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Friday, 30 April 2010

Touching down CHINA...

Hı there everybody

No vısa for Iran and no entry ınto Chına by land. Answer: Fly to Beıjıng and rıde back to Turkey. Thıs ıs what we are goıng to do. Leavıng Saterday from Istanbul. My questıon: Does anyone know anybody ın Beıjıng who would welcome us and all our stuff? Beıjıng wıll mean the hunt for more vısa's for the countrıes after Chına such as Kyrgyzstan and Uzbekıstan to name just the fırst two. We have bıked only two weeks sınce arrıvıng ın Turkey ın mıd March and we are all slıghtly frustrated but that ıs what ıt's lıke travellıng ındependantly through Central Asıa as a Brıtısh/Canadıan couple. It wıll all be worth ıt ın the end. No ı's and commas agaın ı'm afraıd. Thıs e-maıl wıll look rıdıculous! We have however spent a lot of tıme seeıng Turkey and doıng logıstıcal stuff. A quıck summary:

Rode to Ankara-apply for vısa for Chına-search for ınvıtatıon letter from both Brıtısh and Canadıan embassy's costıng an arm and a leg-go back to Chına embassy-rent a car to go to Cappodocıa wıth mother ın law-learn to drıve a manual for the fırst ever tıme on Eskısehır expressway as car ıs delıvered more than empty of fuel-search for bıke cardboard boxes and bubble wrap for the plane to Chına-kebab tıme-reserve hotel for mother ın law for a nıght ın Ankara-wrıte letters to potentıal sponsors as runnıng out of money-eat-change a nappy-pıck mother ın law at aırport-reserve hotel ın Cappadocıa-drıve to Cappodocıa-Turks drıve ın 6 lanes when there ıs four- Can now drıve lıke a Turk-car get's a flat-change to spare-reserve hotel ın Ankara-hoılıday ın Cappodocıa was great-return to Ankara-pıck bags from where we stayed before Cappadocıa-return car to aırport-have a calmıng beer-return to Chınese embassy-pay for vısa at another bank-pıck bıkes from where we stayed before Cappadocıa-fınd a suıtable place to eat-reserve car to take all baggage to ıstanbul aırport-reserve hotel ın beijıng just ın case-modıfy Beıjıng reservatıon-reserve flıght to Beıjıng-phone Etıhad aırlınes to check baggage allowance ıncludıng ınfo on transportıng bıkes-phone home-fınd hotel for a nıght ın ıstanbul before flyıng-wrıte e-maıl-take Oceanne to the park-meet Dorothee's brother for a quıck dınner before flyıng to Beijıng.

Because of all thıs we have seen a lot and really really want to calmly bıke along. We can't waıt. I hope everyone ıs really well. I apologıse for all the mıstakes ın my Englısh. I have been speakıng a lot ın French recently and the keyboard doesen't help! Don't forget to ask all your frıends about people who lıve ın a huge mansıon ın Beıjıng and who love travellers/cyclısts! Last word. Feel sorry for us certaınly do not. We are very happy and very lucky...

Love Rupert.

En route pour la Chine!

Bonjour a tous!
Nous avons obtenu hier matin notre visa pour la Chine! Nous pourrons donc nous mettre a bronzer du coté gauche en allant vers l'ouest pour donner suite au coté droit en allant vers l'est! Le visa est pour un mois seulement alors que nous en voulions trois... C'est un bon début, mais il va falloir demander un renouvellement. La paperasse n'est donc pas terminée! C'est aussi de la-bas que nous essaierons d'obtenir nos visas pour les pays d'Asie Centrale. Tant qu'a faire! On a quand meme de plus en plus hate de remonter sur nos vélos. Mais je crois qu'il faudra encore attendre un autre 2 semaines pour vraiment commencer ce "2e voyage".
Maman est repartie aujourd'hui. Le voyage en Cappadoce était vraiment super. J'étais tres contente de voyager avec elle, autant que la derniere fois au Chili. Cette fois, la dynamique était différente avec la présence de Océanne et de Rupert. Océanne a bien sur eu grand plaisir a retrouver sa grand-maman.
Demain nous mettons les vélos en boite. C'est pour ca que je parle de 2e voyage... Nous louons une grosse voiture pour nous rendre a Istanbul apres-demain le 1er mai. Et notre avion pour Beijıng est le 2. Encore beaucoup de logistique... Pour vous donner une idée, voici une breve liste de ce que nous avons eu a gérer depuis que nous sommes arrivés a Ankara: réservation de voiture pour la Cappadoce, réservation de voiture pour Istanbul, réservation d'hotel pour la Cappadoce, réservation d'hotel pour Ankara pour ces derniers jours, réservation d'hotel pour Beijing, réservation d'hotel pour Istanbul, chercher des boites pour les vélos, chercher du papier a bulles pour les remorques, chercher des grands sacs pour regrouper nos sacoches, aller aux ambassades du Canada et du Royaume-Uni pour qu'ils confirment l'authenticité de nos passeports pour la Chine, aller a l'ambassade de Chine pour la demande de visa, écrire et envoyer des lettres pour des demandes de commandites (Et oui, on s'y est mis... mieux vaut tard que jamais! Mais on veut vraiment terminer notre voyage. Avis a ceux qui ont des propositions de commandites!). Voila, je pense que la liste est a peu pres faite! On va tres bien!!!
J'ai aussi une petite requete. Si vous connaissez des personnes qui pourraient nous accueillir a Beijing. Nous avons une réservation d'hotel pour le 2 mai et un peu plus. Mais comme nous prévoyons y rester longtemps, si nous pouvions n'avoir rien a dépenser pour le logement, ce serait tres apprécié. Merci de votre aide!
Voila! Quand j'en aurai l'occasion, je vous écrirai pour vous raconter la route Istanbul-Ankara. Depuis Ankara ou Beijing!
A bientot!
Dorothée

Friday, 16 April 2010

De Skopje à Istanbul, cela date presque d'un mois!

