the desert, it is hot but a least it is not humid and there is always a wind blowing. We just always hope it is in our backs which it sometimes is and sometimes isn't! I told you last time that Georgina had a problem with her back wheel. The cracks got much bigger before Lanzhou and she needed to be ridden very carefully. Then a day before arriving in the city and collecting a wheel that had been sent via ebay, a spoke pulled itself out of the rim pulling a large part of the rim with it. Surprisingly the wheel got to Lanzhou with the help of tape even though it was badly bent, missing one spoke and with no back brake. The amazing person who sent me the wheel from Colorado still hasn't been paid and offered me the wheel free of charge with me just having to pay the postage after hearing our strange story. I can't pay him for the postage until l get back to Canada and paypal froze my account on the account that l had logged on from China. Too clever for their own good. He sent it on trust which is fantastic when you think that trust is sadly lacking in today's society.
The Chinese people continue to be amazed by us or mainly Oceanne. It is still very normal to be surrounded by 50 observers whenever we stop. Sometimes it is suffocating but it's best just to laugh about it and wonder at how they are so different. They will do a lot of things in groups like dancing or exercising on the city squares following the lead of somebody. Especially the older citizens. Following a lead may have come from communism and having a leader telling you how to live your life or it may simply be ingrained in their make up. Who knows. In all cases it is fascinating to see their reactions and their absolute amazement in everything we do, what we eat, Oceanne's skin and hair etc etc. It also explains why they are in such good shape. The children as well. In the country it is normal to bike 10 km's to school. With the return journey for lunch that makes 40 km's for a primary student? We sometimes bike with the students if we pass a school at lunch hour and we also spent time with the class of our new friend Mr Wan of Yongdeng who took us out for supper and showed us around his English school that completes English learning outside normal school hours.
We decided to stop here in Jiayuguan not only because we have to stock up on supplies to cross the desert to Dunhuang but to visit the end of the Great Wall and the Jiayuguan fort which are both beautiful out in the desert above the oasis and beneath the big icy mountains. The wall has been reconstructed here as in parts near Beijing but it is completely different made primarily of earth and not stone. We rode alongside it for quite a bit before Zhangye where it had not been rebuilt and rode through it at one point and it is quite amazing that something made of earth and over 500 years old still exists and is still well over head height where it hasn't crumbled to dust. I shall go now l think!
All the best from the west, Rupert.
9332.7 km's and 18 flats
China is BIG...We are currently in Jiayuguan, what is supposedly known as the mouth of China, the historical entrance to the country from the wild western reaches of what is presently part of the country but has so much more in common with Central Asia and Turkey. If yet another visa extension comes our way which indeed under the present law we shoulden't get , we will get to discover this western region that goes by the name of Xinjiang and whose people are called, the Uighur who are basically of the Muslim religion. They used to be of a distinct majority, up to 90% of the province's population but the influx of the Han Chinese from the east has made sure that they are no longer in control. I wish to find out more. I wish to ride among the camels fighting against the sands!! Infact we are already in the desert and we had a small sandstorm the other evening which was not soo bad because we were not so far from an oasis and only half an hour from finding a place for the tent and some water. It was mostly made up of wind bang in our faces and l settled behind Dorothee's behind which doesen't give too much protection considering l am much bigger but it was OK for a short period..
Since Lanzhou, over 800 km's back east it has been much drier. The valley's are often green but the mountains are very arid and now, well, it's just total desert. We are still surrounded by mountains, this being the entrance to the Hexi corridor, another silk road term which extends back towards Lanzhou. The mountains are snow capped and reach up to nearly 6000 metres whereas we are at around 1600 metres. I have a new term. It's called a chinese gradient. This is a term coined because since leaving Lanzhou which was in itself at 1600 metres we were wondering why we were finding it just a bit hard going. On the fourth day we climbed over a small col and noticed some nomads living in tents and lots of Yaks munching and wandering about. I knew from reading books about the Himalaya that Yaks were only found above 2500/3000 metres because otherwise they are liable to overheat with their thick coats. Yes, this is true. We did indeed find out later that we had climbed up and over 3000 metres. We had been climbing very gradually it seemed for over 3 days and more than 180 km's. Hence a chinese gradient is one that is just a little bit more uphill than a false flat. You will not realise you are climbing really, just that's it's a continual hard grind and you cannot free wheel or else you'll go backwards. Get's slightly boring after a while. Maybe only a cycle tourist can understand this pulling a mobile home around. Oceanne, will tell me it's climbing which is comforting. Actually l tell her to tell me it's climbing but after a while Papa just needs a rest. And then it went down for 100 km's on a positive chinese gradient. Yes! It is like this constantly but l believe we are strong!