Bonjour,
Je vous écris d'Ankara pour vous tenir informés de ce qui s'est passé il y a déjà bien longtemps pour moi. Ces textes me servent aussi de journal, vu que je n'écris pas ce que je vis au jour le jour. Et oui Isa, le temps où je passais une éternité à écrire mon journal le soir est révolu. A la place, je m'endors en même temps qu'Océanne à 20h!
C'est à partir de Skopje que nous avons dû nous familiariser avec l'alphabet cyrillique (mais nous n'avons finalement jamais réussi!). Autant les menus des restaurants que les ingrédients ou le nom des produits à l'épicerie que le détail sur les factures, on n'y comprenait rien. Il y a quelques mots que nous avons réussi à décoder, mais bien loin de pouvoir lire le journal. A Skopje, on a été surpris par le développement "occidental" de la ville. La place principale est entourée de centres commerciaux avec une patinoire artificielle créée de toute pièce au milieu comme on a vu dans plusieurs autres villes d'Europe cet hiver. Pour lui donner un caractère plus de grande place, ils sont en train de construire une nouvelle église malgré les nombreuses contestations des habitants. C'est aussi dans cette ville qu'on s'est fait voler, la seule fois du voyage. Rupert s'est fait voler sa pompe qui était sur son vélo (pas trop grave, on en avait 3!!!) et on a tenté de lui voler sa selle (cela aurait pu être très ennuyant!) car la tige était presque toute sortie. Il faut dire qu'on a laissé nos vélos pendant plusieurs jours dans l'entrée d'un édifice à bureau où l'hôtel était situé au dernier étage.
En quittant Skopje, j'hésitais encore à descendre au sud vers la Grèce ce qui permettait de traverser une bonne partie de la Macédoine et de probablement aller vers un hiver moins rigoureux. Mais nous avions toujours dit que nous voulions connaitre la Bulgarie alors nous sommes partis vers l'est retrouver les montagnes. Nous avons très peu vu la Macédoine car nous avons atteint la frontière 3 jours après avoir quitté Skopje. Jusqu'à Kumanovo, ce sont plus des villages "albanais" que nous avons traversés. Les panneaux des villes étaient écrits en 3 langues, albanais, macédonien alphabet latin et alphabet cyrillique. Etrangement, nous avons retrouvé comme en Albanie les décharges en plein air au milieu de magnifiques collines... Et celles-ci sont largement bien gardées par une multitude de chiens sauvages... Je fais ici une grosse publicité de mon fantastique Dazzer II, solution époustouflante pour arrêter les chiens en poursuite. Il s'agit d'un émetteur d'ultra-son. On appuie sur un petit bouton et hop, le ou les chiens figent! Ils ne repartent pas en courant, mais tout simplement s'immobilisent! Efficacité 100% jusqu'à présent, je ne l'aurai pas cru. Et puis, tout d'un coup, une vague de froid est arrivée. Nous qui avions cru à l'arrivée du printemps à Skopje, nous avions rangé nos vêtements d'hiver. C'était le 5 mars. Le soir même, il faisait bien trop froid pour camper. Nous avons eu de la difficulté à trouver un hôtel dans Kumanovo qui est pourtant une grande ville. C'est à la sortie de la ville que nous avons trouvé une auberge. Le lendemain, on a été surpris en voyant un léger tapis de neige recouvrir le sol... Mmm, ce n'est donc pas fini!
La journée d'après, nous avons décidé de camper dans un petit village, Stracin. Dans le cas où il ferait vraiment froid en soirée, nous aurions plus de facilité à trouver une place au chaud que si nous campions au milieu des champs. Il ne semblait pas non plus avoir d'hôtel à proximité. Nous avons donc installé notre tente au milieu du village. Les gens nous regardaient de loin sans vraiment oser nous approcher. Des étrangers dans leur minuscule village, je crois que c'est plutôt rare. Il a fallu qu'ils trouvent celui qui parlait anglais dans le village pour venir à au moins 5 hommes nous rencontrer. Ils sont venus nous dire qu'il allait faire très froid pendant la nuit (autour de -10C) et qu'ils nous proposaient de dormir dans l'école (le lendemain, c'était dimanche). Ils nous ont donc ouvert une classe ayant un poêle à bois. Ils sont ensuite venus les uns après les autres offrir paquets de chips et chocolat à Océanne. La petite épicerie a dû faire fortune cette soirée là! On aurait dit que c'était la compétition entre chacun pour nous recevoir. On nous a aussi proposé du schnaps. On trouvait jusqu'à présent le contact difficile dans les Balkans. En fait, contrairement aux personnes d'origine ottomane (Bosnie, Albanie, Kosovo), les Slaves ont une attitude plus distante, mais toute aussi accueillante quand le contact est établi.
Le lendemain, ce fut la route jusqu'à la frontière de la Bulgarie. Il faisait un temps frais mais magnifique. La frontière se trouve sur un col à 1161m. Il s'agissait de ne pas arriver trop tard pour avoir le temps de redescendre de l'autre côté. Pas question de camper à cette altitude! Durant l'après-midi, la chaine du vélo de Rupert s'est cassée, ce qui a retardé notre ascension. Vite, vite, on a failli s'arrêter avant le sommet pour camper là. Nous avons finalement continué pour ensuite redescendre sur 20 kms à la limite de la tombée de la nuit et s'arrêter au premier hôtel. Le lendemain au réveil, c'était la tempête de neige. Bienvenue en Bulgarie! Une chance que nous ne nous sommes pas arrêtés dans la montée... pris dans la neige, nous ne serions pas allés bien loin! De l'hôtel, nous avons roulé 5 kms dans la neige pour nous trouver un hôtel dans la ville de Kjustendil.
Nous sommes restés là 3 journées malgré nous attendant que la tempête passe. D'abord une de 35 cms puis une autre de 15 cms, la ville était bloquée, disons les rues très mal déneigées. On a marché sur la rue principale de long en large en travers. On regardait la météo à la télé 5 fois par jour. Pas grand chose à faire dans cette ville. Après 3 jours, on tournait en rond, on a décidé de partir. On a poussé nos vélos dans la neige se disant que ce serait mieux sur les routes à l'extérieur de la ville. La femme de l'hôtel nous voyant partir, ayant peur pour nous, et surtout pour Océanne, mais avec qui nous avions eu très peu de contact, nous offre les prochaines nuits gratuites pour nous encourager à attendre que les routes soient mieux. Tout était prêt sur les vélos. Trop tard pour nous. On lui dit qu'on ne se rendra sûrement pas très loin et qu'on reviendra. Finalement, nous sommes partis pour de vrai. La route en direction de Plovdiv était toute sèche. On était bien content d'être partis!
On a donc vu presque toute la Bulgarie sous la neige. A part en visitant Plovdiv, nous y sommes restés 2 jours, cela ne nous a pas encouragé à faire beaucoup de tourisme. Les paysages montagneux étaient bien sûr magnifiques, mais on a trouvé les villes et villages plutôt tristounets, marqués dans les constructions par la période communiste. Jusqu'à Plovdiv, nous avons dormi dans des hôtels. Chaque petite ville avait un hôtel, un hôtel 3 étoiles, mais à faible prix, un vrai ou un faux selon la ville. Je me disais, cela a dû être beau auparavant, mais ils avaient tous l'air de tomber un peu en ruine, ou alors n'avaient jamais été parfaitement construits. Alors que j'ai trouvé les pays de l'ex-Yougoslavie proches de ce qu'était l'Europe de l'Ouest, dans le sens que je ne crois pas qu'on puisse encore parlé d'Europe de l'est et d'Europe de l'Ouest, que la différence n'est plus autant marquée entre les 2 anciens systèmes politico-économiques, j'ai trouvé la Bulgarie encore marquée par le communisme. Je n'ai pas vraiment parlé aux Bulgares, mais mon jugement est plus basé sur le côté visuel. L'Albanie reste aussi marquée de sa période d'isolement.
La Bulgarie étant peu chère, on en a profité pour s'arrêter dans les restos de bord de route pour manger le midi plutôt que d'avoir un pique-nique. On avait remarqué en Albanie qu'il était gênant de manger dans les cafés car les gens voyaient ce qu'on mangeait et c'était souvent des produits qui n'étaient pas abordables pour eux - aussi simplement que de manger des tomates hors-saison dans un village en Macédoine. C'est aussi ce qu'on avait fait en Albanie et au Kosovo. Dans les autres pays, les gens ne mangent pas le midi mais fument et boivent des cafés donc il n'y avait pas de resto de bord de route. Les plats bulgares sont souvent accompagnés de yogourt, un délice. Cela faisait un peu penser à la nourriture méditerranéenne, huile d'olives, aubergines, tomates, fromage type feta.
Après Plovdiv, nous nous sommes retrouvés dans les champs au grand soleil. Ciao les montagnes européennes. Le printemps est sorti pour de vrai. Depuis ce temps, le soleil ne nous a plus vraiment quitté. Et nous avons retrouvé notre tente et le plaisir de camper! Aussitôt la frontière de la Turquie passée, nous nous sommes retrouvés dans la culture où l'étranger n'est pas un touriste mais un invité dans le pays. Cela fait une grande différence. Les gens viennent nous voir naturellement, pour discuter ou nous offrir un cay (thé). Seuls étrangers dans un café internet d'un village, Océanne reçoit une barre de chocolat et on nous sert un cay. Les automobilistes et camionneurs nous klaxonnent sur la route comme en Albanie ou au Kosovo. Cela peut être pour nous signaler qu'il arrive, pour nous demander de nous pousser, ou le plus souvent tout simplement pour nous dire bonjour. C'est à nous de décrypter! On a donc campé tous les soirs jusqu'à notre arrivée à Istanbul. Un soir, alors qu'on revenait de l'épicerie les sacoches pleines, un homme possédant un petit jardin à côté du champ sur lequel on campe nous offre tout ce qu'il a: eau, café soluble, pommes, œufs frais, chocolat pour Océanne bien sûr. Un midi que nous pique-niquons dans l'herbe sur le terrain d'une station-service, l'homme travaillant là nous apporte une couverture pour que nous soyons plus confortable, 2 cafés, et du chocolat pour Océanne bien sûr. Tout se fait naturellement. C'est l'hospitalité turque. Alors qu'on hésite 2 secondes sur la direction à prendre dans un village, les hommes sifflent le chauffeur de taxi parlant anglais pour qu'il vienne discuter avec nous. On s'assoit avec eux et buvons un cay. Il n'y a pas eu une journée sur la route où nous n'avons pas interagi avec un Turc. Nous avons retrouvé ici la combinaison parfaite du cyclotourisme: le plaisir dans la rencontre des gens et de leur culture et le plaisir de camper.
Je terminerai par une anecdote sur Océanne. Chaque fois qu'elle voit des cyclistes de route en lycra (il y en avait beaucoup en Italie), elle nous parle des vélos go-go. J'ai mis un peu de temps pour comprendre que cela datait de juin dernier lorsque nous sommes allées voir l'étape de la coupe du monde de cyclisme féminin. Pour encourager les femmes, je criais "GO GO"! Sinon, bien sûr qu'elle se porte toujours aussi bien. Elle se retrouve plus chez elle quand nous sommes sous la tente qu'à l'hôtel ou chez quelqu'un ou cela lui prend un peu de temps d'adaptation. Elle enregistre jusqu'à présent seulement 2 petits rhumes depuis le tout début du voyage. Cela aurait été sûrement différent en étant à la garderie pendant la semaine à Montréal...
Maman arrive dans quelques jours à Ankara pour visiter la Cappadoce avec nous. Si nos plans fonctionnent, on devrait ensuite s'envoler pour la Chine...
Je vous embrasse,
Dorothée

Wednesday, 7 April 2010

Dıffıcult tımes!

Hı there,
 Currently ıt's just a bıt more than hard work at the moment. We have been refused a vısa to Iran for the second tıme. Fırst ın Canada and now here ın Istanbul. Money ıs goıng down the toılet and we are rıght on very mıserable. Yoda would probably say.., Mmmmmmhhh tıred l am.
 However we are stıll healthy, lıvıng and altogether very normal. A bıt borıng really. When l last wrote we had been stopped by a large 50 cm snowfall ın the west of Bulgarıa. Gettıng out of Kyustendıl was partıcularly dıffıcult wıth a lot of snow on the roads and we were pretty sure we were goıng to turn back. We had fınally been offered free accomadatıon ın the hotel just as we were leavıng so thıs was an added ıncentıve to stay longer ın a town that was dangerously becomıng more and more our home. I decıded to check what ıt was lıke over thıs small hıll not holdıng out much hope but then fındıng all of a sudden the road was clear and very dry. Quıte effıcent ıt seems the Bulgarıans are at snow removal.  
 What followed was the great escape from the mountaıns as l for one was keen to leave wınter behınd whenever a wındow appeared. Our contact wıth the people of Bulgarıa was lımıted to short exchanges due to language and also because we coulden't understand a thıng wıth the Cyrıllıc alphabet beıng the domınant wordıng everywhere. Very much our problem of course but the people were generally very warm and quıck to smıle. We stayed ın large communıst era hotels whıch were pretty much the only optıon as ıt was stıll cold. These blocks of concrete were largely empty apart from a large group of teenagers from very near my hometown ın England. They were workıng at the local orphanage for a short tıme. We fınally left the wınter and the mountaıns behınd when we rode over 100 km's one day to Plovdıv on the warm, flat and sunny central plaın of Bulgarıa. Plovdıv ıs the second cıty of Bulgarıa and has a very pretty old town on the hılls of the town centre. Many rıch merchants had theır homes here and many of the houses are very ımpressıve mostly buılt ın the mıd 19th century. There ıs also a beautıful Roman theatre from the early 2nd century.
 Bulgarıan pottery was a strange ınclusıon when l was young and growıng up so l decıded l wanted to buy some myself. We also got to eat ın the famous earthenware pots quıte often ın Plovdıv. It's quıte sımple ın look but ıt ıs very popular, strong but quıte heavy to carry. Never mınd, we wanted ıt so we bought ıt. It went ınto the back of the traıler to attempt to get ıt the 400 km's to Istanbul where Dorothee's brother would take ıt back to Belgıum. Maybe one day ıt wıll get to Montreal wıthout beıng broken. It got to Istanbul OK however. Luckily we were pushed by the wınd all the way to Turkey.
 Turkey has been a bıg change for us. The people are vey warm, forward and supremely hospıtable. It could be the sun, ıt could be anythıng. We were sıttıng havıng our pıcnıc next to a petrol statıon one day and we were brought coffee and a blanket to sıt on and Oceanne was gıven chocolate of course. Cay whıch ıs the local tea ıs served everywhere ın what looks lıke a curved shot glass and we are offered thıs regularly. It could become quıte addıctıve. Mosques are present not just ın vıew but ın the calls to prayer that can be sometımes very hypnotıc dependıng on your mood. The food ıs out of thıs world. Most probably the best l have ever tasted. Kebabs of course but kebabs ın all forms, baklava and l have fallen ın love wıth turkısh yoghurt. It makes any food seem fresh. Quıte clever.
 We had been warned about Istanbul by people as faraway as Splıt regardıng the traffıc so we planned our route ınto the cıty as much as 250 km's before. Thıs meant we had a hılly road whıch had a nasty surface for about three days to avoıd the busy roads ınto the cıty. We wıll never know ıf ıt was really worth ıt but l found Istanbul traffıc not to be so bad. The bıg preparatıon for somethıng terrıble most lıkely helped thıs fact. It ıs huge though and totally unıque. Splıt on the European sıde by the Golden Horn rıver ınto two parts and then splıt agaın wıth the Asıan sıde by the Bosphorus. It ıs non-stop crowds, food, mosques and all forms of transport. It ıs very normal ın Istanbul to take a tram then a funıcular and then a boat to get to your mates house. That ıs not countıng the surburban traın, the bus, the dolmus whıch ıs a small mınıbus and the metro.
 It's also hot. Yes, hot. I got a sun tan before arrıvıng here and we can now camp often. That's when we're not waıtıng for vısa applıcatıon replıes from mıserable and closed goverments that ıs. I dıd say the Turkısh were a very hospıtable bunch but ıt ıs quıte hard for us sometımes wıth Oceanne. She recıeves too much attentıon by the general publıc. Sometımes she feels suffocated by all the cheek pınchıng and doesen't know where to turn and gets no peace whatsoever when we are ın central Istanbul. Even the tourısts joın ın. Everyone means very well but l mean when ıt ıs really everyone she and we don't get a break. It ıs always men as well that gıve her affectıon whereas she has always been used to women. Thıs has led to some cryıng epısodes but not for long and maınly because she ıs too young to understand the small joke that the guy made to her. She needs her space just as much as us and as her father l try to say no to some people especıally when l'm tıred and refuse that someone wants to take a photo of her for the 5th tıme that day. However ıf l wıshed to say no to a Turk who ıs holdıng her and to put her down ıt can be dıffıcult. Chıldren are very ımportant ın the Turkısh culture and they can also be very fırm ın theır look especıally to women. Even me when ıt ıs MY chıld. I fınd thıs a hard lıne to follow as ıt ıs the culture but ıt ıs also my chıld that l want to protect. It ıs true they mean her no harm and just to be playful but ıt takes some gettıng used to when ıt ıs the man doıng the playıng wıth your daughter.
 Istanbul and outsıde Istanbul ıs somethıng very dıfferent. The warmth and pace of the people ın the country agaınst the crazıness of the bıg cıty. Tourısts doıng Istanbul ın 3 days pushıng past the other tourısts gettıng that perfect photo ın the palace, on the boat and ın the mosque. Nevermınd Oceanne. Apart from ıf you want to take a photo of her of course. If you come to Istanbul please try a week ınstead of 3 days. It ıs not possıble to do ıt and not be stressed or rushed. Impossıble. The markets, the sıghts, the lıfe, the food and even the Prınce's ıslands whıch are a short boat rıde away. Bıkıng round the bıg ısland was a really good day out and relatıvely calm. You can be taken for a rıde very easıly ın Istanbul as well. I keep forgettıng to ask the prıce FIRST. Thınkıng l don't have to bother thıs tıme. It ıs not always lıke that though. We have stayed ın three dıfferent areas of the cıty as we have been ınvıted to places to stay and then there was the nıght ın the Sheraton paıd for by Dorothee's brother, Cyrıl for our weddıng gıft. All thıs was very helpful. We are now on the Asıan sıde havıng stayed ın both parts of the European sıde but now l need to leave thıs cıty. The Asıan sıde seems more European than the European sıde ıs European whıch ıs strange but that ıs the way ıt ıs.
 Ankara ıs next and then l don't know. Iran has messed the trıp up and l hate not to be able to go somewhere. Whatever happened to freedom. Central Asıa ıs a bummer too. Maybe to Chına and back wıth love and chance. Thıs way we would fly to Chına and come back to Turkey from the east goıng backwards. Thıs ıs a strong possıbılıty but not one l am happy wıth. Sorry about the i's havıng no dots but a Turkısh keyboard ıs dıffıcult.
 Love from us all, Rupert.


6445.7 km's, 14 flats (Updated in Ankara)

Tuesday, 6 April 2010

Une autre fois NON de la part de l'Iran

Bonjour a tous
Je commencerai mon message par la fin. Des nouvelles depuis Istanbul ou nous sommes arrives lundi 22 mars en fin de journee. Cela fait donc 2 semaines que nous sommes ici et nous avons attendu 10 jours pour se faire a nouveau refuser un visa d'entree pour l'Iran. O deception! Cette fois, on nous a dit que l'Iran n'aimait pas qu'on traverse le pays en velo. Bizarre, il y a 6 mois environ, un couple argentin-espagnol l'ont traverse, en sens oppose. On ne s'obstinera pas...Vous vous demandez surement quelle sera la suite. On se le demande nous aussi! Des propositions interessantes?
On pense a prendre un avion jusqu'a Beijing et faire le voyage en sens contraire. Peut-etre jusqu'au Tadjikistan et demander une 3e fois notre visa. On reproduira les memes conditions que le couple argentin-espagol et on verra si c'est question de nationalite! Et puis si non, on pourrait ensuite aller directement a Yeravan en Armenie pour terminer notre voyage en Turquie.
La 2e idee serait de continuer notre route jusqu'en Armenie et se rendre directement au Turkmenistan d'une autre facon (traverser la mer Caspienne en bateau et le Turkmenistan en camion car on ne peut avoir qu'un visa de transit de 5 jours, pas assez pour tout traverser en velo). Mais le probleme d'entrer en Chine en velo risque de se poser vu ce qu'on nous avait dit en septembre dernier a l'ambassade de Chine au Canada. Facile d'arriver par voie aerienne mais moins facile par voie terrestre...
Nous sommes arrives en Asie et le debut des problemes administratifs pointe son nez. Pour tous les prochains pays, nous allons devoir passer dans les consulats ou les ambassades pour demander des visas. O plaisir! Avec ce 1er refus de l'Iran, cela nous coupe un peu l'herbe sous les pieds.
Pour l'instant, nous remontons sur nos velos apres demain le 8 pour se rendre a Ankara. Nous voulions visiter la Cappadoce en voiture. De plus, le cadeau d'anniversaire de Maman est de venir nous voir a Ankara du 20 au 29 avril. Nous devrions donc aller en Chine apres cela.
Je crois que ce message sera encore tres long si je raconte notre voyage depuis le dernier message ecrit a Skopje en Macedoine. Alors pour cette fois, je vous parlerai d'Istanbul. Le reste sera dans un autre message.
Nous savions que nous devions reste longtemps a Istanbul. Il etait donc important pour nous de trouver des personnes pouvant nous accueillir. Nous avonc donc ainsi visiter plusieurs quartiers d'Istanbul. Le jour de notre arrivee, nous ne savions pas encore ou aller, un peu stressant quand on arrive dans une ville de 18 millions d'habitants! Une ville tres vivante!!! Nous pensions arriver le 23, et puis 40 kms avant Istanbul, nous etions encore dans les champs. Tout d'un coup, au milieu des collines, la ville apparait, plus le choix de continuer dans le trafıc jusqu'au centre historique. On prend nos courriels. Mon frere Cyril me dit qu'une chambre a l'hotel Sheraton a cote de l'aeroport est reservee pour le 26. Wow!!! C'est notre cadeau de mariage :) Une amie de Annika, Deniz, que nous ne connaissons pas encore, ne peut malheureusement pas nous accueillir a la date ou nous arrivons, mais elle a fait une reservation d'hotel pour nous en ayant obtenu un bon prix pour notre petite famille pour les prochains jours dans le quartier historique. Super! Merci beaucoup! Nous savons ou aller dans l'heure qui suit! Nous y restons 4 jours, cela nous permet de visiter la Grande Mosquee de Sultanahmet, Aya Sofia, le Grand Bazar, les quartiers de Beyoglu et Eminonu, etc... On a une premiere vue d'Istanbul tres agreable. La cohue partout nous fait rire. Les kebap, pide, baklava comblent notre appetit. Nous sommes heureux de decouvrir cette ville qui etait avant ca mythique pour nous. Nous profitons de la terrasse de l'hotel avec vue sur le Bosphore et du grand buffet pour le petit-dejeuner. 4 jours de tourisme quasi-paisible ou s'ajoute notre passage au consulat d'Iran pour deposer notre demande.
Nous partons ensuite le 26 a l'hotel Sheraton ou on profite bien de nos 24 heures a l'hotel. On y arrive a 14h pour pouvoir utiliser piscine interieure (celles de l'exterieur ne sont pas encore ouvertes), spa, sauna, etc... Et le lendemain matin, nous passons grand temps au buffet du petit-dejeuner. Nous avons les yeux grands ouverts. On n'en revient pas de la quantite de nourriture. Trop selon nous, avec j'imagine beaucoup de gaspillage... Pour nous, c'est un autre monde, c'est sur, mais on s'adapte pas trop mal!
Nous faisons ensuite encore appel a Deniz car nous ne savons pas ou dormir pour les 4 prochains jours! Elle nous met en contact avec une amie a elle, Ceyhan, qui est prete a nous accueillir chez elle a Tarabya. Wow! Super! Un nouveau quartier d'Istanbul. C'est toujours du cote europeen, au bord du Bosphore, a 20 kms du centre d'Istanbul. Tout le long du Bosphore, on retrouve le cote tres occidental des Turcs. Tres peu de femmes portant le voile, beaucoup de restos chics, des maisons d'ambassadeurs, des vieux palais, des magasins de voiture tel que Porsche ou Ferrarı, etc... Rien a voir avec le centre d'Istanbul! Ceyhan est tres accueillante. On discute beaucoup ensemble. Elle a beaucoup voyage. Elle nous donne un autre vision de la Turquie que celle musulmane-ottomane que nous avons depuis que nous sommes arrives dans ce pays. Le prochain voyage qu'elle planifie est celui d'aller en Iran. Pour les Turcs, pas besoin de visa. Normal, c'est le pays voisin, mais on l'envie deja! On retourne une journee dans Sultanahmet pour visiter le Palais de Topkapi qui etait la residence officielle du sultan ottoman. Impressionnant. 5000 personnes y vivaient.
Apres 4 jours a Tarabya, nous partons chez Gülsün qui habite du cote asiatique d'Istanbul. C'est alors que nus changeons de continent! Gülsün est la soeur de la femme du frere du pere du mari de ma soeur!!!!! Une autre personne encore tres accueillante Nous sommes depuis maintenant une semaine a Kadiköy dans un quartier residentiel tranquille au bord de la mer de Marmara. Cela nous a permis de vivre un peu moins touristiquement. Nous sommes partis une journee faire le tour d'une des Iles des Princes, Büyük Ada, en velo. Aucune voiture ne circule, seulement pietons, velos et caleches. Tres paisible! Il y a de grandes vieilles maisons d'un cote de l'ile et de de l'autre, une grande foret de pins. Une autre journee, nous avons pris le bateau pour une promenade sur le Bosphore. On nous avait dit que c'etait les locaux qui prenaient ce bateau, ce qui faisait qu'il s'arretait dans plusieurs villages, parfois de la rive europeenne, parfois de la rive asiatique. Deception quand on a vu que le bateau etait rempli a craquer de touristes. Pas tres reposant a bord car chacun essaie de prendre sa place le long des balustrades pour prendre les meilleurs photos! Et puis, le bateau se rend presque a l'entree de la Mer Noire dans un village de pecheurs "isole", dans le sens qu'il n'y a pas encore de promoteurs immobiliers dans ce coin et que le village est entoure de terrains militaires. Mais les habitants attendent le bateau quotidien pour se jeter sur les touristes et leur offrir le meilleur resto de poisson! Nous nous sommes arretes la 2 1/2 heures, le temps de manger et de grimper a un ancien fort pour avoir une vue magnifique du Bosphore. Promenade agreable tout de meme car les rives du Bosphore sont encore tres jolies.
On a aussi profıte de ces derniers jours pour aller tout simplement au parc avec Oceanne lui permettant de rencontrer d'autres enfants. Cela lui prend toujours un peu de temps pour oser les approcher, mais quand le declic est fait, elle a beaucoup de plaisir! Cela la change de l'environnement Papa-Maman-"adultes etrangers qui m'offrent des cochonneries et me caressent tout le temps". Rupert et moi avons beaucoup de mal avec la facon dont les Turcs que nous croisons dans les rues (donc que nous ne connaissons pas) s'interressent a Oceanne. C'est continuellement qu'elle se fait caresser et offir des bonbons. Jusqu'en Bulgarie, ce n'etait que les femmes qui l'approchaient. Maintenant, ce sont beaucoup plus les hommes et cela l'intimide, d'autant plus qu'ils ne se genent pas pour participer a son education. Un lui a dit de ne pas sucer son pouce (cela l'a fait pleurer!), un lui a mit le crayon dans la main droite car elle le tenait de la main gauche (elle a tout l'air d'etre gauchere). Le personnel de l'hotel de Sultanahmet la taquinait, en lui enlevant son assiette de petit-dejeuner. Elle n'a pas compris la blague et a pleure! Bref, ce n'est pas quelque chose que nous apprecions, mais on sait que ce n'est que le debut pour la "petite blonde aux yeux bleus"...
Pour terminer, j'ai eu le plaisir hier de passer l'apres-midi avec mon frere Cyril. Cela nous a aide a oublier momentanement la reponse negatıive de l'Iran hier matin! Arrive d'un vol tot le matin pour son travail, il repartait le soir-meme. On a marche dans Sultanahmet et Eminonu et fait une promenade en bateau tous les 4. C'etait vraiment sympa. J'etais bien sur bien contente de le retrouver. Et on a aussi finalement rencontre Deniz, notre aide via internet. Une 3e femme turque d'Istanbul tres gentille!
Etre en contact avec des personnes locales ne peut que nous aider a mieux connaitre le pays. A voir differemment qu'avec nos yeux de touristes qui voyons beaucoup en superficie. Merci a vous toutes!
Je vous raconterai la partie velo Skopje-Istanbul, la transition hiver-printemps, dans un autre message.
Grosses bises,
Dorothee