We will soon leave the brooding mountians behind and be surrounded by chinese gradients all around and then very large dunes near the Gansu and Xinjiang province border, The Gobi desert spreads away to the north and the northern border of the Tibetan plateau will soon disappear to our south. I do have another term, the migration of Combine Harvester's! I did say China was big at the beginning of this e-mail. Well because it's so big and because they grow wheat everywhere and maybe because there is a shortage of Combine Harvester's we get passed by large convoys of these machines all across the country. The climate, altitude and environment changes so much in this country yet they find a way to grow wheat either by irrigation or simply by the right conditions. We have ridden for nearly 3000 km's in China already and the wheat has never been ready to be cut at the same time so these Combine Harvester's are basically on the move all the time looking for wheat to chop. It is a strange sight when your're up high in the mountains camping as the sun goes down with the earthen Great Wall over the other side of the highway when you hear that familiar sound of four Combine Harvester's slowly moving along our rutted road as they have no right, like us, to be zooming along the newly made autoroute that is bringing lot's of richer Han Chinese to start business's in the supposed backward west. They may be slightly backward but who needs modernisation when their food is cracking and it just causes fights between each other anyway.
Another thing about China is beer and how the Chinese are always drinking. Local beer is a little over double the price of water and is cheaper than coca-cola. It's magnificent and the Chinese are often pissed it is true but none of it causes any trouble. Everyone has a good work ethic, this is China after all and l don't believe alcoholism is a problem. Drinking games after work in restaurants and on the plastic tables and chairs outside shops that are everywhere in the west, you will often hear the shouting of number's out loud to make simple mathematical additions while drinking go well on into the night. Not too late infact as Chinese people are good at going to bed early and getting up early. Timing is very important it seems. There is an hour for everything and the Chinese show this by eating very quickly and often loudly before leaving and paying and still munching all at the same time.
Oceanne is on top form and could well be progressing on the nappy issue. We have had progress which is great news. On the other hand she has bad reactions to mosquito bites and continues to itch her bites for weeks on end so not all is perfect. She must have at least 20 bites on the go at one particular moment but it is not as bad as it sounds. It annoys her parents more than her l think.
I think l last wrote in Xian and we have ridden more than 1400 km's since then across many roads, chinese gradients, pot holes, some tunnel's, sometimes an autoroute before getting told off, through the Great Wall and also a road where we were quite simply removed by the police and a supposed minister of foreign affairs.