Tuesday, 9 March 2010

Bulgarian snows

Hello there,

It's been a strange week really. We are now in Kyustendil, Bulgaria and taking an enforced break due to some heavy snowfall. Winter is starting to get a bit long, boring and complicated. It seems that the whole of Europe has had a really hard winter and now this strange system has attacked Eastern Europe and Turkey just when we thought that we had felt Spring coming. Basically a huge cold front pushing down from the Baltic.

Apart from the weather, we've been on the front page of a newspaper, climbed over more mountains, snapped a chain, stayed in a 'love hotel' as well as loving Kosovo and finally got behind the facade of a Macedonian. So, we were interviewed by the principle newspaper of Skopje, Macedonia's capital city. I will post the link at the bottom. Skopje does not seem a very interesting place on arrival, communist apartment blocks etc but on closer inspection is actually an interesting place. The river basically splits the Orthodox from the Muslims. Religion again plays a part in everyday life in Skopje even if people are not actually that devout. It seems the population have to have an identity and that has to be according to religion. Ridiculous yes but true. It is also very difficult to have an objective opinion as everyone is saying different things depending on which side you talk to. I liked the city though. Both sides had their good points. I had to find a new stem for my Georgina because after supporting my handlebar and steering column for over 5000 km's on just one bolt instead of two, it had just become too dangerous to continue. I had an adventure in the city with bike shops but l found some corners to hide away in, to reflect, have a beer in, which was good.

Kosovo was great. Nearly every car would hoot their horn at you. This resulted in waving at virtually every car that passed. The Kosovars expelled virtually all Serbs at the end of the conflict and the burned houses and churches are still very present, in Prizren for example. War is very ugly and you see it everywhere in the Balkans. It's scary how much these people have been fighting only too recently. Most Kosovars are of Albanian descent but are very different and do not share the same traits apart from religion of course. It is the same again in Macedonia. The area around Tetovo is dominated by Albanians and also an area where we passed to the north of Skopje. You can tell by the presence of Mosques, some of them brand new. Religion makes these people different, then they want to be recognized, then independent, then War. I have said this before but it's bloody complicated. Albanians here, orthodox there, those Albanians not the same as those from Albania! Maybe it would be a good idea to just have a coffee and not believe in anything. Coffee is very important to all these people and most have it in the same way although some are getting fancy with their Italian machines.

Mountains, valleys, rain, wind, snow and cold. Unfortunately  we are not out of the reach of bad weather. We have had all of this but never really that bad. Now we have at least 35 cm's of snow and it's pretty cold so there is nothing to do but to let it pass. The mountainous part of the Balkans is over in about 200 km's so l believe what we have done so far is pretty good considering it's still March. We just got over a pass of 1162 m's before the heavy snow came so it could be a lot worse. My chain snapped that afternoon so with fixing that on the roadside and then a steep climb and the 25 minutes wasted with the drunk exchange office clerk on the summit before descending was a really close call. The border post was right on the pass as it always is. Not strange how countries here like to look down on each other. With a relatively firm 'nothing to declare' to the friendly Bulgarian customs officer we were off. We were freezing our bums off and with darkness approaching we needed to get to the first town in Bulgaria which was still 20 km's away. Lucky it was all downhill and quite a descent it was. Oceanne was all wrapped up as at high speed and especially in these type of temperatures she needs to be. Twilight and 60 km/h down a very big hill l definitely check on her but our trailer hasn't ever let us down. She just looks at me nonchalantly quite happy with her situation which is nice. We were obviously going fast for our safety, she must think which would be right of course.

Macedonia was an interesting experience. After Kosovo, it was at first very quiet with no horns and people not jumping on you wanting a piece of you. Slightly disappointing l suppose. However apart from hotels being very expensive it just takes a Macedonian a while to warm up. They are very guarded and it just takes one individual to break the ice. This happened in Stracin after a visit from a police officer after we had put our tent up. He took our details during a slightly cold exchange which l didn't particularly like. The situation changed completely when a really nice guy came with his friend during our brush with the law. Chocolate and crisps for Oceanne of course and very strong alcohol for me from the next guy to come along. The whole village was soon there and the policeman was not to be seen. Everyone wanted to find a warm place to sleep for us because it would be cold tonight. The answer was the school where we had a wood burner in the corner. We had soon moved all of our stuff after about 15 trips and were again showered with gifts. You cannot refuse although l had to when l was offered all types of hard spirits. Anything l wanted from Vodka to schnapps. Not taking no for an answer, they brought us Pepsi and mineral water probably thinking l was some sort of health freak. Very untrue and l'd already had ten shots of the other guy's homemade schnapps. These people are all very poor and it's difficult to receive but that is the wonderful thing about the majority of the people scattered about the globe.

The minority are those that stole my pump and nearly my beloved seat and so finely adjusted Thomson Elite seat post in the lobby in Skopje and those governments that give the go ahead to attack their neighbors because they might be Muslims, Orthodox or whatever. Personally l just like running away from snow down a big hill with Oceanne looking on nonchalantly. Watching cycling on television today, Oceanne calls racing bikes, 'velo go go' because that's what people say when they support them on the roadside. Simple.

The link for our article is:

http://www.vecer.com.mk/default.asp?ItemID=BE7C07915425A54E86E874887729F442

Waiting for the snow to melt, Rupert.

5203.0 km's and 11 flats.

Monday, 8 March 2010

Skopje et Bulgarie

Bonjour a tous!

La derniere fois que j'ai ecrit, nous avions rencontre une journaliste a Skopje. Nous sommes partis la veille de la publication de l'article. Nous venons de le decouvrir sur internet. Si un de mes amis connaissant l'alphabet cyrillique pouvait me le traduire, ce serait apprecie... Merci! Oceanne faisait la couverture de ce journal de Skopje... Nous ne sommes pas tres ravis de ca, mais on ne nous a pas fait choisir... On doit apprendre de nos erreurs. On doit peut-etre apprendre a dire non aux gens qui prennent Oceanne en photo. Et nous alors?!

Article du journal de Skopje

A part ca, nous sommes en Bulgarie depuis hier soir. Nous avons passe un col a 1162m juste a temps hier a 16h30 pour passer la frontiere. Ce matin, en ouvrant les rideaux de notre chambre d'hotel a Zhilentsi, juste avant Kyustendil, nous decouvrions une tempete de neige... Une vraie! Nous nous sommes rendus seulement 5 kms plus loin, pour etre en ville, et attendre que la neige passe et que les routes se degagent. Nous sommes donc maintenant a Kyustendil, essayant de comprendre le bulgare et l'alphabet cyrillique. Il y avait les 2 alphabets en Macedoine, mais en Bulgarie, c'est seulement le cyrillique. Les Bulgares disent "merci" pour "merci" (ca ne doit pas s'ecrire comme ca...). Yes, un mot! Nous ne savons pas pour combien de temps nous serons la! Tout va bien!

Ciao,

Dorothee

Thursday, 4 March 2010

Les Balkans - Une salade de Macedoine

Dobar dan,

J'aurai encore pu dire "miredita" il y a quelques jours, 5e langue du voyage, mon vocabulaire se reduit en 2 mots pour l'albanais, bonjour et merci.
Nous avons donc pour la lecon de langue:
Hello, bonjour, buongiorno, dobar dan, miredita
Thank you, merci, grazie, hvala, faleminderit

Pour les chiffres, 5032,1 km en 90 jours de velo sur 5 mois de voyage. Cela donne une moyenne de 60 km par jour, pas mal du tout sachant que c'etait l'automne et l'hiver donc des journees courtes. Cela donne aussi que nous en sommes au tiers de notre voyage en temps et en distance. Et a la moitie de notre budget... Mais nous allons vers l'est, vers plus de nuits sous la tente et des pays moins chers parait-il.

Je vous ecris de Skopje, capitale de la Macedoine (republique independante depuis 1991), ou pour les Grecs, Ancienne Republique Yougoslave de Macedoine, car ils n'acceptent pas que ce pays s'appelle Macedoine, cela ne correspondant pas a l'empire geographique d'Alexandre le Grand. La monnaie est le Denar. Mon clavier est recouvert d'une pellicule plastique, je suppose pour ne pas salir les touches. Je n'avais encore jamais vu ca! Comme il fait chaud dans la piece, mes mains se collent dessus, c'est super pratique!!!

Donc, toujours dans un pays de l'ex-Yougoslavie, le dernier pour nous. Le seul que nous n'aurons pas traverse sera la Serbie. Cela aurait pu completer notre comprehension des Balkans, mais il n'est pas sur notre chemin. Les pays de l'ex-Yougoslavie (qui veut dire Slaves du Sud en serbo-croate) sont d'une complexite incroyable. Dependamment a qui vous parlez, Serbes, Croates, Bosniaques, Albanais, vous n'avez pas la meme version et vision de chaque recent pays. "Les amis de mes amis sont mes amis" ou "les ennemis de mes amis sont mes ennemis" ou "les ennemis de mes ennemis sont mes amis" ne s'appliquent pas forcement dans cette region d'Europe! Les Slaves venus du nord se sont installes dans le sud, les Croates sur la cote et les Serbes dans les terres. C'est ajoute a cela la domination de l'Empire Ottoman dans certaines regions, la domination venitienne, l'empire austro-hongrois, tout cela a differentes periodes. Les serbes ont adopte la religion orthodoxe, les Croates sous influence italienne romane ont adopte la religion catholique, et d'autres, la religion musulmane trace de l'Empire Ottoman. Autant en Slovenie et Croatie, l'histoire nous paraissait plutot simple, mais plus on avancait, plus se presentait un melange d'ethnie et de culture.

Lorsqu'on a quitte Dubrovnik, on s'est retrouve le soir meme au Montenegro (capitale Podgorica), dans la ville de Herceg Novi. Une autre petite ville fortifiee au bord de la cote. Les Montenegrins sont tres proches des Serbes, on pourrait dire leurs petits freres. C'est seulement en 2006 que ce pays se separe de la Serbie. Il adopte l'Euro comme monnaie. Pour raison politique nous dit notre hote a Herceg Novi. J'imagine qu'ils n'allaient pas creer une nouvelle monnaie. De plus, le pays se fait beaucoup aider de l'Union Europeenne pour developper ses infrastructures touristiques le long de la cote. On a vu beaucoup de "real estate agencies". Lorqu'on dit a notre hote qu'on va ensuite en Alabanie, puis au Kosovo, il nous repond "N'allez pas la-bas". Ah bon? Pourquoi? La guerre est finie, non? Il nous dit ensuite qu'en tant que touriste on aura pas de probleme, mais lui en tant que Montenegrin (=Serbe), oui. Il nous dit de ne pas regarder de trop proche les eglises orthodoxes. Mais qu'on peut regarder sans probleme les mosquees. Je ne suis pas sure que cela soit tres objectif... On verra bien la-bas! Quand on part, sa maman, tres gentille et tres acueillante, nous laisse quand meme sur ces mots "Don't trust anyone". Ah bon. Nous faisons confiance a tout le monde, repond-on. On verra sur place. Au Montenegro, la pluie que nous avions eu depuis au moins 2 semaines a continue. Nous avons fait le tour de la Baie de Kotor qui a la reputation d'etre magnifique. Elle fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais sous la pluie, on a vu les choses un peu differemment. On s'est arrete dans la ville de Kotor, autre ville fortifiee. Nous avons fait la rencontre d'un cyclotouriste francais, Samuel. Une soiree sympathique dans l'hostel de la ville. Notre 2e rencontre de cyclotouristes, toujours interessante; Samuel est parti de France pour parcourir les pays a l'est jusqu'en Turquie depuis avril dernier. Il est maintenant en Italie sur son chemin de retour. Budva, autre ville fortifiee sur la cote de l'Adriatique (!) fut notre derniere escale au bord de l'eau. Je crois que j'ai eu mon quota de villes fortifiees aux magnifiques rues de grosses pierres blanches. Il etait vraiment temps de se lancer dans les montagnes.

La derniere nuit au Montenegro s'est fait sous la tente, dans les champs, pas tres loin de la frontiere avec l'Albanie. De par les villages et ses habitants, on pouvait deja sentir que le pays etait different. Le Montenegro a deja essayer de conquerir Shkoder, sans succes, mais a gagne Ulcinj. Le lendemain, l'Albanie. Capitale Tirana. Monnaie, le Lek. L'Albanie, contrairement a ce que je pensais est tres peu religieuse. En fait, comme dans tous les anciens pays communistes, la pratique de la religion etait interdite publiquement. Cela revient donc graduellement. Il n'y a pas autant d'eglises ou de mosquees que dans les pays de l'ex-Yougoslavie.C'est la 1ere fois que nous passons autant de temps au poste de frontiere. On n'a pas vraiment compris pourquoi, a part qu'ils ne comprenaient pas pourquoi Rupert et moi n'avions pas le meme nom de famille. Aussitot en Albanie, aussitot on a senti que nous etions dans un pays pauvre, le 1er depuis le debut de notre voyage, dans un pays coupe avec le monde exterieur pendant bien longtemps. Pendant la periode communiste, elle n'etait en relation qu'avec quelques pays de l'Europe de l'Ouest. La Yougoslavie voulait l'inclure dans l'ensemble de ses republiques. Elle n'a pas voulu donc a ferme sa frontiere avec la Kosovo. Puis la Russie a voulu installer une base natale sur la cote. L'Albanie n'a pas voulu et a aussi rompi ses relations. Puis elle s'est tourne vers la Chine. Cela a fonctionne jusqu'au deces de Mao Tse-Tung en 1976. Puis l'Albanie s'est retrouvee totalement isolee jusqu'a la chute du communisme au debut des annees 90. La transition au capitalisme a ete tres difficile pour la population.Nous sommes restes seulement 6 jours dans ce pays, mais il n'est pas diffile de percevoir les signes de pauvrete. Pas grand chose dans les petites epiceries dans les montagnes par exemple. Par contre, nous avons ete extremement bien accueillis. La regle "moins on en a, plus on en donne" s'applique toujours tres bien. J'ai aussi retrouve le bazar des villes ou pietons, cyclistes, voitures, mini-bus partagent tout! Pas de feu de circulation, chacun s'impose. Nous avons passe 2 nuits sous la tente. Les 2 fois, des gens sont venus nous voir et discuter avec nous. On nous a d'abord offert 2 bieres et du fromage qui ont tres bien accompagnes nos pates. ils voulaient absolument qu'on aille chez eux, mais on a refuse sachant que notre tente etait deja installee et qu'on aurait sans doute pris le lit ou la piece de quelqu'un. Tout le monde nous klaxonne sur la route pour nous dire bonjour, savoir comment ca va, savoir ou on va. C'est aussi le royaume des vieilles Mercedes. Le trafic de voitures en Albanie a l'air bien connu. Les voitures circulent encore avec les plaques d'immatriculation d'Allemagne, d'Angleterre, d'Italie. Au debut, je pensais qu'il y avait beaucop de touristes. Mais non, pas du tout, ils etaient bien tous Albanais! Pour la 2e nuit sous la tente a cote de l'ecole du village, Oceanne a pu jouer avec les enfants autour qui n'etaient pas genes de venir nous voir nous installer. Ce fut un bon moment pour elle. Elle nous en parle toujours, car ce n'est pas souvent qu'elle est en contact direct avec des enfants. Le lendemain, quelqu'un nous attendait devant la tente pour nous inviter a prendre le cafe. Ils etaient une dizaine d'hommes regroupes chez une femme a preparer des frites. Un epluche, un coupe, un fait cuire. On nous a offert cela au petit-dejeuner. Apres 1/2 heure, il etait temps pour nous de les laisser. On aurait pu y passer la journee! Ce fut donc 4 jours dans les montagnes. Les 2 premieres journees sous la pluie ont failli nous faire changer d'itineraire (encore une fois!). On voulait prendre un vol pour la Chine et faire le chemin en sens inverse. On etait convaincu que le printemps dans ces regions (jusqu'a atteindre la Turquie) ne serait que pluvieux. Pedaler sous la pluie, camper ensuite, et remettre des vetements mouilles le lendemain n'est vraiment pas super. Mais bien sur, cela n'a pas dure et nous avons continue! On n'a pas eu beaucoup de pluie depuis! A Kukes, derniere ville en Albanie, Rupert s'est fait poursuivre par des dizaines d'enfants en sortant de l'epicerie. ils tentaient de lui arracher ses sacs. Il a du demander de monter dans une voiture pour rentrer a l'hotel et leur echapper. La pauvrete, vraiment?