Leaving Baoji on our merry way to Tianshui, we had just gone up a difficult and bad section of road before going through a tunnel and down again before a police van swerved across me. My brakes were not good as l only had the front attached due to my failing back wheel. I stopped just in time in front of what seemed to be a SWAT team. I wondered what l had done wrong. Some of them were in police clothes, some were not. After introductions and being told not to get too excited, which l wasn't, by one of the younger plain-clothed men we were then turned over to the control of the foreign affairs guy who didn't speak a word of English and his boss who did. We were basically on a road that we were not allowed to be on, as tourists. Funny as we know for a fact that two years earlier, a French family had passed by here on bicycles. Two years may in fact be the difference as the road seemed to be on the way to be abandoned as an inter city route as there was a new autoroute recently constructed that followed the same route. But what for cycle tourists heh? We will never know the real reason. We were just told that we shoulden't have passed the large statue of Mao at the exit of Baoji which ironically held his hand out in a stopping gesture before being put in a truck of a local and transported first to the police station for photocopies of our passports, questions and a verbal warning and then to the train station for a train to Tianshui. There was only one train at 22h and l was having none of that as it was only 2 p.m and it would mean arriving in the middle of the night. I was already incensed at missing 150 km's of what was a beautiful road through the green mountains along a river valley and through many a tunnel without too much of a gradient. They eventually found us a bus which was decent of them and which left in a couple of hours. We followed often close to the road that we had missed by taking the autoroute and although it was sometimes in a bad condition it was no worse than some of the roads we have taken since and was definetly manageable. It seems the police wherever you are in the World are simply a bunch of idiots. Panama, Peru or China. Simply a bunch of twits. Foreign minister my bum. Mao may be long dead but with his statue, he's still calling the shots. It also seems that the new autoroutes that are spreading West and South to Tibet are being built at the expense of the smaller roads especially in the mountains where we were often diverted across sections that were badly unpaved. Either there is not enough traffic for two roads or not enough money. The autoroute is a toll road and there are often heavy trucks on the smaller roads avoiding paying the fee which doesen't help the state of the road either. Frustrating for us sometimes, in our little bubble of a cycle touring family.
And so to the weather. Leaving Xian, it was hot, hot and hot and very humid. I became a big fan of irrigation canals with their cool gushing water to soak my shirt, head and feet. A big fan of iced tea and coca-cola as well. We then ascended into the mountains and quite a few cols over 2000 metres and although it was still hot, it was much better. Since we are now in the desert, it is hot but a least it is not humid and there is always a wind blowing. We just always hope it is in our backs which it sometimes is and sometimes isn't! I told you last time that Georgina had a problem with her back wheel. The cracks got much bigger before Lanzhou and she needed to be ridden very carefully. Then a day before arriving in the city and collecting a wheel that had been sent via ebay, a spoke pulled itself out of the rim pulling a large part of the rim with it. Surprisingly the wheel got to Lanzhou with the help of tape even though it was badly bent, missing one spoke and with no back brake. The amazing person who sent me the wheel from Colorado still hasn't been paid and offered me the wheel free of charge with me just having to pay the postage after hearing our strange story. I can't pay him for the postage until l get back to Canada and paypal froze my account on the account that l had logged on from China. Too clever for their own good. He sent it on trust which is fantastic when you think that trust is sadly lacking in today's society.
The Chinese people continue to be amazed by us or mainly Oceanne. It is still very normal to be surrounded by 50 observers whenever we stop. Sometimes it is suffocating but it's best just to laugh about it and wonder at how they are so different. They will do a lot of things in groups like dancing or exercising on the city squares following the lead of somebody. Especially the older citizens. Following a lead may have come from communism and having a leader telling you how to live your life or it may simply be ingrained in their make up. Who knows. In all cases it is fascinating to see their reactions and their absolute amazement in everything we do, what we eat, Oceanne's skin and hair etc etc. It also explains why they are in such good shape. The children as well. In the country it is normal to bike 10 km's to school. With the return journey for lunch that makes 40 km's for a primary student? We sometimes bike with the students if we pass a school at lunch hour and we also spent time with the class of our new friend Mr Wan of Yongdeng who took us out for supper and showed us around his English school that completes English learning outside normal school hours.
We decided to stop here in Jiayuguan not only because we have to stock up on supplies to cross the desert to Dunhuang but to visit the end of the Great Wall and the Jiayuguan fort which are both beautiful out in the desert above the oasis and beneath the big icy mountains. The wall has been reconstructed here as in parts near Beijing but it is completely different made primarily of earth and not stone. We rode alongside it for quite a bit before Zhangye where it had not been rebuilt and rode through it at one point and it is quite amazing that something made of earth and over 500 years old still exists and is still well over head height where it hasn't crumbled to dust. I shall go now l think!
All the best from the west, Rupert.
9332.7 km's and 18 flats
Subscribe to:
Posts (Atom)


















