Le Kosovo (capitale Pristina) ensuite nous a paru bien moins pauvre. On peut sentir que c'est un pays en reconstruction, suite a la guerre de 1999, l'armee serbe ayant bombarde les villages albanais. L'accueil a encore une fois tres agreable. Les gens sont tres proches des Albanais dans leur comportement avec nous. Ils nous klaxonnent sur la route, nous approchent sans etre genes pour discuter, et sont souriants. On est arrives a Prizren, tres belle ville. On s'est arrete une journee (1ere journee sans velo depuis Dubrovnik) et on en a profite bien sur pour visiter. Un autre choc pour nous, bienvenue encore dans l'ex-Yougoslavie, de voir l'ancien quartier serbe de la ville totalement deserte... Il a ete brule par les Kosovars albanais lors des emeutes de mars 2004. Il ne reste plus que 37 Serbes dans la ville. On a pu toutefois regarder et prendre en photo les eglises orthodoxes, tout de meme sous surveillance. Les rumeurs du Montenegrin etaient fausses! Selon les statistiques, autour de 90% des Kosovars sont Albanais (disons plutot de langue albanaise, en territoire slave, de religion musulmane). Les Serbes se trouvent surtout au nord, a la frontiere avec la Serbie. Ils voudraient pouvoir etre rattaches a la Serbie. En entrant au Kosovo, on demande quelle langue on doit parler. On nous dit sans hesiter l'albanais. Puis en parlant a la femme de l'hotel, qui se dit bosniaque, meme si elle est du Kosovo, car elle est musulmane et parle serbo-croate, elle nous dit que les 2 langues officielles sont l'albanais et le serbo-croate. J'ai teste une fois dans un magasin de dire au-revoir en serbo-croate, on m'a regarde bizarrement. La femme de l'hotel nous a dit qu'avant la guerre, il n'y avait aucun probleme pour parler un des 2 langues. Maintenant, ses enfants se font reprocher de ne pas parler albanais. Pas facile pour les minorites... On ne peut pas non plus passer a cote de la presence du KFOR, Kosovo Force, presente pour le maintien de la paix. Dans le coin de Prizren, ce sont des Allemands. Le Kosovo a proclame son independance en 2008, mais est sous direction de l'ONU car il n'est pas reconnu par tous les pays. La monnaie est l'Euro, raison polito-economique bien sur. On peut voir partout les differents projets de reconstruction subventionnes par l'Union Europeenne. Alors qu'en Albanie on voyait que beaucoup de personnes ne travaillaient pas, les petites usines au bord de la route avaient l'air de fonctionner au ralenti, par manque de travail, on sentait le Kosovo plus actif. Pourtant, il parait qu'il y a 50% de chomage, les jeunes etant les plus touches. C'est vrai qu'a Prizren, on voyait les hommes reunis au cafe a toute heure de la journee. 3 jours au Kosovo. c'est court, mais je crois que nous avons pu prendre un peu le pouls du pays.

Nous sommes arrives il y a 2 jours a Skopje. On fait une pause de 2 jours complets: achat d'une nouvelle potence pour le velo de Rupert, lavage, reparation de mon disque dur portable (sans succes). Sur une des routes totalement defoncees d'Albanie (elles ne sont pas toutes comme ca, mais c'est surtout a l'entree des villes), ma sacoche avant est tombee. Aouch pour le disque dur ou nous avons archives toutes nos photos... Cela prend du temps pour essayer de recuperer les donnees, on essaiera la prochaine fois qu'on reste longtemps dans une ville. Skopje est une ville surprenante. On est d'abord arrive par le centre-ville tres moderne. Tout est en construction. Belle rue pietonne commerciale avec grande place. Mais les immeubles gris datant du communisme ne sont pas totalement camoufles! On ne voyait pas grand chose d'historique. Puis on nous parle du Vieux Pont et du quartier de l'autre cote. Et on y decouvre les traces de l'Empire Ottoman avec caravanserails, bains, mosquees, et l'ancien bazar. Plein de petits commerces dans des petites rues. Et le marche. Et les femmes portant le voile. On n'en avait pas vu autant depuis Sarajevo. D'un cote de la riviere les "serbes" et de l'autre les "albanais". Ce matin, quelque sonne a notre chambre d'hotel: une journaliste! Son bureau est a l'etage en-dessous et elle a vu les velos dans l'entree. Allez hop, une petite entrevue, la 1ere. On sera demain dans le journal de Skopje! On discute donc, et tiens un autre point de vue. Elle nous parle des Grecs qui ne veulent pas reconnaitre leur nom de pays. Je demande de quoi vit le Kosovo. Elle me dit qu'il est riche et vit de criminalite et de trafic. Mmm, pas rose tout ca. Est ce objectif? Je lui demande si les relations sont bonnes entre le Kosovo et la Macedoine. Elle me dit qu'il n'y a pas le choix. Ils ont les armes au Kosovo. Et eux veulent la paix. Ils ont eu une petite guerre civile en 2000 vers Tetovo, ville a majorite albanaise. Les albanais (les meme que ceux du Kosovo donc musulmans et nons catholiques comme dans l'ouest de l'Albanie) sont a l'ouest et au nord de la Macedoine et revendiquent une plus grande reconnaissance de leur droit. A Skopje, c'etait aussi tendu et chacun restait de chaque cote de la riviere. Maintenant, c'est mieux nous dit-elle. De facon generale, les personnes rencontrees dans les pays de l'ex-Yougoslavie ont l'air de nous dire qu'avant la creation de tous ces pays, tout le monde vivait melange sans faire attention a l'appartenance ethnique. La montee du nationalisme post-communiste s'est servi de la religion pour differencier les peuples au sein de l'ex-Yougoslavie. La recente guerre a commence par le fait que les Serbes de Croatie et de Bosnie-Herzegovine voulaient rester attacher a la Yougoslavie alors que chacun de ces pays avaient proclame leur independance. Meme si c'etait officiellement un affrontement entre Republiques, les militaires s'en sont pris enormement aux populations civiles. Et on dirait que cette differenciation est restee. Mais chacun a tout de meme l'air satisfait d'avoir maintenant sa Republique.

Demain, nous reprenons la route en direction de la Bulgarie. La Turquie n'est plus tres loin et l'Asie non plus. Les jours allongent (Oceanne nous reveille maintenant a 6h le matin quand on est sous la tente) et les temperatures s'adoucissent! Sur ces bonnes paroles, a bientot!

Dorothee

Friday, 26 February 2010

Albanian extremes

Hello from Kukes, Northern Albania.

We're 40 kilometres from Kosovo and everything is going to plan. A couple of days back, it has to be said that we were thinking of flying to China but that has now changed. Plan A is still in place. Morale was very low after our first two days in the mountains of Albania. It hadn't stopped raining for virtually three weeks and pulling huge loads up steep long hills under pouring rain wasn't great fun. Bearable but not great. Since we are now firmly in the mountains instead of climbing out of the coastal plain, the ups are just as long as the downs so although it's hard work, we can cope! We will be in Kosovo tomorrow which should be really interesting to travel in. A country that is internationally recognised by most, yet not by Serbia and so cannot be fully independent. I am sure everyone remembers the conflict in 1999.

Since leaving Dubrovnik under the rain, it rained all through Montenegro apart from one lucky day. The old towns of Herceg Novi, Perast, Kotor and Budvar are all incredibly beautiful and the Kotor Fjord even though it was raining again, is a very special place. Under sunny blue skies it must be out of this world. The road around the fjord goes on forever, hugging the shore, winding in and winding out revealing new and even better views. Something l never mentioned, yes it's possible even with the very long rants l can produce, is that all down the Adriatic coast the water is so clear. So the water is clean, the towns are beautiful and the landscape even better. Just the town of Kotor is a must visit.

From the beginning Albania has been very different. I nearly wasn't let in for some reason. It was raining at the time and the guy wasn't very genial to say the least. It may have been to do with Dorothee not having the same name as l and yet our child having my name. However we will never really know the truth behind this. I was let in with a mysterious nod and a look but no wink and no stamp. None of us got a stamp and when Dorothee asked for one, she was waved away with something not far from disgust. Women definetly don't do the talking here. It seems my other half will have to learn to be more obedient! Poverty is a problem here. 46% of the population live on under 2$ a day and you can tell. Children beg and chase you and are very aggresive at it too. You can't blame them but you can't give to a hundred kids and it woulden't solve the problem either. I don't know if some are orphans or if their parents just put them on the street. I haven't seen children so desperate since spending time in Kenya. A lot of children go to school but there is a large majority who do not. I am afraid l have no idea of firm figures.

Then there is the other half. There are rich Albanians. Organised crime exists massively such as the huge amounts of stolen Mercedes Benz's we see on the road among other cars that often still have the original registration plate. I have seen quite a lot of British cars with the Land Rover Discovery being a particular favourite. A minority are getting rich off this type of dealing but most our having a tough time. Corruption obviously starts at the top. In virtually every town there is a smart hotel and this is where the supposed, 'high society' hang out.

The majority of Albanians are somewhere in between. Every one of them we have met are extremely generous even though they have little to offer. We were camping in an abandoned school one night and it was raining again with a big storm on the horizon. I think we had three visits in the space of an hour and a half, all of them as they were worried for our safety and warmth. I had to smoke an entire cigarette with one older man out of politeness. The same guy brought us Amstel beer and fresh cheese for our pasta. I never smoke but it went down alright actually. Then this morning after packing up, we were invited for coffee and ended up having freshly fried chips as well. I needed a second breakfast this morning before yet another climb up to over 800 metres so it worked well for my energy levels. It's taken four days to get from Skhoder to Kukes via Puke and the road has wound itself up, around and over at least four passes over 800 metres. It has only been 152 kilometres but the road has been worth it and now we are ready to explore Kosovo and Macedonia. Albania might soon be a part of the European Union. There is no such thing as rubbish removal, they often have basic sanitation issues. I really hope they can do something about the poverty here. It shoulden't exist in the EU but it will and it does. We are all very well.

From Albania with love, Rupert.

4899.4 kilometres and 11 flats

Wednesday, 17 February 2010

"De Trieste a Dubrovnik" - Recit depuis Dubrovnik

Dobar dan,

Attention! Ce message est tres long! J'ai beaucoup a dire sur la Croatie et la Bosnie-Herzegovine!
Oceanne est maintenant quadrilingue! Elle connait
"Bonjour, Hello, Buongiorno, Dobar dan
Merci, Thank you, Grazie, Hvala"
et peut nous dire si c'est en francais, anglais, italien ou croate. Oui, oui, on est fier!!!
Et elle sait que Papa s'appelle Rupert et Maman Dorothee.
Voila pour l'introduction. Apres Trieste, nous avons donc passe 24 heures en Slovenie, le temps de grimper dans les montagnes, de camper dans la neige, et de redescendre vers la cote a Rijeka en Croatie. La Slovenie (capitale Ljubljana) est le 1er pays de l'ex-Yougoslavie a faire partie de l'Union Europeenne depuis 2004. Donc pour nous encore un pays dont la monnaie est l'Euro. La Croatie (capitale Zagreb) ne devrait pas tarder a s'y joindre. Il reste apparemment quelques details a peaufiner. A Dubrovnik, certains ont deja le cercle etoile jaune sous fond bleu autour de HR (Hrvatska Republika) sur leur plaque d'immatriculation. Sont-ils impatients?
Arrives a Rijeka, nous avons cherche un hotel. Surprise dans cette assez grande ville, il n'y en avait que 3 et 3 "3 etoiles". On nous parle des "apartman", un genre de B&B sans breakfast. Les particuliers louent des chambres. On en trouve 3. On sonne. Pas de reponse. Sommes-nous hors-saison? Alors que nous avions ete plutot reticents aux auberges de jeunesse jusqu'a present (en France et en Italie, il nous revenait plus cher de dormir tous les 3 dans un dortoir que d'aller dans un hotel), c'est a l'Hostelling International que nous finissons pas avoir des lits. Hors saison en effet, on a un dortoir pour nous tous seuls. Il s'avere aussi que c'est bien moins cher que ceux de France ou d'Italie. Petit-dejeuner inclus. Internet gratuit a volonte. Oceanne peut dormir avant nous dans la chambre pendant que nous profitons de l'espace commun. Parfait tout ca!
On a donc repris la route le lendemain, toujours sous le soleil. De Trieste a Zadar, il ne nous a pas quitte. La cote est absolument magnifique. Nous l'avons quittee temporairement pour traverser l'ile de Pag et passer une nuit a Dinjiska qui se trouvait sur notre route. On nous a offert l'hospitalite. Wow! La derniere fois que nous avions dormi chez quelqu'un, c'etait chez mon cousin Arnaud a Marseille. A Dinjiska, alors que nous venions de terminer de planter la tente au grand vent, une voiture s'arrete. L'homme qui en descend, Milidar, nous ordonne de ne pas dormir la et de venir chez lui. Surprenant pour nous, il parle anglais. Il a un "apartman" qu'il loue en ete et nous l'offre pour la nuit. Qui dit pour l'ete dit pas de chauffage, mais on n'avait pas le vent et il y avait une petite cuisine et douche chaude. Sa femme, Milka, vient nous rendre visite un peu plus tard et nous offre un verre de schnaps. Elle trinque avec nous. Surprenant pour nous, elle parle allemand. Tant mieux pour nous, nous en sommes qu'a nos debuts de croate! Elle revient un peu plus tard avec de la soupe, une pomme et des biscuits. Nous sommes ravis. Cette partie que j'aime tant dans le cyclotourisme me manquait. Nous avons ete tres peu en contact avec les Italiens. Se faire maintenant accueillir par des Croates, essyer de discuter avec eux en cherchant dans le fond de ma tete mes notions d'allemand m'enchante. Le lendemain matin, Milka revient pour savoir si on a bien dormi et nous apporte 2 tasses de cafe. Milidar vient par la suite discuter avec nous. Il est retraite du monde des bateaux. Il travaillait auparavant sur les cargos et a donc fait le tour du monde. Il s'occupe maintenant avec sa femme de cet "autocamp". Rendez leur visite si un jour vous passez a Dinjiska sur l'ile dePag. En partant, Milka a offert un gros chien bleu en peluche a Oceanne. Impossible de refuser un cadeau meme s'il prend la moitie de la remorque! Oups, il a disparu plus loin a Zadar!...
Temps magnifique le long de la cote, oui, mais "wind is a killer". Je ne sais pas si je deviens moumoune, mais il me fait peur! Je ne sais pas pourquoi, mais au nord de Zadar, les Croates ont decide qu'ils ne mettaient pas toujours une barriere de securite le long de la route. Alors en velo, roulant cote mer, a flanc de falaise, souvent pousse lateralement par des rafales de vent, imaginez... Pour peu qu'un camion arrive et ne me permet pas de rouler au milieu de la route, j'en ai eu les larmes aux yeux. Mais bien sur, ce ne sont pas des choses qui durent, et cela ne s'est pas reproduit apres Zadar. La force du vent sur l'ile de Pag etait particulierement impressionnante. Il y a des jours sans vent et des jours avec, comme ca.
Nous avons passe un peu plus que 2 jours a Zadar a profiter d'une auberge de jeunesse d'une capacite de 290 lits pour nous tous seuls! Meme les employes n'etaient pas la toute la journee. C'etait comme notre maison! Visite de la tres belle vieille ville et promenade au bord de l'eau, ce fut bien agreable! Auberges de jeunesse vides, beaucoup d'apartmani fermes, restos fermes, centre-villes plutot deserts. C'est comme ca que nous nous sommes apercus petit a petit que nous voyagions vraiment hors saison le long de la cote croate. Oui nous avons des prix bas, mais la vie estivale manque un peu. Comme il est ecrit dans le guide touristique de Dubrovnik, et cela peut s'appliquer a toutes les villes de la cote: "Isn't this time of year when half of the hotels close down, the locals stay at home to recover of their tourist-frazzled nerves, a cold wind whistles through a deserted Old town?" (N'est-ce pas en cette saison que la moitié des hôtels ferme, que les locaux restent a la maison pour se remettre de leurs nerfs usés par les touristes, qu'un vent froid siffle dans une vieille ville déserte). Pour peu qu'on soit en ville un dimanche, comme a Zadar par exemple, c'est alors d'autant plus desert! Pourquoi voyager en hiver? Plusieurs nous l'ont demande. Tout simplement parce que notre voyage dure 15 mois et que nous devions passer un hiver quelque part sur notre trajet. Il n'y a pas vraiment de pays qui offre un hiver de type estival. Voyager d'ouest en est presque toujours a la meme latitude ne nous permet pas d'eviter  des saisons comme cela a ete le cas pour mon autre voyage du nord au sud (pas d'hiver, pas de saison des pluies).
Vodice. Petite ville entre Zadar et Split. Nous avons du y passer une journee sans le vouloir. Gresil, verglas, neige sur la route ne nous permettaient pas de rouler cette journee la. Le long de la cote, les Croates ne sont pas habitues a avoir ces conditions (de plus en plus frequentes selon les dires) et ne sont donc pas equipes. La route n'a pas ete degagee causant des accidents. On etait mieux a l'interieur dans un apartmani a se laisser vivre. Cafe, lecture, jeu de carte, c'etait bien!
Apartmani (ou sobe, c'est a dire seulement chambre et pas de cuisine) dans les petites villes et auberge de jeunesse dans les grandes villes, nous trouvons notre compte en Croatie. Nous avons seulement passe 3 nuits sous la tente, soit parce que nous etions souvent dans des villes, soit parce que les conditions meteo ne nous motivaient pas. Les auberges de jeunesse nous permettent d'etre en contact avec d'autres touristes et donc cassent notre cellule familiale. C'est bon pour tout le monde! Et les apartmani nous permettent d'etre en contact avec les locaux, qui parlent pour une grande majorite soit allemand, generalement les plus ages, soit anglais, generalement les plus jeunes, cela reflete l'histoire. Chien en peluche, miel, citrons, repas, on est rarement repartis les mains vides! D'ailleurs a propos de citrons, cela reste une bonne anecdote.
Alors que nous mangions le midi sur le bord de mer, une petite mamie nous observait du balcon de sa maison. Voyant Oceanne au loin, elle lui apporte figues, oranges et citrons. Que c'est gentil! Ce doit etre la saison des figues sechees car nous venions d'en acheter au marche a Split. Mais que faire de 5 citrons en voyage??? Un oui, mais 5? Nous decidons de les offrir a la femme qui nous accueille dans le prochain apartmani. Elle nous sourit pour nous dire merci et ne pas refuser, mais nous devinons qu'elle en a plein dans son jardin en arriere. C'est la saison et ils ont tous des citronniers ou orangers sur leur terrain. Nous partons la conscience tranquille, nous ne les avons pas jetes! Quelques nuits plus tard, on quittant le matin l'apartmani, notre hote nous offre des citrons!!! Mmm, merci! A Dubrovnik, quand nous quittons l'auberge de jeunesse, nous les offrons a la femme de la reception! Personne ne peut refuser ce merveilleux cadeau et nous sommes tous pris dans le cercle du citron-cadeau!
Split, 2e grande ville de Croatie apres Zagreb. Elle vit meme sans touriste. Mais pas a tout moment de la journee! Les samedis et dimanches matin, tout le monde est dans la rue. C'est le moment d'aller au marche. Tout le monde se rencontre, tout le monde discute. A midi, c'est l'heure d'aller au cafe. Pour boire un cafe seulement. Et fumer. Nous avons cherche longuement un endroit pour manger, c'est tres difficile. Les Croates ne mangent pas le midi, en tout cas, ni dans les restos, ni dans les cafes, chez eux, j'espere. Ce sont des grands fumeurs. Des le plus jeune age, hommes et femmes. Les endroits publics ne sont pas non-fumeurs. Il a fallu nous readapter a cette odeur, surtout lorsqu'on ne veut pas manger dehors quand on est sur la route. Bref, on dirait que cafe-cigarette fait leur repas du midi. Et donc, apres l'heure du cafe de midi a 14h, tout se vide, tout le monde rentre chez soi. Puis ils ressortent apres 17h. Phenomene qui nous surprend a chaque fois meme si on le sait! On a rencontre "nos 1ers cyclotouristes" alors qu'ils marchaient dans une rue de Split a la recherche d'un hotel. Une etasunienne et un couple argentine-espagnol. Ils arrivaient de... Chine et rentraient en Espagne. Super! Que de choses a se dire. Cela m'a aussi donne un petit elan d'energie d'entendre parler des pays que je voulais traverser comme la Turquie ou l'Iran ou de partager les memes sentiments de cyclotouristes, ceux par rapport a l'hiver par exemple. Ce fut une belle rencontre. Split est une tres belle ville a decouvrir. On a repris la route sous le soleil. La cote et le soleil, toujours, jusqu'a ce qu'on arrive a Dubrovnik.
Dubrovnik etait l'objectif qu'on s'etait fixe a Venise pour decider de la suite de l'itineraire. Nous y sommes arrives le 4 fevrier apres 4491.9 kms. Nous nous sommes dit ne pas vouloir aller dans les montagnes pour rejoindre la Bulgarie avant debut mars. C'etait donc un bon moment pour prendre une pause et faire du tourisme sans velo. Alors nous sommes alles en Bosnie-Herzegovine visiter Sarajevo et Mostar. Ce fut tres enrichissant. Dans ces pays de l'ex-Yougoslavie, la Slovenie et la cote croate ont ete peu touchees par la guerre (mis a part le siege de Dubrovnik), ou en fait, on ne percoit plus vraiment de traces et les Croates ne nous en ont pas parle. Arrives a Sarajevo a 22h apres 6h d'autobus, nous nous sommes fait chasser de Hostel City Center (je cite le nom car je vous le decommande; j'appelle au boycotte!) alors que nous avions reserve parce que nous avions un enfant!!! Du jamais vu. Ils ne voulaient pas que nous dormions dans un dortoir car ils trouvaient que ce n'etait pas responsable??? Ils ont decide pour nous de l'education a donner a Oceanne, "etrange facon de voyager nous ont-ils dit". Bref, coup de chance, nous avons traverse la rue pour trouver une chambre dans une residence associee a Hostelling International dans une grande maison d'une famille Bosniaque musulmane. Nous avons eu un tres bon contact avec la famille et ce fut tres enrichissant.
C'est d'abord avec le fils que nous avons discute, il devait avoir une dizaine d'annee pendant la guerre. On a d'abord parle de la situation actuelle du pays. La Bosnie est constituee de 3 groupes ethniques les Bosniaques-Croates (catholiques), Bosniaques-Serbes (orthodoxes), et Bosniaques (musulmans). Pour terminer la guerre, il a fallu creer 2 entites territoriales dont une est la Republique de Serbie (qui n'est pas la Serbie, pays), region la plus proche de la Serbie constituee essentiellement de Bosniaques-Serbes car les Bosniaques ont ete extermines, mais ils considerent que c'est une partie de leur pays. Les Bosniaques-Croates et les Bosniaques partagent le meme territoire. Au gouvernement, les 3 groupes sont representes de facon egale. Quand je lui ai demande pourquoi tous ne s'appelaient pas juste Bosniaques et que chacun pouvait avoir sa propre religion, il m'a repondu qu'il n'y avait pour l'instant aucune volonte d'unification des 3 groupes et que chacun voulait agir separemment. Du coup, il y a des quotas pour chaque groupe dans tout, universite, travail, il faut que chacun soit represente equitablement, parfois sans tenir des competences. Je lui ai demande s'il fallait toujours s'identifier a un des groupes, comment savoir si on ne dit pas sa religion, d'autant plus qu'il a a de plus en plus d'athees. Ils sont reconnus par leur nom de famille. Il m'a dit que pour Sarajevo, c'etait bien mieux avant la guerre car tout le monde vivait melanger. Maintenant, meme au sien des Bosniaques musulmans, il y a ceux qui sont plus radicaux que les autres... Sarajevo etait auparavant constitue de 60% de Bosniaques, maintenant c'est 80%, car, m'a-t'il-dit, les Bosniaques-Serbes sont tous partis en haut sur les montagnes et nous ont tire dessus. J'etais pourtant pas si jeune durant cette guerre, mais je n'ai vraiment pas suivi les evenements de tres pret. Puis quand j'ai compris que le siege de Sarajevo a commence en 1992, et qu'il a fallu que des civils se fassent tirer dessus au marche en allant chercher leur ration de pain 2 ans plus tard en 1994 pour que la communaute internationale prenne position, je peux comprendre que je ne devais pas recevoir des nouvelles tres claires de la part des medias. Apparemment, c'etait une guerre civile tellement compliquee que la communaute internationale ne savait pas pour qui prendre partie.
J'ai parle par la suite a la mere, ancienne professeur de francais, qui parle bosniaque, francais, allemand, arabe et qui a ete impliquee a la commission europeenne comme representante de la Bosnie-Herzegovine au niveau de l'education. Je lui disais qu'on allait au musee qui tenait une exposition sur le siege de Sarajevo et je lui demandais si c'etait important que les etrangers la voient. Elle m'a repondu que oui, que c'etait objectif, mais que ce qu'ils avaient vecu n'etait pas tout reprensente. Je peux vous dire que j'en ai vu assez pour comprendre ce qu'etait le siege d'une ville pendant presque 3 ans. Pas d'eau, pas d'electricite, le moyen de communication avec l'exterieur etait un tunnel de 800m creuse vers l'aeroport. La ville, entouree de montagnes, etait encerclee par les Serbes. Aussitot que des civiles sortaient dans la rue, on leur tirait dessus. Rien a voir avec une guerre entre militaire. Bref, la mere est presque emotive et a termine en me disant qu'il valait mieux ne pas parler de tout ca.
Sans avoir a ce moment la beaucoup visiter Sarajevo, j'etais deja contente d'etre venue pour avoir eu ces discussions. Mise a part cela, la ville est, si je peux dire, particuliere. Un melange de style: le quartier ancien datant de l'empire ottoman melange aux immeubles datant de l'epoque de l'empire austro-hongrois et a ceux, horribles je le dis, datant du communisme, rend le tout particulier. Parfois on trouve des maisons criblees de balles ou des ruines. Pour moi, c'etait la premiere fois ou je me trouvais au milieu de mosquees, de minarets, d'appel a la priere. C'est depaysant! On a mange des bureks et des cevapis. C'est tres bon!
Puis a Mostar, on a goute au cafe bosniaque (cafe turc). Mostar s'est fait totalement bombarde pendant la guerre d'abord par les Serbes en 1992, puis du a un conflit entre Bosniaques-Croates et Bosniaques (alors qu'ils etaient unis contre les Serbes auparavant). Le magnifique Stari Most (vieux pont) datant du 16e siecle n'y a pas echappe. L'influence ottomane est encore plus presente dans cette ville. C'est superbe. On ne peut pas echapper aux ruines de la guerre, il y en a encore partout, specialement sur la ligne de front, la grande avenue pas tres loin de la riviere Neretva.
Ce voyage s'est passe sous la neige et la pluie. Ce n'est pas tres grave, on n'etait pas en velo! Ce fut tres interessant de connaitre un peu de ce pays. De retour a Dubrovnik, une journee de soleil nous a permis de se promener sur les 2 kms de remparts qui entourent toujours la vieillle ville. Magnifique. On a aussi assiste a une petite partie du carnaval qui se deroulait pendant 4 jours. On est ensuite parti sur l'ile de Korcula, dans la ville de Korcula, prendre un peu de soleil! C'est apparemment la ville natale de Marco Polo. On a vu la maison familiale. A defaut d'avoir vu celle de Venise. Korcula est une autre ville fortifiee situee au bout d'une peninsule ou les rues perpendiculaires a la rue principale sont orientees par rapport au vent. D'un cote, les rues sont droites pour recevoir la brise rafraichissante en ete et de l'autre cote, les rues sont courbees pour ne pas recevoir l'air froid en hiver. Tres ancien systeme de chauffage-climatisation! On est arrive a Korcula vers 19h a la recherche d'un apartmani sans s'etre organise d'avance. Totalement hors-saison dans cette petite ville, tout etait ferme a notre grande surprise. Finalement, une femme nous a pris sous son aile. Elle a telephone a sa petite-fille pour qu'elle vienne nous aider car elle parlait anglais. Elle a telephone a son voisinage pour nous trouver une place. Et c'est finalement son fils qui nous a ouvert son apartmani.
De retour a Dubrovnik, toujours sous la pluie. En attendant que l'hiver passe... Cela fait 14 jours que nous nous sommes arretes, nous reprenons la route demain le 18 fevrier. On a eu 3 jours de soleil... En esperant que cela change. Disons que nous sommes contents d'avoir eu tout ce soleil jusqu'a Dubrovnik. Nous avons finalement determine notre itineraire jusqu'a la Bulgarie pour affronter les montagnes sans trop de mal... on espere! Nous partons donc pour la cote du Montenegro par la baie de Kotor, puis jusqu'a Ulcinj ou nous prendrons la direction de l'Albanie - De Shkoder, nous allons dans les montagnes jusqu'au Kosovo vers Prizren, puis en direction de la Macedoine vers Skopje. Apres ce sera la Bulgarie, on ne sait pas encore si on ira jusqu'a Sofia ou non. On verra de la Macedoine! Pour tous ces pays, et ceux qui suivront, si vous connaissez des personnes directement ou indirectement qui y habitent, cela nous fera plaisir de les rencontrer! Dites le nous!
Mon message se termine. Nous sommes contents de remonter sur nos velos. Voyager en autobus est bien different. Cela nous a semble plus complique parfois. De plus, le cote "exploitation des touristes" ressort plus comme nous faire payer un billet pour Oceanne alors qu'on nous a dit non auparavant, nous faire payer un peu plus ceci ou cela, ou tout simplement la facon de nous aborder parce qu'on a des sacs a dos sur le dos. C'est ce cote la que j'ai toujours aime pouvoir eviter en cyclotourisme. Bonne fin d'hiver a vous!
Dorothee